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Pourquoi j’ai changé mon mode de consommation

{ 10 comments… add one }
  • Julien from acheter un box garage 16 janvier 2013, 14 02 50 01501

    Bonjour,

    voilà un article tout en nuance qui n’oublie pas de peser le pour et le contre.

    En complément, j’aimerais ajouter qu’il est parfois bon de se détacher du regard des autres. L’image que nous renvoie nos collègues, nos amis influence notre consommation. S’en détacher permet d’être plus heureux car moins attaché à leur avis. En plus, l’absence de peur du jugement d’autrui, nous rend plus libre dans nos choix.

    Je sais que ce n’est pas facile, car il s’agit de faire différemment des autres, mais c’est tellement jouissif d’être un peu plus libre que cela en vaut la peine.

    Julien

  • Combattrelacrise.fr 17 janvier 2013, 9 09 47 01471

    Bonjour Julien,

    Je suis d’accord avec vous, il ne faut pas que le regard des autres se transforme en compétition avec les autres : il a une plus grosse voiture que la mienne, je dois donc changer de voiture!

  • gunday 17 janvier 2013, 9 09 51 01511

    Excellent article.
    C’est un bon rappel des causes de la surconsommation.

    Un seul point de désaccord pour moi, sur les objets polyvalents.
    Je préfère les objets à action unique. Généralement moins couteux, plus capable et surtout bien plus simple à réparer.
    Pour l’exemple du smartphone, voici ce que j’utilise :
    – j’ai un tel basique pour téléphoner, ultra résistant au choc, et après 3 ans d’utilisation, la batterie dure 2 semaines en moyenne. Le tout pour 20€, donc excellent rapport qualité/prix.
    – Le baladeur mp3 pèse environ 20 gramme avec 10h d’autonomie pour 30€.
    – Le GPS, un classique garmin à 80€ fait l’affaire pour l’ensemble des trajets. (je viens de voir qu’il existait des mappy 2 fois moins cher, mais je ne connais pas.)
    – L’appareil photo, là le plus cher de ma liste, avec une appareil classique à partir de 100€ (perso, j’ai pris un bridge, donc plus cher : environ 300€)
    Au final mon cout d’équipement avec des appareils efficace, performant, léger, etc est bien inférieur (230€ pour mon exemple) au prix d’un smartphone (600€ pour l’iphone 4S).
    Et en cas de panne, par exemple de mon téléphone, les couts de réparation voir de changement en cas extrême serai ridiculement faible.
    Sans compter les différences de performances, on les voit ici avec des différences de poids, de résistance et de durée de la batterie.

    Donc oui avoir un appareil qui fait tout peut paraitre pratique, mais après, n’est ce pas simplement une question d’organisation?

  • Maryam from Reprendre confiance en soi 17 janvier 2013, 21 09 36 01361

    Bonsoir,

    Tu as ici un très bon article qui résume toute l’histoire de la société de consommation.

    Je suis tout à fait d’accord que nous agissons plus avec notre cerveau émotionnel (limbique) qu’avec notre cerveau rationnel (Cortex).

    En effet, pour mieux vendre, on réveille les désirs et les émotions chez le client. Comme on le dit, l’émotion fait vendre.

    Dans notre achat, la logique ne sert plus qu’à justifier nos achats. Par exemple, le dernier téléphone à la mode que vous avez acquis dernièrement, n’est-ce pas de l’approbation sociale ? Ne vous apporte t-il pas un sentiment de supériorité ?

    La montée des périls écologiques – réchauffement climatique, destruction des terres et des ressources halieutiques ne nous font pas toujours réfléchir.

    Merci pour ce partage, à bientôt !

  • Combattrelacrise.fr 18 janvier 2013, 10 10 02 01021

    @Maryam

    Merci pour vos commentaires, nous sommes tout à fait d’accord sur le fait que l’émotion est bien plus porteur en terme d’accès à un public que la fonction ou que du déballage technique, d’ailleurs une entreprise l’a très bien compris ces derniers temps : Apple.

    @Gunday

    Merci également pour vos commentaires! Il me semble cependant que vous comparez le coût d’achat d’un smartphone neuf à celui d’appareils d’occasion ou de moins bonne qualité (téléphone à 20€, baladeur mp3 à 30 ou GPS à 80) même si je ne doute pas du fait qu’on puisse faire de telles affaires en occasion.

    Là ou je vous rejoins, c’est que le fait de prendre des objets polyvalents ne coûte pas forcément moins cher (ce n’est pas l’argument principal en tous cas) ni de qualité (notamment par rapport à un appareil photo spécialisé) mais c’est plutôt en terme d’encombrement et comme vous le dites à juste titre d’organisation. Aussi organisé que vous puissiez être, ne vous êtes vous jamais trouvé dans une situation ou vous auriez aimé prendre une photo mais que vous n’aviez pas votre appareil photo? ou vous auriez voulu écouter de la musique mais que vous n’aviez pas votre baladeur?

    Au delà d’éviter l’accumulation, cette polyvalence apporte surtout, à mon avis, de la liberté d’esprit (je prends un objet et non 5 ou 6) et je n’ai pas à me préoccuper de savoir s’ils sont chargés, si la carte mémoire est pleine, si j’ai pris les 5 ou 6 chargeurs avec moi etc. Enfin ce n’est que mon avis et la solution qui me semble la plus adaptée à ma personne, ce n’est peut-être effectivement pas le cas de tout le monde !

  • fredericb 20 janvier 2013, 0 12 22 01221

    @combattre la crise
    Je suis en phase avec vous sur le constat :

    « La crise n’est pas un phénomène temporaire, le mode de consommation que nous avions ces 30 dernières années n’est plus viable et nous devrons nous adapter au monde dans lequel nous vivons en gommant les excès et le gaspillage auxquels nous avons été habitués. »

    Mais selon moi cela ne suffira pas. L’adaptation ne sera pas possible.
    La crise actuelle est la fin d’un monde, d’une époque telle que l’ont vécue les romains passant de l’antiquité ou moyen-âge. Nous allons subir cela car nous répétons les mêmes erreurs et notamment celle de penser que nous dominons la nature. Celle-ci est à bout de souffle et ne permettra plus de nourrir 7 et bientôt 9 milliards d’êtres humains. La seule alternative sera de refonder un « autre monde » successeur de l’actuel. Personnellement, j’ai opté pour une réflexion profonde sur l’utilité des compétences, des objets utiles à ce nouveau monde qui s’offrira à nous. Cela signifie donc que je m’informe sur des compétences nouvelles pour moi : menuiserie, agriculture (jardinage, potager), bricolage, alternatives énergétiques, accès à l’eau, et éventuellement défense. Bien qu’ingénieur, je mesure ce que je dois apprendre pour être plus autonome. Aussi, je suis à l’écoute notamment de retraités qui eux sont les seuls à garder les gestes ancestraux qui leur ont permis de survivre lors des grands conflits.
    Je ne suis pas dans la mouvance survivaliste qui annonce la fin du monde pour 2020. Mais je suis à peu près certains que nous devrons changer pour survivre simplement parce que notre mode de consommation n’est pas soutenable à long terme. Eux prétendent que le monde sera ravagé par des hordes sanguinaires. Je pense que nous allons entrer (nous le sommes déjà depuis 1960-1970) dans une longue période de décadence à la fois en terme de valeur et d’économie. Cela pendra des dizaines d’années avant de revenir à un équilibre. Nos maigres économies vont être balayées par l’inflation (sauf si vous les avez placé en or ou argent). Et si les gouvernements laissent faire, les fonctions régaliennes risquent d’être mis à mal : énergie, transport, médecine, eau, etc. Le meilleur laboratoire est la Grèce dont l’exemple est à méditer.
    Néanmoins je veux également rassurer les blogueurs de ce site : nous avons en France des atouts non négligeables que j’avais déjà détaillés dans un précédent article :
    http://www.objectifsliberte.fr/prospectives.html

  • Combattrelacrise.fr 21 janvier 2013, 17 05 04 01041

    @FredericB

    Merci pour votre commentaire et vos réflexions sur le sujet.

    Nous ne sommes pas tant en désaccord que cela concernant les actions à entreprendre : je me suis par exemple fixé comme objectif d’apprendre la plomberie et les métiers du bâtiments cette année par ex. Je suis également séduit par tout ce qui tourne autour de l’autosuffisance et de la responsabilité à la fois sociale et écologique non par dogme bourgeois-bohème mais par souci d’efficacité et de durabilité.

    Simplement, je ne pense pas que ce mode de vie convienne au plus grand nombre et je prône l’évolution plutôt que la révolution : ce serait déjà une victoire si nous devenions tous des consommateurs responsables plutôt que compulsifs et je ne pense pas que tout le monde ait envie de se lancer dans la menuiserie ou l’agriculture pour subvenir à ses propres besoins.

    Bref, à moi la méthode douce (plus réaliste) et vous la forte (plus compliquée car demande énormément de conviction)

  • vagabond poète du Québec 21 janvier 2013, 21 09 32 01321

    Le blogue de la liberté
    quelle belle initiative
    bravo
    permettez-moi de vous offrir
    une de mes chansons sur la liberté
    dont le titre est

    SUFFIT D’UNE ALLUMETTE

    LA PALETTE DE CHOCOLAT

    Quand je doute de la qualité de mon intensité de lumière, je refais l’expérience de la palette de chocolat. Je te raconte. Un jour que je vagabondais avec un camarade existentiel, je lui racontai mon désarroi. J’avais juste assez d’argent sur moi pour me payer un fantasme, une palette au chocolat caramilk. Et j’avais honte de mon aveuglement créé par la faim. Et j’étais gêné de lui en offrir la moitié parce que lui aussi sans le sou, il aurait probablement le goût de manger autre chose.

    Ce compagnon me dit: t’as jamais essayé d’acheter une palette au chocolat caramilk à l’autre, en remerciant la vie si par pure bienveillance, il t’en redonne la moitié?

    Dans l’histoire vraie racontée par ma chanson des allumettes, je réalise quelques années plus tard, qu’ il y a eu la pure émotion  »caramilk » d’avoir donné une allumette à l’autre en recevant mille fois plus par son feu du matin.

    SUFFIT D’UNE ALLUMETTE

    ma liberté
    une nuit un orage
    un jeune pouceux que j’ai connu s’a route

    à 25 ans
    y a perdu son courage

    j’ai 58
    c’est pas grave un naufrage

    l’un comme l’autre
    pas de sac de couchage
    rien à manger
    une chance ma gourde est pleine

    le jeune a mal aux pieds
    j’le vois dans son visage

    y va pleuvoir
    c’est glacé dans ses veines

    REFRAIN

    que je lui dis
    suffit d’une allumette
    pour enflammer ta vie

    rêve d’une conquête
    d’un grand feu sous ta pluie
    d’un grand feu sous ta pluie

    COUPET 2

    ma liberté
    une nuit un orage
    j’ai dit au jeune
    va dormir en d’ssous d’l’arbre

    m’a prendre soin d’toé
    m’a m’occuper du feu

    mets mon manteau
    tu vas t’sentir au chaud

    une chance qu’on est
    en d’ssous d’un sapinage
    je casse des branches
    chu mouillé d’bord en bord

    la run est toffe
    pendant que le jeune dort

    je pris pour qu’il
    retrouve son courage

    COUPLET 3

    ma liberté
    une nuit un orage
    au p’tit matin
    chu complètement crevé

    y mouille encore
    mon feu est presque mort

    le jeune se lève
    y est comme énergisé

    y fonce dans l’bois
    y casse des gros branchages
    y est en pleine forme
    son feu m’monte au visage

    sèche mon linge
    lui son manque de courage

    y m’sert la main
    et reprend son chemin

    REFRAIN FINAL

    c’est lui qui m’dit
    suffit d’une allumette
    pour enflammer ma vie

    j’te jure
    que j’rêverai de ma conquête
    d’un grand feu sous ma pluie

    et le vieux
    je te remercie

    Pierrot
    vagabond celeste

  • Gilles from Objectifs Liberté 27 janvier 2013, 15 03 15 01151

    Un très bon article invité sur la consommation. J’aurais pu écrire le même ou presque. On retrouve de nombreux points communs avec d’autres articles que j’ai rédigé sur le thème de la consommation.

    Je note toutefois deux points communs importants :

    1) La consommation entraine l’accumulation : la publicité et les comportements sociaux nous piègent. On achète des tas de choses dont on n’a pas besoin qui remplissent nos placards et nos vies.

    2) Le paraitre a dépassé l’être dans nos sociétés : on est jugé sur ce que l’on possède et non sur les valeurs qui nous représentent. Cela fait partie des codes sociaux auxquelles on peut difficilement échapper.

  • Lancelle 10 février 2013, 13 01 43 02432

    Bonjour,

    c’est aussi une profonde modification de nos mode de consommation. Aujourd’hui on cherche de plus en plus à profiter de l’accès à l’usage plutôt que l’accès à la propriété. Bref, la consommation de demain est de se libérer des contraintes de la propriété.

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