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Sommes-nous dans la matrice ?

{ 12 comments… add one }
  • FredericB 3 août 2010, 0 12 00 08008

    C’est clair.
    Le conditionnement : appelle cela Culture. Vaste sujet. Mais j’irai même plus loin.
    Il s’agit de changer de système. On nous bassine tellement que le notre est le seul qui PEUT exister.
    Ce système est basé sur la (sur)consommation, le crédit, la possession. Et qu’il est à bout de souffle :

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/08/02/une-penurie-de-produits-de-base-mine-l-industrie_1394800_3234.html

    A méditer.

  • Hélène 4 août 2010, 14 02 03 08038

    J’ai lu ce matin votre article »la matrice « …et sur le moment cela m’a un peu surprise.Vous écrivez : »un pays aux règles totalement différentes qui ne choquent pas la population locale (normal c’est leur réalité)  »
    En Chine ceux qui pourraient avoir des opinions différentes, un projet politique ou de création culturelle sont muselés par le pouvoir totalitaire et certains finissent en prison.Ce qui doit les »choquer » comme vous dites!
    Internet contrôlé, politique de l’enfant unique, juges nommes par l’état, répression des minorités ethniques…tel est le tableau.
    Je comprends, je crois votre idée de départ.Mais l’exemple de la Chine m’a un peu desarçonné.Ce pays offre à ses citoyens le spectacle d’exécutions capitales publiques pour bien les faire réflechir..Pas de risque de s’échapper de la matrice…
    Nos démocraties sont peut être imparfaites.Le conditionnement social, culturel certainement sévit.Mais l’expression d’opinions y est libre.L’accés à d’autres formes d’expressions est possible.La divergence est toléree.Les artistes, créateurs ont droit de cité et on peut accéder à la culture, l’éducation.
    Pour se « déconditionner », l’étape préalable est de vivre dans une démocratie.Pour pouvoir réfléchir et faire un choix différent il faut pouvoir d’abord avoir accès à des modèles divergents, il faut que les « originaux » puissent s’exprimer. .
    J’ai pensé à partir de ce terme de « matrice »,cette idée de conditionnement,à un roman d’Henry JAMES : »la cage »Ce texte court date de la fin 19eme.Il décrit la trajectoire d’une jeune femme anglaise, télégraphiste, enfermée avec ses collègues dans une petite pièce,derrière une grille.Ce qui détermine l’isolement,plus que le grillage, c’est « l’ancrage socio-économique » de la
    fonction , l’absence d’échanges entre elle et le reste du monde(« La barrière qui séparait le petit bureau de poste et télégraphe de l’épicerie consistait en une fragile structure de bois et de grillage, mais la cloison sociale, la cloison professionnelle ouvrait un fossé que la fortune, en son adresse tout à fait remarquable, lui avait absolument épargné la nécessité de combler en public. »)La jeune fille qui avec ce travail a échappé à la misère de son milieu d’origine ne veut pas de son destin tracé (mariage avec un jeune homme de sa condition sociale).Elle aspire à monter dans l’échelle sociale, et c’est à partir des romans bon marché lus à sa pause de midi, aux visites des bourgeois londoniens dans le bureau de poste qu’elle accède à un univers différent, un luxe, une richesse culturelle qui la séduit.
    Cet enfermement a l’avantage d’enflammer l’imagination de la postiére.La contrainte peut favoriser la créativité, attiser les rêves d’une vie meilleure.Aprés bien sur il faut s’en donner les moyens..
    (J’espère ne pas vous agacer avec toutes mes lectures..:-)
    Bonne journée.

  • Gilles (Objectifs Liberté) 5 août 2010, 17 05 07 08078

    Pour l’enfant unique je réponds dans un article.

    Les exécutions publics n’existent plus, elles se font en privé à présent. Attention à ne pas en rajouter. J’essaie d’avoir un avis objectif sur la Chine qui est un pays décrié pour certaines choses à juste titre et pour d’autres pour des raisons de totales méconnaissances.

    La Chine n’a jamais eu une politique colonialiste comme la France ou la Grande Bretagne. De même elle règle souvent ses problèmes par le dialogue alors que les américains le règlent par la force brute (ils ont d’ailleurs transformé l’Irak en un champ de ruine). Mais ce n’est pas un pays « libre » car ils ont un parti unique. Toutefois je n’ai pas senti d’oppression quand j’étais la-bas et je crois que même si la censure existe (cas Google), la Chine s’ouvre peu à peu. Mais attention un pays de 1,36 Millions d’habitant ne se gère pas comme un pays de 60 Millions. Pour l’instant je trouve que leurs gouvernements se sont plutôt bien débrouillés et ne vous en déplaisent beaucoup de Chinois en pensent autant. Car pour eux la première des libertés c’est l’accès à une vie décente pour eux et leur enfant. Les premières des libertés, ce sont une vie décente et la sécurité !

    Pour le reste bien sur, il est difficile de faire de l’opposition politique en Chine. Mais je ne pense pas que notre système totalement démocratique apporterait quelque chose dans un pays aussi complexe.

    Je ne pense que vous avez été la-bas, je vous encourage donc à y aller pour vous faire une opinion équilibrée. Si vous voulez citer une dictature, citez la Corée du Nord me semble un exemple plus approprié.

  • Hélène 5 août 2010, 17 05 55 08558

    Je ne peux pas citer la Corée du Nord,je n’y suis jamais allée.:-)

  • Christopheg78 27 août 2010, 10 10 12 08128

    Nous sommes tous victimes du monde qui nous entoure.

    Dans une dictature, le mettre mot est « Tais-toi ».
    Dans une démocratie, le mettre mot est « Cause toujours ».

    Pour être libre, il faut vivre sa vie (prendre son destin en main) en se faufillant comme une anguille dans les espaces de libertés.

  • Sophiacratie démocrate? 30 octobre 2011, 18 06 47 104710

    Pour être libre il faut tout simplement comprendre comment notre univers « fonctionne » !
    La pensée est donc une base car si on ne pouvait penser on ne pourrait pas observer les réalités. Seulement voilà il y a des réalités et non pas une. Une partie de la population pense jouir d’une liberté provenant de l’économie (patronat) pendant qu’une autre pense devoir s’en libérer car étant privé de ce niveau de liberté qu’ils (salariés) construisent pour eux. Puis il y a ceux qui veulent se libérer complétement de l’économie pour construire « autre chose ». Mais au dessus de tout cela il y a ceux qui veulent se libérer de la société par le contrôle de celle-ci, par le contrôle de la valeur des « marchandises » (finance) sur on ne sait quelle ampleur mais aussi en supprimant l’État qui les empêche de conquérir cet espace. Et bien souvent cela finit en crises qui ne se résolvent que par compromis pour contrôler ce qui est devenu incontrôlable.
    De manière plus simple, il y a la liberté et il y a la faim (à tout les sens du terme)^^.

    Après si vous voulez creuser le sujet il faut analyser comment sont les relations humaines. Dans notre culture des « Lumières » on dira souvent « je pense donc je suis » (très bien c’est bon signe). Et quand un « chef », « patron », « baron? » a pour responsabilité les ressources d’une région entière il ne peut pas se contenter de dire « je pense ce que je veux ». Imaginez le roi Louis XVI lorsque la population vient à sa rencontre pour réclamer son adhérence aux valeurs du peuple et qu’il se contente de dire: « je pense donc je fuis … à Varennes » !!
    La hiérarchie pose problème à la Liberté et donc, au delà de notre démocratie (qui n’a pas vraiment de pouvoir sur cette hiérarchie à part en véto, c’est d’ailleurs de là que découlent toutes les conquêtes sociales en France), il faudrait cultiver d’avantage l’interconnexion plutôt que la hiérarchie (attention je ne parle pas d’anarchie). L’Etat n’est pas forcément à détruire mais il doit alimenter la libre entreprise et réciproquement celle ci comme toute la société doit alimenter l’Etat qui (en correction) donne accès à l’éducation et à la santé pour tous. Je pense que le fond du film Matrix est là dedans. Il y a une culture permanente de la contradiction dedans, le ying et le yang, la discussion entre Néo et le conseiller Hamann (de Sion). « Oui c’est ça le contrôle, nous pourrions toutes les débrancher (les machines) mais il faudrait alors nous demander ce qu’il arriverait à notre éclairage, notre chauffage », « il m’arrive de penser que dans un sens elles sont liées à nous et nous sommes liés à elles ». Notez que Hamann était un philosophe allemand qui a existé et qui aimait penser l’irrationalisme, la conviction plutôt que la raison permanente. Le message contestataire du premier film Matrix devient alors un message simplement de « conscience » vis à vis du monde qui nous entoure et au delà de la « destruction de l’ordre » vient la question de l’interdépendance remède à la guerre civile, au déséquilibre incompatible avec les lois du « Tao ». Et donc avec ça la question de l’intuition, le sentiment (humain) et de la raison, la logique (machine).
    Je pense que cette piste est confirmée dans la fin du deuxième film et dans le troisième film où on apprend d’une part que la prophétie de « libération des humains » en laquelle Morphéus croyait était en fait une manipulation de la matrice, que l’élu n’était qu’un programme visant à tout réinitialiser pour contrôler les rebels de Sion (malgré cela, dans le contexte de guerre, Néo « choisit » de sauver Trinity au risque de voir l’Humanité disparaitre au profit des machines, la passion de l’humain domine la logique de l’architecte). Mais d’autre part le programme d’éradication, l’agent Smith, devient incontrôlable pour la Matrice comme pour les humains (il contamine et s’échappe de la matrice) et en conséquence Néo décide de devenir le diplomate entre les machines et les humains contre leur ennemi commun Smith. Il obtient la paix en échange de la destruction de Smith (Il n’est pas défendu de voir un parallèle avec la seconde guerre mondiale). Ainsi en permanence sont mis en question les valeurs de passion/sentiment (utilisés pour faire le bien comme pour manipuler et empêcher les humains de voir la réalité), raison/logique, Liberté par rapport à quoi, connexion. Il y a aussi un appel évident à percevoir la manière dont les moyens de communications influent sur notre façon de percevoir le monde (pub appelant nos sentiments d’humains pour cacher la mécanique), et toute la trilogie Matrix en est précisément un pur exemple qui joue très bien sur ce principe.-:)

    Personnellement je conclurais donc que la Liberté est dans la manière de percevoir notre monde, notre environnement et d’en tirer la meilleure émancipation, la meilleure symbiose plutôt que de favoriser la guerre en permanence.

  • Alexis 13 juin 2012, 9 09 43 06436

    J’ai une seule pensée à se sujet, regardez le film « Code source » et c’est ce que nous humains vivons.

  • FredericB 2 mai 2013, 11 11 41 05415

    Bonne réécriture.

    Ajoutons : Bilderberg, Le Siècle (voir sur Wikipédia), et c’est complet.

    @Gilles : rappelle-toi dans Matrix, le traître qui préfère manger de la viande dans un restaurant chic de la Matrice plutôt que de vivre comme un crasseux dans le monde réel. Rome : panem et circenses. Aujourd’hui, c’est la même chose.

    @Gilles : un autre homme politique est à mon sens à suivre : Dupont-Aignan. Je ne suis pas forcément d’accord avec lui sur plein de sujet, mais sur l’essentiel il a raison : sortie de l’Europe et de l’Euro. Le clivage gauche droite n’existe plus. Comme il n’existait pas quand De Gaulle a rassemblé une poignée de résistant en 1940.

  • lilly 16 mai 2013, 18 06 14 05145

    salut,
    vraiment je vous remercie pour l’ouverture de tel sujet
    c’est très intéressant ce que tu as écrit .. et malheureusement c’est la réalité, qu’on a déjà l’accepté ..
    mais je pense que ça ne peut se continuer plus par cet façon là parce-que les crises et les guerres mondiales qui vont être les suivants (pas loin)
    je pense qu’ils vont changer le monde changer cet mentalité et cet système
    parce-que peu à peu, les peuples vont découvrir ce qu’il passe .. même si ils soient en retard
    Merci bien une autre fois

  • Arnold 9 septembre 2013, 15 03 02 09029

    On peut lire sur le déterminisme, quelques articles sur l' »habitus » selon Bourdieu (l’idée que l’environnement façonne l’individu et ses représentations du monde: la conséquence de cela est qu’on reproduirait les mêmes schémas que notre classe social d’où au final leurs reproductions même).
    Sur la question du doute Descartes et le discours de la méthode (pas si compliqué qu’il n’y parait, mais il ne faut pas hésiter à lire des commentaires et des explications).

    Sartes pourrait aussi être un auteur que vous pourrez apprécier.

    On retrouve également l’idée de déterministe dans nos habitudes de penser notamment en ce qui concerne les pensées premières c’est-à-dire les pensées non réfléchies. Opiner et penser sont deux choses différentes. Opnier, c’est faire du sens lorsque l’on parle. Penser c’est revenir sur les raisons qui nous font opiner quelque chose. La pensée doit faire un retour sur elle-même et dialoguer pour solidifier ses raisonnement.
    Merci pour l’article

  • Ludo 12 août 2015, 20 08 01 08018

    Salut
    Je viens de regarder le documentaire sur la goldman sach comment peut-on parier sur la chute d’un investissement ? Cela ne devrait-il pas être interdit ?

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