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Penser à soi

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  • gunday 25 janvier 2012, 14 02 28 01281

    Comme disait les anciens : « Charité bien ordonnée commence par soi-même »

  • Cecile 25 janvier 2012, 18 06 18 01181

    On a une approche différente : moi j’ai l’impression d’avoir une obligation morale à aider les autres, je le dis tout de suite ! Ça ne veut pas dire aller mettre ma vie en danger pour les autres, ça veut dire que dans la mesure du possible, si j’ai 50 euros qui traînent, je veux tout aussi bien les donner plutôt que de m’acheter un i-pad.
    Depuis que mes finances personnelles sont plus saines, je trouve que c’est beaucoup plus facile de donner. Avant je n’y arrivais pas, maintenant ça fait partie de mon budget. Du coup je pense qu’il faut d’abord s’occuper de soi si on veut avoir la chance de pouvoir s’occuper « des autres ». On ne peut pas sauver quelqu’un qui est entrain de se noyer si on ne sait pas nager soi-même !
    En 2007 quand Sarkozy disait « travailler plus pour gagner plus », je me demandais toujours « pourquoi faire ? ». Aujourd’hui j’ai envie de travailler plus, pour gagner plus, pour partager plus !
    Mais on est d’accord sur un point : ce n’est possible que si on a commencé par soi-même.

  • Rudolf Kiefer 26 janvier 2012, 15 03 15 01151

    Pour moi partager ne veut pas tout simplement dire donner de son capital en s’appauvrissant. Cela peut aussi dire aider les autres, partagez ses connaissances. Ce billet de blog est un partage, un partage ou celui qui donne ne s’appauvrit pas. Par contre, partager, donner en regrettant, ce n’est pas vraiment partager. Partager fait partie du donner et recevoir, parfois sans contre partie. Mais comme on peut le voir sur ce blog, en donnant je récolte de l’attention, des réactions, des avis, des idées. Un tel partage n’appauvrit personne mais peut enrichir chacun.

  • Samira 27 janvier 2012, 0 12 37 01371

    Bonsoir Gilles,
    Non ! Je ne donnerais certainement pas ma vie pour supprimer la faim dans le monde par contre je serais, dans la limite du possible, disponible pour aider mon prochain et je le ferais de bon cœur.
    Tu écris dans ton article « On n’a aucune obligation envers les autres, la générosité et la gentillesse sont des démarches personnelles » C’est aussi mon avis car je me suis maintes fois fait avoir avant de me rendre à l’évidence et de comprendre que nous vivons dans un monde où la majorité des gens ne cherchent que leurs propres intérêts quittes à utiliser les autres comme passerelles où comme garde-fous. Pour ma part j’ai toujours été à l’écoute des autres, j’ai apporté mon aide dès que l’on me sollicitait mais je me rendais compte que j’étais toujours perdante dans l’affaire : toute aide me demandait un effort physique et intellectuel et engendrait une perte de temps et parfois d’argent. Maintenant, j’ai changé de tactique car j’ai été moi aussi confrontée à des situations impossibles et je n’ai trouvé aucun appui, pas même de la part des personnes les plus proches. J’ai décidé alors que je ferais mieux de réfléchir à deux fois avant de me lancer à l’aveuglette ; désormais je n’hésite plus à dire non, à refuser carrément mon aide s’il s’avère que la personne en question ne la mérite pas.
    Je pense aussi que la nature a doté chacun de nous d’un certain nombre de qualités que l’on doit apprendre à gérer et à utiliser à bon escient ; ainsi, pour quelqu’un de réellement généreux, il ne sert à rien de se malmener tout le temps à tors et à travers pour satisfaire les autres et finir comme dindon de la farce. Je ne veux pas paraitre amère, mais je crois qu’il faut savoir trier les situations qui se présentent et faire la part des choses avant de prendre les décisions qui s’imposent.
    A bientôt j’espère et au plaisir de lire tes articles.

  • Gilles from Objectifs Liberté 28 janvier 2012, 16 04 00 01001

    @Gunday :

    Un bon proverbe logique finalement, penser à soi d’abord n’exclut d’ailleurs pas de penser aux autres.

    @Cécile :

    Notre approche n’est pas si différente (elle me semble même plutôt identique), car j’aime faire le bien autour de moi si je peux mais par contre je vais mettre des priorités. Bien entendu si on a plus de temps et/ou d’argent il est plus facile d’aider les autres comme tu le soulignes.

    @Rudolph :

    Partager, c’est la base de l’humanité. Ah Rudolph, tu es un philosophe !

    @Samira :

    Je comprends ton point de vue. J’ai croisé des gens qui aimaient bien aider les autres (pas tant que ça je te rassure) et force est de constater qu’en aidant tout le monde ils s’épuisent. Je prône donc une certaine sélectivité lorsque l’on est généreux. En gros, il faut aider ceux qui le « méritent ». Ceux qui le méritent, ce sont ceux qui se rendent compte que notre aide a une valeur, éventuellement s’ils le peuvent vont faire la même chose, et qui savent dire merci (pas forcément oralement mais cela se ressent). Tu ne me parais pas amère, c’est juste un retour de ton expérience.

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