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La décroissance, un modèle de société inéluctable

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  • Martin 30 mars 2011, 1 01 47 03473

    Article intéressant, je n’avais jamais fait le rapprochement entre pétrole bon marché et démographie – cela étant la population mondiale a augmenté dès 1800, avec le charbon avant le pétrole non? Sinon je plussoie la conclusion: la simplicité volontaire. Etait t’on malheureux il y a 30 ans en France? pourtant le PIB y était 2 ou 3 fois mon élevé. CQFD.

  • Gilles (Objectifs Liberté) 30 mars 2011, 8 08 28 03283

    Le pétrole est une matière première très importante et si on oublie l’essence, il reste l’industrie chimique qui en est un grand consommateur. Le pétrole a permis le développement de certains pays dont l’économie est entièrement basé sur l’or noir. Pour ce qui est de la démographie, elle dépend souvent du niveau d’éducation (et bien sur des conditions de vie encore que ! ). Les pays à fort démographie (souvent d’ailleurs les pays les plus pauvres) doivent se prendre en charge avant tout. Si un pays comme la chine n’avait pas réduit sa natalité de manière il est vrai dictatorial il ne serait surement pas la puissance économique d’aujourd’hui. L’Inde par exemple continue à avoir une démographie insoutenable sans parler de l’Afrique avec des taux de natalité fous.

    La simplicité volontaire s’impose avec des taux de natalité compatible avec nos ressources (2 enfants pour assurer le renouvellement pas plus). La régulation se fera sans doute par des guerres ou des maladies malheureusement : moins d’espace, moins de ressources et plus de personnes … On connait la suite donc. Ça me fait penser à « Soleil vert » si certains ont vu le film, un film visionnaire pour l’époque (1973).

    La décroissance est la seule solution possible dans un contexte de ressources limités (la terre n’est pas extensible).

  • fabricef 11 avril 2011, 1 01 36 04364

    Je me sent assez proche de cette idée Gilles. Remarque ce devrait pas t’étonné:-)

    Le problème, c’est que je pense que cela sera jamais mis en place car trop contraire à la mentalité bien humaine du toujours plus. Ou alors, il faudrait etre au bord du gouffre, où l’on est jamais déjà.

    Le minimalisme reste marginale et limité à une franche des populations riche. Va parler de ca aux 3/4 des autres dans le monde, ils ne pensent qu’à consommer. Et le deve durable, c’est une goutte d’eau pour pouvoir changer la situation. Enfin, tout est possible si tout le monde se bouge.

    Et quand tu en parles, tu te fais taxer soit d’utopiste, de communiste, ou tiens de mec qui a un problème avec l’argent:-)

  • Gilles (Objectifs Liberté) 12 avril 2011, 1 01 18 04184

    Le minimalisme reste en effet marginal et il est en effet intéressant de constater qu’il n’est pas véritablement entré dans les mœurs car les gens qui consomment peu ou pas de la même manière que les autres seront toujours suspects ! De plus comme tu le dis le rêve des pauvres c’est de devenir riche et de consommer : la Chine par exemple tend vers un mode de vie à l’américaine avec toujours plus de consommation, de voitures, de gens obèses …

    Les décroissants ne sont pas si nombreux car le système dominant est basé sur la croissance : moins de consommation égale moins d’emplois, moins de natalité égale moins de retraite mais la terre n’est pas extensible et la croissance à l’infini ne tiendra pas. Il fut un temps ou la créativité de l’homme en développant la productivité faisait penser que le temps de travail diminuerait mais en fait on entend partout qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

    Je ne croyais pas trop avant à la sociologie mais en fait notre environnement nous influence énormément et pas toujours favorablement.

    Le système se régulera sans doute et les décroissants seront plus nombreux malheureusement pas par choix mais par nécessité (et dans ce cas on souffre car on est frustré) car il ne fait nul doute que les prix de l’énergie, des matières premières agricoles et non agricoles vont exploser. La régulation sera économique.

  • Vincent 14 avril 2011, 20 08 48 04484

    C’est un article très formateur qui effectivement met en avant un des problèmes surement insoluble qu’est la croissance. On comprend bien que la démographie galopante de certains pays et nos modes de consommations risquent de nous être fatale à l’avenir. Comment nourrir 10, 15, 20 milliards d’hommes qui veulent consommer de la viande et du poisson. Ça me rappelle en effet le film « Soleil vert » comme tu le disais.

    De toute façon même si on stoppe l’économie de la croissance et que tout le monde ou presque devient décroissant par choix ou obligation, la terre ne pourra pas supporter autant de population ! La meilleur période a sans doute été celles des années 60-80 : inflation des prix mais aussi des salaires, sexe décomplexé sans risque, optimisme, plein emploi. Aujourd’hui les prix progressent plus vite que les salaires, le sida s’étend, tout le monde tire la gueule et il n’y a plus assez de boulot …

  • Tommy@solution de partage de fichiers 18 février 2012, 18 06 05 02052

    Je ne suis pas vraiment d’accord au sujet de la decroissance. Pour moi le postulat est faux: certes la planete terre dispose de ressources limitees. Mais la on parle de ressources materielles, physiques. Or une grande part de la croissance repose desormais sur l’immatériel. Exemple: les logiciels informatiques ne consomment pas de ressources materielles et pourtant assurent la croissance de pans entiers de l’economie.

    Donc, certes, decroissance dans le domaine des ressources materielles. Mais la croissance en tant que
    creation de valeur est pour moi infinie.

  • Canalh 20 avril 2012, 13 01 07 04074

    @ Tommy : pour faire un logiciel informatique il te faut un ordinateur dont l’impact écologique approche celui… d’une voiture… Donc ton argument de l’immatériel ne tient pas.

    L’article est bien, mais je m’étonne de ne pas lire de référence à l’oeuvre d’un des majeurs penseurs et acteurs français en la matière: Pierre Rabhi: http://www.pierrerabhi.org/blog/index.php?static/biographie

  • Tommy@solution de partage de fichiers 20 avril 2012, 19 07 48 04484

    @Canalh j’essaie de suivre ton raisonnement…

    1/ il faut un ordinateur pour faire un logiciel
    2/ un ordinateur a un impact ecologique equivalent d’une voiture
    3/ donc la croissance immaterielle est finie

    Je pense que tu te rends compte toi meme que ton argument est invalide (en gros il manque un gros truc entre le 2 et le 3…).

    comment sans facebook par exemple rester connecte les uns les autres? Compare le bilan energetique de ta solution (sans utiliser d’ordinateurs) a celui de maintenir des serveurs (a fonctionnalite egale, bien entendu). Avoir des lettres expediees et broadcastees a tout ton reseau chaque jour par exemple.

    Comment sans wikipedia avoir acces immediat a l’information pour chaque citoyen? Compare encore une fois le bilan energetique de ta solution. Donner libre acces a l’information requiert de livrer une encyclopedie complete tous les 6 mois (en fait, chaque minute, mais simplifions le probleme).

    On va pas continuer, mais je pense que tu comprends. Les technologies de l’information permettent une demultiplication de la croissance, sans que cela soit correle a une croissance energetique.

  • Canalh 20 avril 2012, 20 08 38 04384

    Tommy…

    j’ai écrit vite:
    1/ je savais pas qu’on peut faire un logiciel sans ordi, mais je suis pas spécialiste. Désolé.
    2/ de mémoire, les ordis sont parmi les objets courants les plus polluants; à vérifier. (dans ton 2. tu transformes mon « approche » la voiture par « équivalent », procédé très peu propre et qui dessert la simplicité de ton apparent 1,2,3…
    tu as lu beaucoup trop vite:
    3/ dans ma phrase c’est ton argument qui est sujet de « ne tient pas » ; dans la tienne, le sujet devient « la croissance immatérielle » et le verbe « finir » = tu déformes complètement mes propos comme dans le point précédent. Au lieu d’argument j’aurais dû mettre « exemple » par contre: ton argument peut encore tenir peut être avec de meilleurs exemples.

    Je n’ai pas écrit de ne pas utiliser les technologies liées à l’ordinateur. Je n’ai pas proposé de solution non plus… comme tu tentes de me le faire dire.

    D’ailleurs, j’adore les technologies de l’info, les réseaux, etc. Mais je souligne qu’elles ne sont pas dénuées d’impact écologique et sur la croissance, au contraire.
    Alimenter des entreprises pour faire 1/ordi / personne tous les 5 ans (les métaux des circuits imprimés, puces pour téléphones, sont parmi les plus rares non ?) et alimenter en electricité ces ordis, ça va bien alimenter quelque chose, non ? Si on construisait des ordinateurs qui nous fassent toute la vie, ça irait mais les entreprises jouent avec l’obsolecence depuis des décennies…

    Je voulais juste rappeler que la croissance immatérielle dont tu parles (logiciel, informatique, repose sur un des objets les plus polluant et a dirée limitée: l’ordinateur avec lequel je tape ce commentaire). Mais bon encore une fois j’ai pas compris: on peut faire des logiciels sans ordinateurs ?

    Bref mon argument est tout à fait valide. Il faut juste bien lire ce que j’ai réellement écrit.

    Si une grande partie de la croissance reposait aujourd’hui sur de l’immatériel comme tu l’affirmes, ben on aurait aucun problème environnemental ! On aimerait bien quoi…

    La décroissance tient.

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