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La simplicité extrême, solution à l’indépendance financière rapide ?

Atteindre l’indépendance financière se fait dans la durée, que l’on peut chiffrer à une vingtaine d’année pour quelqu’un d’organisé. Je n’ai pas sorti ce chiffre tout à fait au hasard, mais fait tourner mon tableur Excell et recoupé diverses expériences. Il faut aussi avoir un boulot correctement payé (plus de 2000 euros) et être à deux de préférence. Une solution est proposée dans l’ouvrage « Devenir rentier » qui arrive aux mêmes conclusions.

Pourtant, il existe un moyen bien plus rapide pour devenir financièrement indépendant, mais il exige certaines contraintes et un mode vie particulier. C’est ce qu’a choisi l’auteur du livre « Early Retirement Extreme« , Jacob Lund Fisker. Cet ouvrage remarquable par son approche originale n’a pas été traduit en Français, l’anglais est donc indispensable pour en profiter. Pour atteindre son objectif (indépendant financièrement en 5 ans), l’auteur a réussi à vivre avec moins de 25% de son salaire et à épargner le reste (en vivant dans un mobile home entre autre).

Irréaliste me direz vous ? Oui et non. L’auteur vit aux US, un pays où l’immobilier et la nourriture sont moins chers. D’un point de vue de la vie quotidienne, c’est tout de même difficile. Son raisonnement est bon mathématiquement cependant. Prenons l’exemple de quelqu’un qui gagne 2400 euros, et qui vit avec 600 euros, le reste étant épargné. Au bout de 5 ans, on a économisé 1800x12x5 =108000 euros. Bien investi chaque année, on devrait arriver à 120000 euros en 5 ans, qui placé à 5% donnerait en effet 600 euros par mois. Le problème n’est donc pas vraiment la (l’auteur sait faire des calculs, il est docteur en physique). Le souci c’est de vivre avec 25% de ses revenus pendant ce cinq premières années, mais aussi après, sans avoir l’impression de se serrer la ceinture. On comprend bien entendu qu’il vaut mieux avoir un bon salaire pendant 5 ans ! Et aussi vivre une vie très dépouillée.

Dans notre exemple, 600 euros par mois nécessite d’avoir de l’imagination d’autant que les impôts en France sur un tel revenu pour un célibataire vont nous amener autour de 400 euros par mois. C’est donc peu tenable à moins de vivre chez ses parents pendant 5 ans, et de partir à l’étranger après dans un pays à bas cout. Le challenge devient plus facile à deux salaires (un couple), mais encore faut-il que le conjoint partage cette vision de la vie. Donc la durée de 5 ans est, je pense en France et pour 99,99% des individus, totalement irréaliste. Toutefois l’approche n’en demeure pas moins intéressante pour tenter de réduire la durée nécessaire pour atteindre à l’indépendance financière, mais aussi repenser notre mode de vie.

Vie simple et nature

Les messages que délivrent Jacob sont pourtant d’une logique imparable et devraient changer la vie de ceux qui ont le souhait de les appliquer :

  • La société de consommation et le système éducatif ont fait de nous des travailleurs spécialisés qui ont perdu de nombreuses compétences.
  • La société actuelle nous entraine dans un cycle infernal : je travaille trop, donc j’ai peu de temps libre, donc j’achète des objets et des solutions toutes faites, et à la fin je ne sais plus rien faire tout seul.
  • Vivre avec 25/30% de ses revenus exigent un changement radical (mais positif) de philosophie de vie.
  • La société nous pousse à adopter un modèle de vie basé sur la peur et qui nous pousse à nous endetter (« Fais bien attention sinon tu n’auras pas ta retraite »).
  • Faut-il faire autant d’études pour avoir un boulot mal payé et inintéressant dans un bureau ?
  • Être et vivre au lieu de posséder.
  • Se souvenir des prix et se fixer des limites à l’achat.
  • Il faut devenir un humain multi-compétences : sociales (relations avec les autres pour jouer l’entraide), techniques (pour réparer, entretenir), artistiques (pour concevoir), physiques (pour que le corps devienne un outil).
  • Pour changer de vie, il faut apprendre à faire les choses soi-même.
  • L’objet idéal est de qualité, durable, réparable, petit, léger, à bas coût par rapport à sa durée d’utilisation.
  • Nous sommes passés d’une société de production à une société de consommation qui entrainent la possession de toujours plus d’objets et une diminution de nos compétences.
  • Comprendre l’économie.
  • Changer de vie en bâtissant un plan à cout minimum en calculant les avantages à l’arrivée.
  • Apprendre à faire les choses soi-même.
  • Trouver des loisirs gratuits qui ont du sens.
  • Les possessions posent des problèmes : coût, espace occupé, pannes, peur du vol, attachement irraisonné, poids (déménagement).
  • On devrait choisir un logement proche de son travail et des commerces, petit mais pratique, bien agencé.
  • Ne pas posséder de voiture (marche, pédaler, courir).
  • Notre corps est notre maison, il faut en prendre soin et développer ses capacités.
  • Dépenser son temps et son argent dans des activités que l’on aiment et non dans diverses possessions inutiles.
  • Apprendre à vivre avec les autres.
  • Monter un réseau d’entraide.

Les points qui me semblent les plus compliqués sont de trouver des relations ayant le même point de vue pour éviter l’isolement, et d’avoir des revenus suffisants pour épargner 75% de ses revenus. Mais la liste non exhaustive des principaux messages de Jacob a de quoi nous faire réfléchir à nos habitudes de vie.

{ 29 comments… add one }
  • MarieBo Solutions 31 janvier 2012, 22 10 19 01191

    Bonjour,

    ■Les possessions posent des problèmes : coût, espace occupé, pannes, peur du vol, attachement irraisonné, poids (déménagement).

    Sans compter les assurances ou encore, le cout de la prolongation de garantie qu’on nous pousse à prendre lors de l’achat.

    Ce qui est pénible, c’est que maintenant plein d’électro-ménagers ont déjà une date de péremption : un petit mécanisme les détraque après une certaine durée d’utilisation et ça coûte plus cher de les faire réparer que d’en acheter de nouveaux.

    Je découvre ce blog avec plaisir !

  • Pierre-Antoine@Jeune et Actif 31 janvier 2012, 22 10 45 01451

    Bonsoir,

    J’avais entendu parler de l’histoire de cet homme. Je crois que même en ayant épargné autant il doit au final quand même se serrer la ceinture.

    Par contre je pense qu’économiser comme il l’a fait tout en investissant pour obtenir de plus gros rendement c’est le summum 🙂

    Pierre-Antoine

  • gunday 1 février 2012, 0 12 13 02132

    @Pierre-Antoine, non Jacob ne se prive pas!
    D’ailleurs dans son budget, il a un gros poste loisir qu’il dépense principalement en équipement d’un art martiaux (je me souviens plus lequel).

    Par contre dans son cas, il est en couple, donc cela diminue de moitié les charges fixes (logement principalement).

    @Gilles, je suis sidéré par le nombre de compétence de base que nous ne maitrisons pas (moi le premier).
    Pour ton exemple, vivre à 600€/mois seul ou en couple avec chacun 600€?
    Car ça change beaucoup de chose. Pour un couple le poste logement par exemple est proportionnellement moins cher que pour un célibataire.
    Le meilleur moyen pour être rentier est en effet de vivre simplement.
    1€ économisé est bien plus rentable qu’1€ gagné de plus.

  • Damien 1 février 2012, 1 01 30 02302

    Je ne connaissais pas Jacob Lund Fisker, merci beaucoup d’en avoir parlé, c’est vraiment un exemple assez extrême.

    Pour ma part je pratique le minimalisme dans la même optique, et je suis fier ce mois-ci (février 2012) de m’être enfin débarrassé de TOUTES mes dettes… comment ?

    J’ai vendu ma voiture, j’ai vendu/donné énormément d’affaires et je ne mange plus qu’une fois par jour. 🙂

    C’est la première fois que je viens sur ton blog je vais aller jeter un oeil sur les autres articles.

    En route vers l’indépendance financière !!! 😀

  • Patrick 1 février 2012, 8 08 05 02052

    Personnellement, j’adhère totalement et ai d’ailleurs mis en pratique depuis 15 ans cette stratégie. Cela marche vraiment et l’indépendance m’est acquise. Mais le problème d’après, c’est de rester libre. C’est moins évident. Cette stratégie n’est pas suffisante. Je m’explique, il y a un grand méchant qui rôde et qui n’aime pas ce comportement.

    Les politiques confondent aveuglément l’épargnant en voie d’indépendance qui se constitue son assurance vieux jours (ou indépendant) et le spéculateur international qui jongle avec des sommes folles.
    Les deux sont affublés d’un même qualificatif devenu péjoratif aujourd’hui : le « capital » ou la « rente ».
    Le capital dérange, il sème le trouble dans le plan des politiques.
    C’est l’ennemi.
    Le problème, c’est que le spéculateur en question se joue des frontières et reste insaisissable.
    C’est donc l’épargnant-captif qui trinque pour lui. Les grands leviers de l’Etat, la fiscalité et l’inflation confisquent de plus en plus ses efforts.

    Donc se constituer un capital via l’épargne d’une grande partie de ses revenus est sciemment découragé afin de faire tourner de force le système de consommation. La tâche n’est pas rendue facile.

    Peut-être aura-t-on un jour sur ce blog un billet sur le thème : l’Etat n’aime pas ceux qui ont l’esprit libre, il leur met des bâtons dans les roues.

    Après tout ça se comprend : l’Etat touche énormément de revenus sur la consommation. Il vit aussi de ceux qui vont travailler du 1er janvier au 15 juillet pour lui reverser la totalité de leur revenu.

    Tant que les « esprits libres’ ne sont pas très nombreux, ça ira. Problème si ce comportement (qui est dans l’absolu vertueux) se répand…

    L’intérêt de l’Etat n’est pas celui des individus libres. Faire attention, il est puissant, a tous les droits et peut être très méchant.

  • gunday 1 février 2012, 8 08 58 02582

    @Patrick, je trouve que vous avez parfaitement résumé la situation : le méchant rentier spolie les pauvres travailleurs.
    Heureusement que l’époque des buchers et de la guillotine est passé sinon on aurait de gros soucis à se faire. 😉

    Vous oubliez un point important : avoir un ennemi désigné permet d’occuper la populace.

  • Gilles from Objectifs Liberté 1 février 2012, 9 09 01 02012

    @MarieBo :

    Nous partageons donc le même avis sur les objets. Pour la prolongation de la garantie, je ne suis pas tout à fait d’accord car j’en prends souvent pour le gros électroménager. J’achète en fait un service pour N années et non du matériel que je ne saurais de toute façon pas réparer.

    Je ne suis pas sur que l’obsolescence de nos équipements soit programmée (j’ai cependant de forts doutes) mais comme les pièces sont de moindre qualité et qu’il suffit qu’une seule tombe en panne pour que l’équipement dans son ensemble tombe en panne, alors les durées de vie sont courtes. En même temps, vendre du matériel de faible qualité, c’est surement une volonté pour mieux assurer son remplacement (à moins que le prix ne permettent pas la qualité requise pour durer). D’ailleurs, on ne répare plus on remplace.

    Moi je connais bien ton blog par contre !

    @Pierre-Antoine :

    Je ne suis pas convaincu que tu sois sur la longueur d’onde de la philosophie de notre ami Jacob. Son but n’est pas d’obtenir le plus gros rendement ou de se serrer la ceinture, c’est de vivre simplement une vie libre et riche (de sens). Le capital obtenu est un moyen d’arriver à son indépendance financière. Les parties les plus intéressantes de son livre concernent d’ailleurs les aspects liés à la simplicité. Il ne serre pas la ceinture, il vit la vie qu’il a choisi.

    @Gunday :

    Oui, on ne sait plus faire grand chose mais c’est ainsi. D’ailleurs c’est le principal message du livre : devenir un humain aux multiples compétences.

    Sur le 1 euro économisé est plus facile à obtenir qu’un euro de plus, un article est déjà en préparation depuis un certain temps.

    @Patrick :

    Le rentier c’est l’ennemi de l’état en effet, la cible désignée. Mais un rentier c’est juste quelqu’un qui vit de ses rentes pas forcément un « nanti ». Rassures toi quand même, j’ai écouté le discours de François Hollande qui a indiqué qu’il taxerait les revenus du capital aux mêmes niveaux que ceux du travail, c’est-à-dire en les incluant dans l’impôt sur le revenu. Sa position est donc intéressante car si tu es un petit rentier, tu paieras peu d’impôt. Je n’irais donc pas voter dans l’autre camp qui garde le prélèvement libératoire qui avantage les gros rentiers. Car mon but est plutôt d’être un petit rentier !

    Les discours de tout bord sont quand même assez navrants. De toute façon, il n’y a plus de travail pour tout le monde. Nous avons un chômage structurel. Si des gens arrivent à vivre de leurs économies et s’en contentent tant mieux, ça ne dérange personne et en plus ça laisse la place à ceux qui veulent travailler.

    Celui qui connait un peu l’économie sait que le problème actuel de la dette vient des dépenses de l’état, de l’intégration dans l’Europe de pays qui n’auraient pas du y rentrer et du sauvetage du système bancaire. Mais en même temps, quelqu’un qui thésaurise au lieu de consommer (dans le but de devenir rentier) est aussi un ennemi du système. Pour le calmer cependant on a l’inflation et l’impôt.

  • Julien Arcin 1 février 2012, 11 11 08 02082

    Ça me fait penser à Jean de Webmarketing Junkie (et Travaillez en Slip) qui gagne beaucoup (j’imagine) mais vit pourtant avec très peu (moins de 20 objets dans son sac). Vivre simplement, c’est pour moi un mode de vie très sain, beaucoup plus qu’une stratégie pour gagner de l’argent 🙂

  • gunday 1 février 2012, 11 11 14 02142

    @Gilles, Juste un passage que je n’ai pas compris sur les promesses de Holland, il a promis de taxer les revenus du capital comme le travail.
    D’accord, mais le travail supporte une imposition d’environ 21% avant impôts sur le revenus, donc ce qu’il promet c’est de passer les prélèvements socieux de 15,5% à 21%.
    En quoi est ce intéressant pour les petits que nous sommes, ça sera surtout intéressant pour les gros rentiers.
    Non?

  • Gilles from Objectifs Liberté 1 février 2012, 11 11 36 02362

    @Julien :

    Jean vit avec peu d’objets et il a pensé sa mobilité mais il a un certain budget. Il en avait parlé dans un article.De ce point de vue la, il est loin de l’approche de Jacob au sens financier. Jacob a minimisé ses dépenses au maximum alors que Jean a choisi d’être mobile et de faire croitre ses revenus.

    @Gunday :

    Je me suis mal exprimé en fait. Je parlais de l’imposition sur le revenu. Hollande a dit que les revenus du capital serait imposés (au sens de l’impôt sur le revenu) comme les revenus du travail. Aujourd’hui tu peux choisir entre cette solution et le forfait libératoire. Le forfait libératoire n’est intéressant que pour les hauts revenus. Mais bien entendu on ne cotisera pas à part la CSG (déjà fort élevé je trouve) sur les revenus de capitaux. Je préfère cette solution à celle prônée par Sarkozy qui finalement fait des fleurs aux très riches (voir ISF) au détriment de la classe moyenne.

    Bien entendu pour rebondir sur le sujet de la simplicité extrême et de l’indépendance financière, l’imposition n’est pas sans risque dans les calculs surtout qu’elle change tout le temps. Il faut souligner que Jacob parle pas mal de l’échange de services entre personnes (d’où l’aspect social). Cela non plus ne plait pas à l’état car ce sont des recettes en moins. Si tu donnes des légumes à ton voisin et qu’il répare ton chauffe-eau, c’est du troc (donc non taxé). Vu le niveau des taxes à venir, je pense des systèmes d’entraide prendront le relais ou alors il y aura beaucoup plus de travail au noir.

  • Guillaume from Komment devenir riche 1 février 2012, 11 11 41 02412

    Effectivement c’est une vision extrême pour l’atteinte de la liberté financière. Je suis adepte des prises de risques et des changements mais là j’avoue que c’est beaucoup pour moi :).

    Je suis un consommateur (c’est un de mes défauts) mais je cherche plutôt comment gagner plus grâce à mes compétences et stabiliser mes dépenses plutôt que de diviser par 4 mes dépenses liées à mon mode de vie.

    Mais je conçois parfaitement que certains puissent être intéressés 🙂

  • Patrick 1 février 2012, 13 01 52 02522

    @Gilles : maîtriser l’appétit de l’Etat et les frottements fiscaux est un sujet qui mérite un billet.
    Le thème de la simplicité aborde les dépenses sous l’angle de l’utilité réelle des objets de consommation et comment organiser sa vie pour réduire sa consommation totale. Il est indispensable de considérer les dépenses autres que celles de la consommation, comme les dépenses fiscales.
    J’en ai fait l’expérience : quand on consomme l’utile, mais sans se priver et en se faisant tout de même aussi plaisir sans quoi la vie est monotone, les dépenses fiscales toutes additionnées (IRPP, taxes locales, CSG patrimoniale, etc…) peuvent représenter 75% des dépenses totales.

  • Tommy@envoi gros fichier 1 février 2012, 23 11 27 02272

    D’ailleurs si vous lisez l’anglais il y a la base le blog: http://earlyretirementextreme.com/

    Son article le plus populaire est intitule « How I love on $7000 per year » http://earlyretirementextreme.com/how-i-live-on-7000-per-year.html

    Ca donne le ton 🙂

    Sinon il fait aussi reference a un bouquin qui est souvent cite comme une bible outre atlantique « Your money or your life » sur la gestion de finances personnelles.

    C »est un tare de la simplicite, si vous voulez mon avis 🙂 Mais c’est interessant de voir sa philosophie et surtout comment il l’applique de maniere concrete.

  • FredericB 2 février 2012, 21 09 12 02122

    @Gilles
    C’est une posture extrême. Non dans l’absolu mais dans le fait qu’elle est difficile à appliquer dans un système où la croissance est son moteur. Mais lorsque les ressources vont se tarir l’une après l’autre, il faudra bien qu’on fasse autrement. Investir dans le durable, le local, plus près de la nature, plus près des gens. Dans 30 ans, nous serons obligés de vivre avec moins, plus chichement, et certainement plus heureux.
    Tu as raison de parler du temps de travail. Aux USA ainsi que dans d’autres états, on a partagé le travail. D’un coté ceux qui en ont, de l’autre ceux qui en ont pas ou peu. La France est dans une position médiane. Les 35h ont été une avancée mais pas assez selon moi. Il n’y a pas assez pour tous (4 à 5 M de gens au chômage en France toutes catégories confondues !!). Autant passer directement aux 32h puis aux 28h. Mais aucun gouvernement s’y risquera. Pourtant ce serait un sacré progrès

  • Cyril 8 février 2012, 22 10 55 02552

    La question qu’il faut se poser , Que nous empêche t’il de faire pareil ?
    Dans la vie nous avons seulement des besoins primaires à assouvir le reste est superflu.

  • fabrice 10 février 2012, 4 04 40 02402

    Ces principes sont excellents, je l’ai applique en pratique depuis quelques années.

    Après, il est trop extrême pour moi dans l’application

    @Damien manger juste une fois par jour dans ce but: mauvaise idée!

  • Damien 10 février 2012, 5 05 10 02102

    @Fabrice : Pas seulement dans ce but, c’est aussi pour mincir et ça marche bien. :=

    Pourquoi une mauvaise idée ?

    Peut-être défends-tu un de ces 10 mythes suivants :
    http://www.raccourci-minimaliste.com/10-idees-fausses-sur-la-nutrition-que-vous-avez-certainement-alimente

  • gunday 10 février 2012, 9 09 21 02212

    @fabrice, la nourriture doit être adapté à nos besoins, si Damien n’a besoin de ne manger qu’une fois par jour, où est le problème? (Perso je suis à 2 repas/jour) depuis plusieurs années, et je me porte parfaitement bien. (même si les périodes froides sont difficiles, étant donné que mon côté ours avant hivernation se réveille et que j’ai faim quoi que je mange…)
    @Cyril, Ce qui nous empêche de le faire? Nos habitudes et notre confort.
    Vivre avec 25% de nos revenus impliquent de nombreux sacrifices, étant donné qu’en général on nous habitue à vivre avec entre 90% et 110% de nos revenus. Pour rappel Jacob vivait avec moins de 8.000$/an. Logement compris.

  • régis 12 avril 2013, 20 08 25 04254

    C’est mon livre de chevet. A lire et relire sans modération. A appliquer surtout. Il nous montre la voie. On peut commencer par appliquer quelques idées, puis on continue et on va de + en + loin. Frugalité, compétences et investissements. Et on y arrive.

  • Gilles from Objectifs Liberté 16 avril 2013, 9 09 58 04584

    @Guillaume :

    Tu as raison c’est une approche extrême de la simplicité qui ne peut convenir qu’à très peu de personnes. C’est une vraie philosophie de vie. Je te rejoins pour mon mode de vie, qui est aussi celui d’un consommateur (éclairé).

    @Patrick :

    Les dépenses fiscales sont effectivement importantes en France pour qui possède des biens (immobiliers et mobiliers) mais on peut optimiser. Ce qui est pénible, ce sont les changements de fiscalité qui font qu’un plan bien pensé une année se révèlent dépassé l’année suivante.

    @Tommy :

    Merci pour le lien sur son blog de simplicitaire extrême. J’avais déjà été sur son site (recommandé par un autre commentateur).

    « Votre vie ou votre argent » (en français) est un livre de très bonne qualité également qui mériterait une critique.

    @Frédéric :

    Justement Frédéric, l’auteur est un préparé à la situation que tu décris. Il vit dans une caravane, a des liens sociaux très forts avec ses voisins, pratiquent le troc, utilise un vélo. Donc en cas de décroissance, il sera « à l’aise ».

    @Cyril :

    L’approche extrême de la simplicité qu’il applique est dur à mettre en œuvre pour la grande moyenne des gens. Déjà il faut trouver des gens comme soi pour avoir des amis car sinon tu risques bien d’être rejeté ou qualifié de radin. Ensuite il a une grande condition physique pour supporter un mode de vie particulier, et tout le monde n’a pas sa condition physique !

    Il faut aussi reconnaitre que nous sommes habitués à notre environnement urbain et nos habitudes de consommation même en pleine conscience. Et vivre sans rendrait la plupart d’entre nous bien malheureux.

    @Fabrice :

    En effet c’est très extrême et contrairement à toi, il est de plus sédentaire.

    @Damien :

    Un repas par jour si physiquement on est en bonne santé, je ne vois pas le problème. Moi j’y arrive pas mais deux repas d’accord ! En tous cas toi qui est un minimaliste, tu serais peut-être tenté par son expérience ?

    @gunday :

    Vivre avec 25% de son revenu c’est chaud quand même. L’auteur avait un bon salaire (il était docteur quand même). Si on fait le parallèle avec l’équivalent en France, quelqu’un qui gagne ici 3000 euros devrait vivre avec 750 euros par mois, pas facile quand on connait le cout du logement à moins de loger chez ses parents ou dans un colocation à faible coût, c’est presque impossible. De plus les impôts sur un tel salaire représente 300 euros par mois pour un célibataire, reste donc 450 euros …

    @regis :

    C’est un livre qui montre un chemin possible, dans son cas la liberté au détriment du « confort ». Mais le livre a le mérite de montrer que c’est envisageable même si cette option est difficile. Mais la aussi, il faut s’entourer de gens « identiques » pour faire du lien social indispensable pour tenir ce type de fonctionnement sur le long terme.

  • régis 16 avril 2013, 20 08 27 04274

    Je vous invite à lire le livre et à visiter le blog.
    Pour le logement, on peut envisager de louer une chambre ou de se mettre en colocation, comme les étudiants. On gagne sa liberté, mais il faut limiter ses dépenses : acheter les produits en promo au supermarché, trouver des loisirs gratuits (bibliothèque, sports municipaux, bénévolat…), s’habiller dans friperies, manger à la maison…
    Il utilise beaucoup internet pour apprendre (couture, cuisine, forums pour apprendre comment réparer…). Il achète et vends d’occasion sur internet.
    Il faut surtout sortir de la consommation (shopping, restos).

  • Gilles from Objectifs Liberté 21 avril 2013, 11 11 27 04274

    @régis :

    On sent le passionné de la simplicité, qui préfère vivre avec moins mais plus librement !

    Il faut de mon point de vue prendre en compte un point important : quand on a du temps il est plus facile d’économiser car on peut faire de bonnes affaires et on peut chercher tranquillement. Les personnes qui travaillent dépensent plus c’est un fait !

    Je reviens sur mon commentaire précédent pour insister sur un point important : quand on adopte ce mode de vie, il faut s’entourer de gens comme soi pour ne pas être incompris et mal jugé. Quand on dépense moins : moins de sorties payantes, moins de restaurants, … on risque de se couper des autres et le but n’est pas de vivre en ermite bien au contraire car il faut tisser du lien social.

  • régis 21 avril 2013, 15 03 22 04224

    Vivre avec moins c’est aussi moins de soucis (moins d’objets à réparer, à déplacer en cas de déménagement).
    On peut comparer les prix sur internet, acheter et vendre d’occasion, donner et récupérer des objets gratuitement.
    Sur internet on peut rencontrer des gens qui ont les mêmes idées et partager ses idées.
    Bon courage à tous.

  • Goofy 17 juin 2013, 7 07 23 06236

    Bonjour,

    Si je peux me permettre, son mode de vie, d’arrêter de travailler de vivre avec 25% de son salaire etc… est très difficile à réaliser.
    C’est un choix de vivre à faire toute sa vie.

    Or lui n’a travaillé que 5 ans en économisant 75% de son salaire.

    Maintenant imaginé de faire pareil mais en utilisant 50% de son salaire.
    Pour une personne ayant un salaire confortable de 2000euros cela représente un revenu de 1000 euros. Ca parait bien plus possible.
    Et l’on pourrait presque faire quelques conscessions à la société de consomation avec une tel somme (un petit resto par ci par là, l’achat d’un livre etc).

    Certe en économisant 50% de son salaire ce n’est plus 5ans qu’il faut travailler mais 20ans (à 5%).

    Mais pour une personne jeune, (25ans -30ans) l’avenir de la retraite semble fort compromis. Ce calcul n’est donc peut être pas si inutile à penser.

  • régis 17 juin 2013, 19 07 15 06156

    Oui, Jacob a choisi l’extrême. Mais on peut tout à fait y aller à son rythme, sur 20 ans. Et dans la quarantaine quitter son job, et profiter de la vie à un âge où l’on est encore en forme.
    Pour les jeunes, on a pas le choix. On est obligé d’épargner, sous peine de bosser jusqu’à 70 ans.
    Pour moi, c’est LE bouquin à lire, qui montre la voie, mais on peut être – extrême, ou y aller progressivement.

    Régis

  • Chrisdenice 23 décembre 2013, 23 11 39 123912

    Bien gentil tout cela, sauf qu’on oublie de dire que la plupart des gens qui s’enrichissent ne le font pas grâce à leur travail ou leur façon de vivre mais grâce aux aides familiales et aux héritages. Et oui, la plupart des richesses se sont bâties grâce aux héritages.

  • nadine 29 décembre 2013, 14 02 31 123112

    vivre simplement oui ! la société nous a créé des besoins et on se sent obligés de consommer comme si c’était vital pour notre survie. Simplifier à l’extrême chacun a son degré d’extrême possible mais j’aime bien l’idée.

  • régis 3 janvier 2014, 9 09 47 01471

    Jacob est très frugal, mais ses raisons d’être ne sont pas strictement monétaires. Son objectif à long terme est de réduire ses dépenses encore plus.
    La 1ère raison d’être frugal est écologique (objets inutiles qui finissent dans la nature) puis d’être moins dépendant de l’économie avec ses emplois et les supermarchés.
    Il s’agit d’acquérir des compétences pour faire soi-même au lieu d’acheter.
    Quand on achète des produits bruts en promotion au supermarché et qu’on les cuisine, et quand on achète des vêtements à la friperie et qu’on les répare on dépense très peu d’argent.
    Bien sûr la société actuelle a aussi ses bons côtés, il ne s’agit pas de vivre sans argent comme Robinson Crusoé.
    La frugalité n’est pas un sacrifice. Il s’agit d’un mode de vie. C’est ce qui le rend heureux.

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