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Quatrième objectif : Investis pour devenir financièrement indépendant

Dans une optique de liberté, on cherche à atteindre l’indépendance financière. L’indépendance financière, c’est ne plus dépendre des revenus de son travail mais des revenus ses biens (au sens large). Plus vos besoins sont faibles, plus il est possible d’atteindre l’indépendance financière, il est donc difficile de donner des chiffres car cela dépend de vous.

Un mot sur les revenus de vos biens :

  • Une action produit un dividende.
  • Un logement produit un loyer.
  • Un jardin produit des fruits et légumes.
  • Un outil de bricolage produit des réparations.

Vous voyez donc qu’un bien ne produit pas uniquement des revenus sous forme d’argent sonnant et trébuchant, il peut aussi produire d’autres biens ou de l’alimentation par exemple.

En phase de démarrage, il faut développer votre capital qui vous servira à acquérir des biens et/ou qui est lui même constitué de biens. L’objectif est de vous montrer que vos seuls économies ne vous suffiront pas pour devenir financièrement indépendant à moins d’avoir de gros revenus, de faibles besoins et beaucoup de temps.

On va donc prendre l’hypothèse que vous partez d’un capital de 10000 euros et qu’en fin de chaque année, vous placez le fruit de vos économies (500 euros pas mois soit 6000 euros par an). Notez quand même que cette somme est importante et qu’il est difficile pour la plupart des ménages de faire de telles économies. Mais devenir rentier implique quelques efforts.

Vous avez énormément de possibilités de placement dont l’on parlera dans de futures articles mais le but est de comparer un placement sans risque (qui rapporte peu) avec un « investissement » et de comparer le résultat final.

Pour le placement sans risque, j’ai choisi un taux de 3% par an type livret A même si aujourd’hui vu la faiblesse des taux, on est à 1,25%.

Pour l’investissement, j’ai choisi un taux de 10% qui est un taux élevé mais classique sur un investissement boursier ou immobilier sur longue période.

Comparons donc le résultat:

15 ans plus tard, on retrouve 121000 euros pour le placement sans risque et 226000 euros pour l’investissement. On comprend donc bien qu’épargner comme une fourmi n’est pas suffisant mais qu’il faut aussi intelligemment placer son argent pour augmenter votre capital de manière significative.

Comme je l’ai indiqué précédemment, il y a d’autres formes d’investissement qui peuvent vous aider à atteindre l’indépendance financière. Disposer d’un jardin (un bien) et d’une compétence suffisante pour cultiver des fruits et légumes vous aidera à l’atteindre plus facilement.

{ 10 comments… add one }
  • Christian 16 juin 2010, 10 10 09 06096

    c’est exactement cela,je me souviens d’un livre que j’ai lu il y a quelques années « l’homme le plus riche de Babylone » le livre était un peu caricatural, il faut bien entendu l’adapter à notre époque, mais les principes sont toujours les mêmes, si l’on peut placer un peu de ses revenus (10 % préconisés dans le livre) chaque mois, en réfléchissant bien au type de placements (ce n’est pas ce qui manque à notre époque) nous pouvons engendrer des bénéfices substantiels.

    • Gilles 16 juin 2010, 12 12 55 06556

      « L’homme le plus riche de Babylone » est un livre classique de la littérature sur l’enrichissement personnel. Il a inspiré sans doute toute une série d’auteurs traitant des mêmes sujets. Son histoire est une fable pleine de bons sens. Je ferais prochainement un court résumé du livre.

      10%, cela provient de la bible! N’oublions pas que la plupart des auteurs américains sont de fervents pratiquants. Pour ce qui est des placements, j’y reviendrais également mais il faut faire preuve d’inventivité aujourd’hui pour obtenir de bons placements avec un niveau de risque acceptable.

      Ce livre est un incontournable de toute façon et je conseille à tout le monde de le lire, d’autant qu’il est bien écrit et pas ennuyeux du tout.

  • Pierrick 7 septembre 2010, 10 10 42 09429

    Je suis tout à fait d’accord avec toi quand tu dis que c’est nécessaire d’investir en bourse ou en immobilier plutôt que de laisser son argent sur son livret A. Je ne suis même pas certain que le livret A préserve de l’inflation…

    Personnellement je suis très orienté bourse qui à mon avis apporte plus de rendement que l’immobilier en ayant un risque moindre.

    Bonne journée!

  • JeromeL 16 février 2011, 1 01 14 02142

    Gilles,

    Tu attendais avec impatience mon commentaire… 😉 Le voici!
    Pour moi qui débarque sur ton blog, ton concept d’indépendance financière a été une surprise.
    Je connaissais le terme d’indépendance économique et ce n’est pas la même chose que ce que tu désignes : pour les femmes en particulier, cette indépendance économique dans le couple s’est acquise par l’accès au marché du _travail_!
    Que désignerais-tu comme ouvrage de référence pour ce terme « indépendance financière » et la définition que tu en donnes?

    Bonne journée!

  • Gilles (Objectifs Liberté) 16 février 2011, 7 07 58 02582

    L’indépendance financière consiste à ne plus vivre des revenus de son travail mais d’autres revenus. C’est alors le revenu du capital qui prend la place du travail disons le clairement . Ça ne va pas plaire à certains de l’extrême gauche. Mais pourtant vivre du revenu de son capital ce ne pas être riche au sens financier, c’est juste couvrir ses besoins. Ce n’est pas non plus être un ignoble capitaliste. Si tu disposes d’un logement locatif qui t’apporte un complément de revenu, tu n’es pas obligé de mettre le loyer au plus haut et de pressurer ton locataire. On peut avoir du capital et être humain !

    Un célibataire propriétaire d’un petit logement peut vivre largement avec un smic s’il adopte un mode de vie plus simple moins tourné vers la consommation. C’est philosophique. Moins la contrainte financière devient importante plus on est libre (on a le choix). Si tu n’as pas un sous d’économie, tu ne vas pas changer de travail facilement même si celui-ci ne te plait pas, idem si tu veux changer de région.

    L’exemple des femmes que tu cites est plus un exemple d’émancipation que d’indépendance économique. Aujourd’hui elles ont largement les mêmes droits que nous.

    L’indépendance financière est donc basée sur deux paramètres : augmentation des sources de revenus hors travail (partie augmentation des gains) et diminution des besoins liés à notre mode de vie basé sur la consommation (partie diminution des dépenses). Si tu veux devenir indépendant financièrement rapidement tu dois travailler sur ces deux points. Rien ne t’empêche non plus de ne rien changer à ton mode de vie mais il faudra alors développer plus la partie revenus hors travail ce qui n’est pas des plus simples.

  • Jonathan 26 août 2011, 14 02 51 08518

    Bonjour, je découvre votre blog et le parcours avec attention.

    Je partage votre conception sur bcp de sujets (alimentation, vivre plus simplement… )

    Cependant je trouve cet article en décalage vis-à-vis du blog, en effet il me semble contradictoire de prôner une vie simple, « frugal »… et dans un même temps de chercher à s’enrichir par l’investissement dans la finance et autres dérivés.

    Pour moi, le revenu doit être le résultat d’un travail, vous prenez l’exemple du jardin qui vous apporte fruit&légumes, il vous a donc fallut travailler cette terre ect… Tandis que la rente financière n’entre pas dans cette catégorie.

    Ce n’est que mon état d’esprit, chacun fait comme il l’entend.

    Cordialement

  • Gilles from Objectifs Liberté 26 août 2011, 15 03 46 08468

    @Jonathan :

    Je comprends ton raisonnement, il est logique : on vit simplement mais des fruits de son travail. Je vais t’exposer le mien. La liberté s’acquiert à la fois en vivant simplement mais aussi en ayant des revenus suffisant pour ne pas dépendre d’un travail que l’on a pas choisi (et qui ne nous plait pas) ou d’une situation ou l’on se retrouve sans travail.

    Pour la partie simplicité je crois que l’on est d’accord. Parlons donc « finances ». L’excédent du fruit de ton travail donc tes économies doivent rester tiennes, or l’imposition (nécessaire mais quelquefois abusive) et l’inflation en fait peuvent les détruire. Si à certains moments je parle d’enrichissement, il ne s’agit pas de devenir millionnaire mais juste auto-suffisant rien de plus.

    La rente a mauvaise presse mais avant d’avoir une rente il a souvent fallu travailler dur pour obtenir le capital correspondant, donc la rente est le fruit d’un travail en amont (la retraite c’est un peu ça ?). Ce n’est pas choquant que quelqu’un dans cette situation vers la cinquantaine se repose un peu et se fasse un complément de revenu en ayant investi sur des actions, des SCPI ou autre chose. D’autant que certaines personnes aimeraient bien travailler mais ne trouve pas de travail après un certain age !

    Reste l’aspect politique de la Bourse (et la finance en général). Je rappelle que la bourse est un marché d’échange et de développement pour les entreprises, elle est ce qu’on en fait. Ce n’est pas la bourse qui a coulé l’économie américaine mais la politique monétaire américaine et les abus des banques.

  • sarah 10 février 2012, 20 08 10 02102

    Plus vos besoins sont faibles, plus il est possible d’atteindre l’indépendance financière
    Ce que résume depuis des lustres finalement le livre: Age de pierre, âge d’abondance!!!
    Sur la mobilité: Jeremy RIFKIN : L’âge de l’accès

  • Gilles from Objectifs Liberté 17 juin 2012, 8 08 12 06126

    Voici une partie d’un commentaire que je ne publie pas car la personne qui l’a écrit (« Mr Carter »), l’a fait sur un ton très insultant. Je suis la pour discuter mais pas entendre certains cracher leur haine. Cependant par politesse je vais répondre à sa question :

    « Qualifier un rendement boursier de 10% comme « classique » est completement débile, je dirais même qu’on est à la limite entre la bouffonerie et l’escroquerie. C’est carrément du domaine de bernard madoff. Des rendement élevés impliquent des risques extremement élevés, vous préconisez donc de jouer à la roulette russe, et ce pendant des années? »

    Ce type de rendement est possible avec un niveau de risque acceptable (acceptable c’est entre fort et faible) sur au moins deux types d’investissement :

    1) Investissement immobilier à crédit : le crédit permet d’atteindre facilement ce type de rendement. Certes aujourd’hui en Ile de France les prix sont trop élevés mais un appartement en province acheté à crédit permet de faire du 10% pendant la durée du crédit (voir TRI : taux de rendement interne – c’est des mathématiques financières) voir plus. A la fin du crédit par contre on revient sur des rendements plus faibles.

    2) En bourse, les actions des grosses sociétés de croissance délivrent un dividende de 4% environ et ont un chiffre d’affaires qui progressent de plus de 3% à 8% environ. Prenez l’action Air Liquide sur 30 ans et on a un rendement de 11% avec dividendes réinvestis.

    J’oubliais aussi l’effet de levier du capital que l’on investit dans sa propre entreprise mais là c’est compliqué car il y a un travail derrière et un gros risque.

    Ne dites pas que c’est impossible parce que vous ne savez pas. Pour savoir, il faut s’intéresser, calculer et mesurer le risque. Ce que je décris n’a rien à voir avec une escroquerie à la Madoff. Certes j’aurais pu employer un autre mot que classique, mais il est classique pour un investisseur avisé. Tout investissement doit se juger au vu du couple rendement/risque et 10% implique un niveau de risque (je vous l’accorde) mais ce risque est comme je vous le dis acceptable.

    Dernier mot sur certains produits financiers dit structurés ou l’on garantit 10% par an (mais plafonnés) avec une garantie 100% si la perte en capital ne dépasse pas 40%. Le seul risque étant la faillite de l’émetteur qui est en général une grosse banque (risque existant mais limité).

    Donc Mr Carter, sortez votre calculette, apprenez à calculer un rendement, gardez l’esprit ouvert et ne jugez pas les gens que vous ne connaissez pas (moi en l’occurrence). Si vous voulez dénoncer des escroqueries, il y en a plein sur le net. Ne perdez pas votre temps ici, à moins que ce soit juste pour m’ennuyer …

  • Milie 24 janvier 2017, 17 05 11 01111

    Pour ma part, j’ai choisi des parts de SCPI (celles de https://www.corum.fr/ ). C’est une manière d’optimiser mes épargnes et de recevoir des dividendes réguliers. À vrai dire, je n’ai pas encore cessé de travailler, car je veux économiser le plus d’argent. C’est prévu pour l’année prochaine ! J’espère que j’atteindrais mon objectif à temps.

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