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Prospectives

Je m’interroge depuis quelques temps sur les perspectives qu’offre notre société. De part ma formation, mes expériences et mes lectures, j’ai pu en arriver à une conclusion pessimiste mais implacable : le modèle de société actuelle n’est ni soutenable, ni même souhaitable.

L’impact ou l’empreinte écologique est une mesure assez difficile à faire dans la mesure où beaucoup de paramètres sont en jeux. Mais disons que cela mesure la pression qu’exerce un être humain sur la nature. La conséquence de cela est que l’humanité consomme trop par rapport à ce qui est disponible sur terre. Mais tous les humains n’ont évidemment pas la même empreinte écologique : 9,4 hectares/habitant aux USA, 0,9 pour un indien quand le français est à 4,6. Sachant que l’empreinte disponible est de 1,8 et qu’elle se hisse à 3,5 en moyenne pour le terrien moyen. De plus cette consommation s’effectue en utilisant beaucoup de ressources non renouvelables, avec au premier rang : le pétrole. J’ajoute que beaucoup sont en voie d’épuisement rapide : argent, chrome, or, zinc, étain, plomb, etc. Et encore, je n’ai mis que les principaux minerais dont les réserves seront épuisées sans doute avant 2030. Cette consommation s’entend à population équivalente or chacun sait que celle-ci explose (c’est une exponentielle) même si son taux de croissance a sensiblement diminué.

Naturellement, chaque être humain aspire au confort, à la sécurité et à une alimentation riche et diversifiée. Mais est-ce possible pour 7 milliards d’âmes ? Certainement pas comme nous en occident, qui avons siphonnés les ressources agricoles, minières et énergétiques du monde. A-t-on le droit d’interdire aux autres régions du monde l’essor économique qui a été le nôtre depuis deux siècles ? Eux réclament leur part du gâteau. Et ils vont l’obtenir (au moins en partie).

La conséquence de tout cela, est que l’ensemble des prix des ressources (agricoles et matières premières) va exploser quand les effets combinés du coût d’extraction et de la rareté vont apparaitre.

La terre vue du ciel

J’estime que jamais plus l’humanité ne pourra croitre comme elle l’a fait depuis deux cents ans. Nous pouvions organiser la décroissance, nous allons bientôt la subir. La faute à la génération des baby boomers incapables de donner un avenir à leurs enfants et petits enfants. La faute à la cupidité des classes dirigeantes et des peuples qui ont laissé faire …

Que faire ? Malheureusement, il n’y aura pas de solution globale. Nous sommes trop habitués à notre confort et notre mode de vie fondé sur le consumérisme, le gaspillage et l’individualisme. Chacun doit se préparer à l’inéluctable : la décroissance à marche forcée et sa conséquence directe : l’effondrement de tout notre système économique et financier mondial. Impossible ? L’histoire est jonchée des cadavres de civilisations qui ont disparues à jamais : l’empire romain, les mayas, pour ne parler que des plus populaires. Rome au temps de sa splendeur comptait entre 1 et 2 millions d’habitants. A sa chute au Ve siècle, 450 000 habitants y vivaient. Enfin quelques dizaines de milliers y survivaient durant le moyen âge. Dans l’histoire de l’humanité rien n’est resté immuable. La nôtre ne fera pas exception. Elle disparaitra comme les autres. Il ne faudra pas compter sur l’état pour survivre mais de nos capacités individuelles et collectives (au sens communautés d’intérêts) à s’organiser de manière autonome, durable et sécurisée. Le 5e siècle voyait disparaître l’Antiquité pour faire place au moyen Âge, le 21e siècle sonnera la fin d’une époque. Contrairement à certains survivalistes américains qui croient à un retour à l’âge de pierre type Mad Max, j’opte pour un déclin lent qui prendra plusieurs décennies (qui à déjà commencé du reste) durant lesquelles famines et guerres vont éclater aux quatre coins du monde pour le contrôle des dernières ressources disponibles ou pour l’accès à l’eau potable. Ces guerres ont déjà commencé notamment au moyen orient pour le pétrole. Des conflits sont latents pour l’eau (Inde et Pakistan pour l’accès aux glaciers du Cachemire, Israël et la Syrie pour le plateau du Golan, etc).

Des décennies d’individualisme ont forgé notre esprit au paradigme qu’on a besoin de personne. Or rien n’est plus faux… En effet, combien de temps pensez-vous survivre sans eau potable, nourriture électricité, égouts, ramassage des ordures etc. Quelques jours au plus. Les supermarchés fonctionnent en flux tendu et ne disposent que de très peu de stocks. Si le ramassage des ordures n’étaient plus effectué, en combien de temps les villes deviendraient des cloaques nauséabonds dans lesquelles les épidémies de développeraient (qui plus est sans eau courante) ? Nous sommes à la merci du moindre dysfonctionnement de la chaîne logistique. Et donc très dépendants les uns des autres. Je ne pense pas qu’un tel scénario pourrait arriver mais sait-on jamais !

Je pense qu’un scénario à la grecque ou à l’espagnole à l’échelle mondiale est tout à fait envisageable. En France, je vois bien le pouvoir d’achat baisser de 5 à 10% par an (soit sur 10 ans, une division par 2 ou par 3) soit par l’inflation, soit par l’augmentation des taxes ou les deux. Depuis 2008, la Grèce voit sa croissance économique s’effondrer : -2.0% en 2009, -4.5 en 2010 et -6.9% en 2011. 2012 s’annonce pire. Les spéculateurs et leurs laquais continuent leur travail de dépeçage sans que cela émeuve personne : privatisation, santé à l’agonie à l’instar de l’ensemble du secteur public grec. Selon moi l’Europe du sud est un bon laboratoire, c’est notre futur proche. Les huiles de la finance mondiale ne poussent-elles pas à la « réforme indispensable » de la France. Traduction : casse sociale, perte de ce qui reste de nos droits ? Le Medef est à l’unisson. L’objectif inavouable est clair : mettre les états à genou. Leur arme fatale : la dette.

Survivre. Le mot parait fort et il l’est. Mais chacun peut d’ores et déjà se préparer, en bref AGIR. La première des choses est d’augmenter son autonomie vis-à-vis de l’extérieur. Cela implique de recycler davantage, de ne consommer que ce qui est nécessaire, de fabriquer ou cultiver (quand cela est possible) mais surtout d’engranger des connaissances utiles : bricolage, jardinage, mécanique, etc. Dans un monde en transition rapide l’avenir n’appartiendra pas à ceux qui auront de l’argent mais à ceux qui sauront s’adapter. Il nous faudra changer de paradigme : accepter de vivre avec moins, se détacher du matériel et établir un solide lien social permettant l’entraide et le partage.

Personnellement, je me suis lancé depuis environ deux ans dans une réflexion sur le sujet. J’ai un ami ancien paysagiste à la retraite qui est venu m’aider à faire mon jardin. Il m’a fourni un nombre important de connaissances que j’ai part la suite complété avec des livres, des articles lus sur internet. J’ai tissé un lien avec mes voisins afin d’organiser un réseau d’entraide. Par exemple une voisine qui me fournit des plantes, des boutures, des graines, ainsi que des conseils etc. En retour nous lui avons donné des pots de confitures, des plants de salades, etc.

Bien sûr, l’idée n’est bien sur d’être prêt à 100 %. Mais de commencer petit. Et surtout d’agir. L’action évite l’anxiété. Un dicton dit : « un pessimiste est un optimiste bien informé ». Si vous vous aventurez à lire des ouvrages sérieux et des articles de fond qui traite de prospective, rien ne vous incite à l’optimisme. Cela peut mener à l’abattement. Et l’une des choses à faire dans ce cas, c’est de redresser la tête et de commencer à maitriser votre destin avant que d’autres ne le fasse à votre place.

Je vous encourage à vous faire votre opinion en vous informant sur le net. Quelques sujets intéressants : la dette, le système de réserves fractionnaires, la création monétaire, la gouvernance mondiale.

{ 14 comments… add one }
  • Cecile 1 décembre 2012, 16 04 48 124812

    J’ai l’impression qu’on a a peu pres la meme reflexion a ce sujet !
    Je pense qu’il y a autre chose d’important : creer/rejoindre des communautes de personnes qui agissent. Survivre tout seul c’est plus difficile que survivre en groupe.

  • Sovanna Sek from GenY Finances 2 décembre 2012, 13 01 49 124912

    Bonjour,

    Tout comme Cécile, j’ai le même sentiment car notre douce France est sous perfusion à tous les niveaux. Pour être plus précis, les stigmates de la crise de 2008 sont toujours là malgré un retour de la croissance qui est à relativiser.
    Voici les indicateurs négatifs dont nous connaissons depuis un certain temps :
    – Taux de chômage des moins de 25 ans à 25.5 % en octobre 2012 (Eurostat)
    – Notre système de retraite par répartition basé sur le prélèvement des cotisations de nos revenus professionnels de la population active est à bout de souffle. C’est très simple à expliquer car les jeunes de la génération Y connaissent la précarité. Pour ma part, j’ai eu de la chance d’avoir un CDI mais d’un autre coté ça t’empêche d’être mobile et voler de tes propres ailes.
    – Autre mauvais signe : ce sont les différents plans sociaux à l’image de celui d’Arcelor Mittal qui a occupé tout l’actualité de la semaine. L’Etat préfère sauver des salariés qui n’ont pas su se former tout au long de leur carrière professionnelle plutôt de se préoccuper des jeunes représentant la croissance de demain.
    – Durcissement de la fiscalité pour tous les ménages quel que soit leur tranche d’imposition.
    – 57 % du PIB est réalisé par le secteur public. Il faut savoir que dans les statuts l’Etat n’investit pas mais dépense. Ce qui est surprenant, c’est que les dépenses sont intégrés dans le PIB alors que par définition elle mesure le niveau de production de l’activité économique.

    En conclusion , nous assisterons probablement sur le moyen terme à la perte de confiance entre l’opinion publique et l’Etat. Cela dit, plutôt de sombrer dans le pessimisme, soyons pro-actif tant au niveau financier ou de notre de vie en espérant le meilleur.

    Cordialement.

  • Martin from Blog Chine 2 décembre 2012, 18 06 46 124612

    Un article intéressant. Concernant le pétrole, juste une petite statistique. L’énergie solaire qui tombe sur terre à un moment donné correspond grosso modo à 176 millions de réacteurs nucléaires de 1 GW. Pour info, il y a 440 réacteurs nucléaires sur terre. Sachant que le nucléaire représente 16% de l’électricité mondiale, et l’électricité environ 30% de l’énergie consommée, l’humanité consomme l’équivalent de 9 200 réacteurs nucléaires. Soyons large, multiplions par 3 pour permettre à chaque humain de vivre comme un Français, l’humanité a besoin de 27 000 réacteurs nucléaires (en équivalent)

    On le voit, l’énergie solaire correspond à 7 000 fois les besoins de l’humanité. Oui le solaire est limité, les panneaux solaires consomment des ressources, mais l’idée est là. La nature a une capacité largement suffisante pour l’humanité telle qu’on vit actuellement. L’humanité a un problème énergétique car le gâchis est énorme à tout les niveaux (exemple type: étalement urbain, obscolescence programmée) et repose sur des énergies du passé dont repose les lobbying. Mais du minimalisme allié à des économies d’échelle sont tout à fait envisageable. En Chine, des gens rentabilisent leur voiture en accueillant des covoiturés. Ce soir, je suis rentré chez moi dans une voiture où le taux de remplissage était de 100%, contre 20 à 30% en moyenne en France…

    Pour le reste, il faut redéfinir les besoins et faire en sorte qu’il soit plus rentable de recycler/consommer moins/louer que d’acheter. Chez moi à Pékin, il fait entre -10°C et 0°C. Avec un simple chauffage d’appoint de 2 000 Watts qui tourne disons 3h par jour, il fait toujours 18-20°C dans mon appartement de 50m². Car ca chauffe a l’étage du dessous, du dessus, a gauche, a droite… Une maison a un besoin de chauffe bien plus grand. Est-on plus malheureux en appartement qu’en maison? En coloc ou seul? Bien que l’électricité soit à 80% produite au charbon en Chine, mon bilan carbone de mon logement est bien inférieur (colocation + logement isolé + logement en immeuble) que quelqu’un vivant seul en maison…

    Pour le reste tu as sans doute raison dans la mesure où rien n’est immuable, mais ces perspectives font froid dans le dos… même s’il est possible d’avoir une alternative plus joyeuse: raréfaction des matériaux = hausse des prix = baisse de consommation (gens se séparant de leur voiture pour prendre le bus…) et rentabilisation des solutions alternatives (recyclage…) et ainsi de suite. La consommation bon marché sera dès lors terminée, mais un développement plus durable n’est pas inenvisageable à mon sens.

    Pour l’exemple des supermarchés, j’avais entendu parler je crois de 2 ou 3 jours de stock de nourriture. Si on ajoute un stock de quelques jours de stocks de nourriture chez les particuliers, tout disfonctionnement majeur de chaîne logistique ferait tres tres mal en effet. Par contre, une telle crise en France serait elle possible aussi rapidement? Une baisse de 5 à 10% par an est assez énorme, et surtout elle ne serait pas uniforme entre les privilégiés qui garderont leur emploi – à salaire plus bas, mais un emploi certes – et les autres qui perdront leur emploi. Car baisse de pouvoir d’achat = baisse de consommation. Baisse de consommation de 5 à 10% par an + mécanisation = explosion du chômage.

    Dans ton scénario, le risque serait d’avoir non pas 10 ou 15% de taux de chômage, mais 80 ou 90% de taux de chômage… Un retour vers une économie plus locale? Pour le reste ma vision de la dette (tenir les gens par les c*****) est la même que la mienne…

    Pour le reste, je pense qu’il est possible d’agir à son niveau:
    – Développer des compétences terre à terre (savoir réparer un frigo, savoir faire de la menuiserie…) en cas de recul de l’économie marchande pour une économie plus locale avec un retour vers une économie plus manuelle, plus concrète
    – Développer son réseau de connaissances
    – Diversifier son épargne: devises différentes, actifs, logement…
    – Minimalisme et mutualisation de son mode de vie. Je pense que l’avenir réside en la colocation, les transports en commun, l’entraide, l’échange voir le troc pour éviter un système générateur de gâchis et où l’essentiel de la richesse est ponctionnée par l’élite, les banques et l’état.

    Tu en penses quoi?

    A bientôt

  • fredericb 2 décembre 2012, 21 09 31 123112

    @Martin
    Scoop : le C02 rejeté par habitant est similaire en Chine qu’en Europe
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/07/18/en-2011-un-chinois-a-emis-autant-de-co2-qu-un-europeen_1735347_3244.html

    Peu importe cette nouvelle. Mais elle reste intéressante pour comprendre que la pollution ne va pas aller en s’arrangeant.

    Sur le solaire, je pense qu’il y a du potentiel. Mais… la fabrication des panneaux nécessite de l’énergie (le retour sur investissement est d’environ 5 ans dans ce domaine). Surtout, cette fabrication nécessite des composés minéraux qui vont devenir de plus en plus rares et donc chers.

    Concernant l’épargne, je pense que l’Etat prendra notre épargne. Rappelons que Roosevelt (dans les années 30) avait interdit la détention d’or…
    Et ne jamais oublier que nos dirigeants politiques et économiques ne sont pas bien portés à notre égard. La démocratie est une chimère. Jamais ces gens n’accepterons de rogner leurs privilèges et de changer de société. Le chômage, la misère leur sert trop, permet de mettre la pression sur les salaires à la baisse, de grignoter un à un les avantages sociaux, etc. Je ne m’étends pas…
    Quant au chômage, je pense qu’effectivement un bon 30% c’est possible. Beaucoup estiment que les gens se révolteront. Jamais (ou très rarement) une révolution de ce type n’a émergée. Seules les révoltes pilotées (1789 : révolution bourgeoise où ceux-ci ont viré les nobles) par des éléments extérieurs ont existé. La majorité de la population préférera crever de faim plutôt que d’agir surtout le ventre vide.
    Plus j’y pense et plus je suis persuadé qu’il faut sortir du système. Gagner de l’argent pour quoi faire ? Acheter des biens pourris dont nous n’avons pas besoin qui viennent de Chine ou d’Inde produits par des ouvriers placés en situation de quasi-esclave. Je suis en train de réfléchir sur comment faire pour sortir de ce milieu (monde) pourri où si peu de choses sont à garder.
    Heureusement, il y a de l’espoir. Vivre avec moins ne veut pas dire vivre moins bien.
    Je suis d’accord avec toi : acquérir des connaissances UTILES au monde réel : menuiserie, jardinage, réparation… Petite anecdote, j’ai aidé ma mère à déménager et j’ai retrouvé un bricolage que j’avais fait 25 ans auparavant : une calculatrice de poche alimentée avec une petite plaque photovoltaïque : elle marche toujours.

    @sovanna
    La finance a ruiné notre monde. Je suis persuadé que la ruine (à court terme au pire, moyen terme au mieux) attend les rentiers et les épargnants. Plus que d’épargner, j’investis dans des compétences utiles et non marchandes : entraide, bricolage, jardinage, etc. Se souvenir que les russes ont survécu à l’effondrement de leur économie grâce aux datchas où ils cultivaient leurs légumes et à leur génie du bricolage, de la débrouille, et du pragmatisme. Exemple à méditer…..

  • Martin from Blog Chine 3 décembre 2012, 9 09 33 123312

    @Frédéric: Je le sais très bien, mais bon il faut noter que le co2 émis par la France serait de 10 tonnes par habitant et par an au lieu de 6 sans son programme nucléaire… La Chine a des progrès à faire (exemple hier: pollution dégeu à Pékin, niveau 344 de particules fines, quand 100 est l’alerte à Paris) mais investit massivement dans les ENR et les transports en commun…

    Penses tu que la révolution n’aura pas lieu? La situation devient de plus en plus tendue dans de plus en plus de pays… En tout cas, on se rejoint au niveau de nos conclusions (et si un jeune arrive a faire un produit qui marche 25 ans après, cela montre que les grands groupes abusent de l’obscolescence programmée…)

    Pour le reste, cela m’amuse les gens qui s’endettent sur 30 ans pour avoir une maison. La famille de ma copine a construit sa maison au fur et à mesure des rentrées d’argent. Au final, 0 emprunts, 0 intérêts à payer à la banque. Cela a mis du temps certes, mais le résultat est là: une belle maison, plutôt grande, et confortable…

  • FredericB 3 décembre 2012, 12 12 58 125812

    @martin
    Je reste convaincu que les ‘gens’ ne se révolteront pas. Quand la faim les tiraillera, ils iront chez le voisin et se batteront entre eux. Je le constate chaque jour en prenant les transports en commun, dans mon entreprise et ailleurs. La révolte c’et lutter contre un ordre établi. Là il s’agira d’autre chose. Mais j’espère me tromper, réellement.

    La Chine c’est aussi des fleuves qui subissent une pollution extrême. Certains n’arrivent même pas à la mer tant ils sont ponctionnés. Mais je pense qu’ils sont dans une situation analogue à la nôtre : un impact très négatif sur les écosystèmes. La nature finira par prendre sa revanche. Elle commence déjà avec l’accès à l’eau potable qui devient problématique (quantité et/ou qualité). La Chine malheureusement pour eux ne fera pas exception.

  • Martin from Blog Chine 3 décembre 2012, 14 02 08 120812

    Bonjour Frédéric

    Je l’espère aussi. LA Chine a bien des problèmes, en effet, mais je pense sincèrement que le gouvernement Chinois en a conscience et chercher a limiter l’impact écologique. C’est peut etre contradictoire avec le besoin de croissance économique, mais ne serait-ce que pour des raisons sociales (terres agricoles) et d’indépendance géopolitique (pétrole…) et de business, mieux vaut diminuer la pollution.

  • fabrice from blog voyageur 17 décembre 2012, 1 01 46 124612

    Concernant l’énergie, je vous invite à lire l’excellent livre de Jeremy Rifkin: « la 3ème révolution industrielle », super interessant!

  • Quentin 18 décembre 2012, 12 12 38 123812

    Et si, nous étions plutôt à la préhistoire de quelque chose.

    Nous pouvons voir que nous sommes dans la fin d’un monde : pénurie de pétrole, réchauffement climatique… Croissance nulle ?

    Mais on peut voir les choses d’une autre manière :
    La fin du pétrole, c’est l’opportunité de revoir nos systèmes de transport, de mode de vie, de consommation. En transformant les transport, en produisant l’énergie différemment et isolant les bâtiments, etc… Il y a plein d’emploi et de croissance à la clef.

    Maintenant, il ne faut pas louper le coche. La fin d’une époque peut être suivi très vite à par un renouveau comme au XVème siècle, mais elle peut être suivie d’une longue période creux comme à la fin du Vème siècle. A nous de voir quel choix doit on faire !

  • Gilles from Objectifs Liberté 18 décembre 2012, 21 09 54 125412

    Quand on est trop nombreux par rapport aux ressources disponibles, ça se finit par une famine, une guerre et/ou un virus mortel. Donc on connait la fin même si on ne connait pas l’histoire. C’est triste mais c’est comme ça ! La seule inconnue c’est combien de temps avant la catastrophe.

  • Martin from Blog Chine 19 décembre 2012, 5 05 20 122012

    On n’est pas forcément trop nombreux, c’est juste que les ressources sont très mal gérées, théorie des jeux obligent. Rien que pour donner un petit exemple: avec 1 km² de terrain, on produit 700 tonnes de blé en France, de quoi nourrir 2 000 humains. 40% de la surface est cultivable en France, on pourrait donc nourrir 400 millions d’humains en France… Quant à l’énergie solaire, il tombe plus en une heure sur Terre que n’ont besoin 7 milliards d’humains vivant avec le mode de vie américain…

    La Terre a une limite certes mais très élevée, la limite c’est notre incapacité à sortir de nos modèles…

  • Tan 20 décembre 2012, 9 09 23 122312

    C’est un article qui fait un peu peur mais qui fait aussi réfléchir. Mais que peut-on à notre niveau si ce n’est continuer à vivre comme si de rien n’était en espérant que tout ne vas pas se dégrader à vitesse grand V. Sinon je retourne au Vietnam dans la ferme de mes grands-parents!

    Pour la population on est de plus en plus nombreux. Jusqu’où peut-on aller ? Il doit bien y avoir une limite et on en est sans doute pas loin …

  • Christophe 20 décembre 2012, 16 04 21 122112

    Il ne faut pas oublier que nous sommes dirigés par des politiques qui sont à des années lumières des préoccupations des populations. Ils prennent même des décisions qui vont à contre sens du bon sens. Nous sommes manipulés.

  • FredericB 20 décembre 2012, 17 05 28 122812

    @Martin
    Le rendement : c’est pesticides et engrais compris. Il faut comprendre que dans une économie durable et écologique, il est impossible de tenir ces rendements.
    Quand on regarde la courbe de croissance de la population, elle est contrainte par la quantité de nourriture disponible.
    En effet, on peut produire beaucoup avec 1km² de surface cultivable. Mais après il faut transporter, distribuer et vendre. Or dans un monde en vrac, comme faire. Cela ne fonctionnement plus : l’économie sera plus locale. Ce ne sera même plus au sein d’un pays que cela va se décider mais plus au sein d’une région.
    Je maintiens que la terre va réguler toute seule. L’impact écologique existe. Il se rappellera rapidement à nous. En Chine par ex la plupart des nappes phréatiques sont à sec. La quasi totalité des terres cultivables le sont. L’expansion des villes se fait sur des terrains qui étaient cultivés, engendrant une tension sur l’autonomie alimentaire.
    De plus quand on parle de production agricole, beaucoup sert au bétail. 7kg de céréales pour 1kg de boeuf. Tout le monde souhaite manger de la viande chaque jour, chinois, indiens, américains, européens. Cela ne tient pas. Cela suppose de changer considérablement de mode de vie. Mais qui le fera ?
    @Gilles
    Evidemment tu as raison. C’est la triste réalité. La seule inconnue c’est quand ?

    @Quentin
    Je pense aussi que nous allons changer d’ère. C’est assez clair.

    @Tan
    Personne ne sera épargné (en tant que société). Mis à part, les papous et les amérindiens qui vivent avec la nature, je ne vois pas. Les économies sont trop liées ensemble. La taille de population supportable est dépassée depuis longtemps. Elle doit se situer entre 2 et 4 Milliards.

    @Christophe
    Comme tu as raison… C’est évident. Beaucoup de gens pensent : « les gouvernements, les partis politiques, les syndicats ne laisseront pas faire ». En réalité, ils ne sont pas du tout bienveillants à notre égard. Pour se cultiver voir « Etienne Chouard et Aymeric Chauprade. En conclusion, aucune civilisation n’a été dirigée par autre chose que par une oligarchie. La démocratie élective est un leurre et ne sert qu’à désigner son maître et non son représentant. Nos élus, depuis 1973 en France et 1913 aux USA nous ont vendu aux financiers et aux oligarques. Une petite vidéo très sympa où Attali déclame sans rire qu’il rêve d’un gouvernement mondial dont le siège serait à Jérusalem. Ces gens ne pensent pas au bien commun. Seul la cupidité et le pouvoir les motivent.

    Je suis conscient que cela fait peur et que c’est anxiogène mais c’est la triste réalité. La liberté n’est jamais facile à conquérir. En tant que français, j’estime que nous avons des atouts considérables : géostratégiques, climatiques, culturels etc. Nous nous sortirons de là. Et comme l’entrevoie Quentin, l’âge d’Or est peut être à venir

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