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Ne rien faire

Ne rien faire ,même pour des durées limitées, dans un monde ou tout vous encourage à aller vite relève maintenant de l’exploit, et est souvent très mal vu. La mode est à la gestion du temps : comment caser toujours plus de choses dans un espace de temps  de plus en plus réduit ? Bonjour le stress. Pourtant on vous explique que moyennant la gestion active de votre temps, vous serez libéré de ce stress … Le seul moyen de se libérer de son stress est justement d’alléger le nombre de tâches à traiter et de se donner des périodes d’oisiveté où l’on ne fait rien ! Je devrais dire ne rien faire de précis: se laisser aller, faire une petite promenade sans but, prendre un bon livre et rêver. Il s’agit de décompresser en oubliant tout objectif et en ne pensant pas au lendemain. Cela est presque un art de ne rien faire !

Toutefois la réalité de votre environnement reviendra bien vite avec l’inévitable question de vos collègues : qu’est ce que tu as fais ce weekend ? Ma réponse favorite : rien de spécial … Et oui on s’attend à quoi ? que j’ai gravi le mont blanc en 2 jours ou que j’ai passé un weekend avec une star de cinéma ! Nous sommes dans une société ou il est de bon ton d’être occupé à 100% pendant son temps de travail et pendant ses loisirs.

Flâner sans objectifs précis (de temps en temps) ne vous attirera généralement pas la sympathie de vos semblables qui penseront sans doute que vous êtes un gros fainéant. En effet, il est bien vu de travailler, même le weekend, d’avoir une activité, quelque chose à raconter, un plan de carrière, des objectifs à la journée. Moi-même sur ce blog, je me fixe des objectifs mais je me laisse le temps de rêver. C’est un luxe aujourd’hui.

Enfant au repos

Une oisiveté temporaire a du bon. Elle permet une approche contemplative de notre société, un peu comme un moine dans son monastère qui voit le monde qui l’entoure avec un œil extérieur. D’ailleurs il n’est pas si facile d’adopter une telle approche de temps en temps. Nous sommes tellement habituer à nous « occuper »,  à faire plusieurs choses en parallèle, qu’appuyer sur le bouton stop relève de l’exploit. Il faut développer l’envie de ne rien faire de temps à autre et redonner à la paresse ses lettres de noblesse.

On nous a tellement rabâcher qu’il fallait s’occuper tout le temps que nous sommes devenus un peu comme les shadoks qui pompaient sans trop savoir pourquoi (pour ceux qui connaissent cette formidable série) : «  »Il vaut mieux pomper même s’il ne se passe rien que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas ». Je ne m’étais pas rendu compte à l’époque de l’aspect subversif de ce simple dessin animé que je regardais quand j’étais enfant … En tous cas, on a du mal à s’arrêter, à réfléchir, à méditer.

Nous sommes dans la civilisation du « Tout doit aller vite ». C’est pourquoi l’approche contemplative est dur à appliquer, sauf en vacances à condition d’y aller pour vraiment se reposer. Partir à la découverte d’un pays en choisissant une ville et y rester un certain temps sans programme précis juste pour en prendre la température, la comprendre, la ressentir. N’essayez pas de circuit du style « Découvrez la Chine en 3 semaines », mais faites juste un tour à Pékin et visitez la ville de long en large.

Certaines personnes travaillent dans l’objectif d’être un jour indépendantes financièrement (avant la retraite), mais une fois l’objectif atteint, pourraient-elles résister et changer leur vie en une vie plus oisive? Non, la plupart des gens s’activent sans cesse comme le hamster sur sa roue. Pour ma part j’aime bien le temps libre oisif car je peux réfléchir à ma condition, au monde qui m’entoure, laisse vagabonder mon esprit. C’est une manière terrible de me ressourcer. Donc se donner un jour de temps à autre pour ne rien faire, quel pied ! Et ces jours la, je suis fier de ne rien faire (pas de sentiment de culpabilité).

{ 24 comments… add one }
  • Adrien 15 septembre 2010, 21 09 11 09119

    « Certaines personnes travaillent dans l’objectif d’être un jour indépendantes financièrement (avant la retraite) »

    En espérant qu’ils abaissent la retraite à 35 ans alors … :p

    « mais une fois l’objectif atteint, pourraient-elles résister et changer leur vie en une vie plus oisive? »

    Sans trop de soucis, enfin je m’explique, si je continu à travailler même en ayant atteint l’indépendance financière, ça sera uniquement si ce que je fais me passionne. Il y a travail et travail, si on a la chance de faire un travail qui nous plait et qui comporte au passage peu de points négatifs, pourquoi tout arrêter ?

  • Vincent 15 septembre 2010, 23 11 38 09389

    Que faire ce weekend? Et bien justement ne rien faire, ça me va pris dans le sens que tu lui donnes. Une petite après-midi entre amis à glander et à rigoler autour d’un barbecue pendant des heures c’est bien sympathique.

    Je crois que je suis d’une nature oisive même si de temps en temps je sais donner un petit coup de collier niveau boulot pour des raisons difficiles à expliquer (un fond de culpabilité sans doute). J’ai souvent envie de ne rien faire car je suis un rêveur. Mais comme tu le dis, ne pas s’occuper est mal vu donc quelquefois on fait semblant.

    En tous cas si j’avais suffisamment d’argent pour arrêter de travailler, je ne glanderais pas grand chose c’est sur.

  • Fabrice 16 septembre 2010, 14 02 04 09049

    @Adrien, justement tu ne seras pas oisif à te retraite.

    Voilà un article comme je les aimes!
    Toutà fait d’accord avec toi!

    Moi-même je suis assez contemplatif et c’est ce que j’aime aussi dans les voyages. Aussi je suis un adepte du slow travel, plus à même de saisir les nuances d’une culture.

    Pour ce qui est de l’indépendance financière, c’est une question surcotée. Ceux qui parlent souvent de cela sont des personnes tres actives et ils continueront de l’etre après, tj peut-être dans le but de gagner encore de l’argent. Une roue sans fin…Pascal disait qu’il n’y a pas une grande différence entre le temps libre et le travail, il s’agit dans les deux cas du besoin de l’homme à combler le vide, c’est tout.

  • Adrien 16 septembre 2010, 14 02 24 09249

    Comment ça je ne serais pas oisif ? Effectivement je ne serais pas une « loque » qui passera son temps sur son canapé à moitié endormi.

    Enfin quelqu’un peut m’expliquer vraiment ce qu’il entend par oisif, j’ai peur d’avoir mal compris :’D

  • jerome F. 17 septembre 2010, 14 02 43 09439

    « Ne rien faire » c’ est ce que l on se dit tous au travail tous les jours! Surtout en se levant tôt le matin……..Endormi

    Mais après quand on ne fait rien, il faut savoir s’ occuper et avoir des passions.Je connais pas mal de monde qui à la retraite, dépriment et s’ ennuient!!!! C’ est incroyable et pourtant!

  • fraZck 17 septembre 2010, 15 03 48 09489

    Super ton article ! Je suis entièrement d’accord avec toi. Arrêtons de courir, d’en vouloir toujours plus, toujours plus vite ! Prenons le temps de…prendre le temps 😉

  • fabrice 17 septembre 2010, 19 07 00 09009

    @Jerome
    Faut pas bosser si tard sur son blog;-)

    @Adrien
    Oui c’est ce que j’ai dit!

    Le tempes est une chose fascinante. Plus tu veut faire de trucs à la fois, plus il passe vite….

  • Gilles (Objectifs Liberté) 17 septembre 2010, 22 10 42 09429

    @à tous, imaginez la situation suivante :

    Vous gagnez à une loterie 2000 euros par mois à vie, pas une grosse somme mais assez pour vivre fort correctement en fait, que faites vous ? Je pose cette question car la réponse n’est pas si facile. La plupart des gens disent : « si je ne travaillais pas, je ferais …. », « si j’avais de l’argent, je ferais … » et justement ils expliquent qu’ils travaillent et économisent pour arriver dans cette situation. Mais en fait bien souvent, leurs objectifs ne servent qu’à justifier la route qu’ils prennent et n’en sont pas vraiment.

    @Adrien : toi qui justement gagne 2000 euros par mois en travaillant dur sur tes sites pour être financièrement indépendant. Si tu l’étais dès maintenant que ferais tu ?? Tu continuerais pour gagner plus, tu lèverais le pied, tu abonnerais tout pour t’occuper de ton jardin ?

    @fraZck, @Vincent : vous avez bien compris la philosophie, il faut savoir lever le pied et flâner un peu. J’essaierais dans un article à venir de décrire un dimanche spécial glande.

    @Fabrice : le slow travel oui c’est le top.

    Pour ma part je pense que l’on peut trouver un travail intéressant mais compter sur son travail pour structurer sa vie me parait bien dangereux. Et pourtant mes quelques conversations de machines à café sur le sujet m’ont laissé très songeur. Beaucoup de gens m’ont dit : mais si tu n’as pas de travail tu t’emmerdes très vite, tu sais pas quoi faire … Amusant non !

  • Adrien 17 septembre 2010, 22 10 47 09479

    Si on m’assure 2000€ euros net par mois jusqu’à ma mort je ne travaille plus pour gagner le plus d’argent possible. Je continuerai surement à travailler sur le web mais que quelques heures par jours, non pas pour gagner beaucoup d’argent, mais surtout pour partager avec les autres, enfin je ne sais pas, et ça n’arrivera jamais donc … :p Mais je serais « cool », je me donnerai beaucoup moins de mal.

  • Hélène 19 septembre 2010, 7 07 06 09069

    Je me sens bien sur,Gilles, en accord avec l’esprit de cet article.Avoir du temps pour ne serait ce que ralentir est en effet un luxe pour beaucoup.En me déplaçant à pied j’ai pu redécouvrir et apprécier ce mode de vie plus lent et plus adapté à mon tempérament.En partant à pied au travail le matin,et bien qu’en plein centre ville, j’ai l’impression parfois d’être dans un village:je salue les 2 ou 3 commerçants que je connais un peu, je bois un café au zinc d’un bar..Je peux même traverser un jardin public pour m’aérer un peu.En variant les itinéraires je me crois en vacances, découvrant une ville étrangère.Une ou deux fois par an,je prends une journée de congés pour découvrir un quartier que je ne connais pas..
    Ralentir c’est bon pour soi, et pour ceux qui nous côtoient,nos proches.On est plus détendus.

  • fraZck 19 septembre 2010, 8 08 41 09419

    @Hélène, je ne suis pas d’accord quand tu dis qu’avoir du temps est un luxe pour beaucoup. Tu le dis toi-même Une ou deux fois par an, je prends une journée de congés. Prendre son temps est une chose que tout le monde peut s’accorder, ne serait-ce qu’une heure ou deux. Avant je courrais tout le temps. La semaine pour aller au boulot, le week-end pour faire pleins de choses en famille. Maintenant, je vois les choses autrement, la semaine, pour aller au boulot, je pars 5 minutes plus tôt. Ainsi, j’ai le temps de me rendre à l’arrêt de bus (avant j’arrivais limite et j’étais obligé de hausser le pas, voire de courir). Le soir, pour rentrer, je pars à « l’heure ». J’ai le temps de rentrer tranquillement pour récupérer les enfants. Le week-end, on ne se prend plus la tête « faut faire ci, faut aller là ». Parfois, il faut absolument faire ou aller, mais en réfléchissant un peu, on a le temps de le faire dans le week-end (on repousse d’autres choses au week-end suivant ou plus tard, ou bien on laisse de côté car inutile ou inintéressant).
    Je ne sais pas si j’ai bien été clair, mais en conclusion je dirais que prendre du temps pour tout le monde ce n’est pas un luxe si on le veut vraiment.

  • Hélène 20 septembre 2010, 19 07 38 09389

    @fraZck Oui,si on a évalué ce qui est bon pour soi,sa santé,son équilibre personnel et qu’on se donne les moyens de changer des choses dans son quotidien, on peut trouver le temps nécessaire pour vivre »mieux ».Mais j’ouvre les yeux et les oreilles.Autour de moi il y a des jeunes femmes avec des enfants en bas age,des femmes qui élèvent seules des enfants,des familles qui par choix économique(ce n’est pas au bout du compte un choix toujours « économique »mais c’est un autre débat) vont vivre en périphérie des métropoles..Ces personnes sont prises dans un engrenage, sont épuisées..Et quand on discute certains me disent que je suis privilégiée:j’habite à 15 minutes à pied de mon boulot, dans un quartier très bien desservi par les transports en commun, prés des magasins/lieux culturels/hôpitaux/etc..Je peux vivre sans voiture..etc..donc je suis chanceuse.Mais c’est vrai que j’ai fait des efforts pour cela.J’ai du temps libre pour ne rien faire(et lire,dessiner,aller au cinéma,passer du temps avec mes proches, rêver..etc)…Un bien précieux.

  • fraZck 20 septembre 2010, 20 08 37 09379

    @Hélène Tu le dis toi-même c’est vrai que j’ai fait des efforts pour cela. Après, les efforts sont plus ou moins durs en fonction de notre situation. J’écoute et je regarde également et justement, beaucoup de personnes dans des situations telles que tu le cites ont tendance à être fataliste et ne prenant pas en main leur avenir. Mais il est vrai que sortir d’un tel engrenage est plus long et surtout beaucoup plus difficile et que, baisser les bras, est « légitime » mais pas une fatalité.

  • Gilles (Objectifs Liberté) 23 septembre 2010, 10 10 21 09219

    La société nous fait perdre le gout de la simplicité. « Ne rien faire » de spécial, de prévu ou de planifié est un formidable moment de repos pour l’esprit.

    @Hélène : tu as raison, il y a des gens pris dans un engrenage. Ils sont victimes et quelquefois un peu responsable car il faut savoir s’arrêter et réfléchir. Certains cas sont traitables mais pas tous car l’environnement économique n’est pas favorable. Par exemple la vague de suicides qui a touché une société nationale bien connue peut faire réfléchir. Il vaut mieux quitter son travail, vendre sa maison plutôt que de se suicider (c’est moins pire que la mort !). Mais les gens ont l’impression qu’il n’y a pas d’issues. Malgré tout la fatigue au quotidien te broie et peut te faire perdre ta lucidité.

    @Adrien : tu travaillerais encore quelques heures par jour avec 2000 euros par moi, je crois qu’il est difficile pour toi de ne rien faire. Tu es un hyperactif. C’est une qualité ou un défaut selon ce qu’on en fait. Va visiter l’abbaye dont je t’ai parlé qui se trouve dans ton département ! De toute façon pour bien travailler, il faut bien se reposer … C’est d’ailleurs ce que proposait Tim Ferriss dans son livre « La semaine de quatre heures » ou il se donnait des mini-retraites pour regonfler les batteries.

    @fraZck : en effet il faut se forcer à prendre du temps pour soi sans s’activer pour rien. Ne rien faire de temps en temps demande des efforts avant. Je prends un exemple : si tu achètes une ruine et que tu passes 20 ans à la retaper sans que ce soit ta passion, ni que tu y sois fortement contraint financièrement alors tu as perdu 20 ans x le temps passé. Si tu habites dans une maison 2 fois trop grande par rapport à tes besoins alors tu passes ton temps à nettoyer, réparer, tondre ta pelouse … Je me souviens que lors d’un incendie dans le Sud de la France, une femme en pleurs racontait que sa maison avait brulé, que sa vie était fine car elle avait passé toute sa vie s à l’arranger avec son jardin et à en faire son petit paradis. Mais c’est un autre débat qui concerne l’attachement aux choses et non plus à la gestion du temps.

    Il y a un moment où il faut faire des choix avec lucidité en fonction de ses envies pour dégager du temps pour ne rien faire. Je m’accorde en général un jour ou je me vide l’esprit et je ne fais rien : le Dimanche. Je prends mon temps, je me promène, je me fais un petit restaurant, j’ouvre grand mes yeux et mes oreilles et je relativise malgré mes soucis (et oui comme tout le monde).

  • fraZck 23 septembre 2010, 11 11 45 09459

    @Gilles : Belle synthèse des commentaires précédents. Tu résumes très bien que, parfois, les événements font qu’on perd notre lucidité.

  • kozaki 26 octobre 2010, 11 11 47 104710

    Tiens l’article et les commentaires font songer au récent film de Xavier Beauvois « Des hommes et des dieux », je me trompe ?

    OK si j’approuve l’objectif visé par Gilles, fraZck, Fabrice… : Garder sa ligne mentale et le lien si riche avec son fort intérieur qu’on peut élargir et développer,
    – Il serait dommage que ce côté cocooning un peu nombriliste (« tu, te, moi » et « je, je me, je ») soit érigé en règle valable pour tou-te-s
    – L’expression « ne rien faire » est là par défaut n’est-ce-pas ? Il en existe peu d’aussi impropres : c’est quand il ne « fait rien » que le bébé grandit… et c’est lorsqu’on se repose que l’on peut digérer et gagner (en maturité etc.). C’est un des petits détails qui nous différencie des machines type calculateur (ordinateurs) pas vrai Gilles ?-)
    – Personnellement (comme Hélène ?) je maintient retrouve et fait évoluer mon équilibre en faisant autre chose, à un autre rythme et pour/avec autrui : des actions qui m’oxygènent me retapent et élargissent mon champ de vision bien mieux et durablement qu’en ne « faisant rien » ou en ne pensant *que* à mes fesses.

  • Gilles (Objectifs Liberté) 29 octobre 2010, 7 07 20 102010

    @Tukozaki : Dans la vie je pense qu’il faut d’abord penser à soi pour ensuite mieux penser aux autres et surtout le don, l’aide que l’on peut fournir à d’autres ne doivent pas être imposés. Ne rien faire, c’est juste s’arrêter et réfléchir quelques instants (si tu veux tu peux dire qu’elle est la par défaut).

    Il faut voir aussi qu’une démarche individuelle peut avoir un intérêt collectif : prenons quelqu’un qui devient un adepte de la simplicité volontaire, par effet de bord il consomme moins, pollue moins, travaille moins (laisse ainsi un travail possible pour une autre personne), etc.

    Ce que je n’aime pas c’est qu’on m’impose des choses, qu’on me dise ce qui est bien ou mal pour moi, qu’on me dise quoi faire. Si je veux j’ai le droit de ne penser qu’à mes fesses du moment que je ne fais de mal à personne ! Sinon on revient dans un régime communiste style URSS et on voit ce que ça a donné. Bientôt par exemple tu verras que l’écologie mouvement respectable deviendra une forme de dictature. Quand la solidarité devient imposée à tous et qu’elle n’est plus un choix personnel alors les problèmes commencent.

    OUI je me laisse des espaces de liberté, je me pose de temps en temps et je ne fais rien. Ça ne fait pas avancer le monde, mais ca ne le fait pas reculer non plus.

    J’ai commenté pas mal sur un autre forum sur la retraite car les gens indiquaient qu’ils ne voulaient pas être solidaires du mouvements des grévistes. Moi je soutiens les syndicats même si je pense que la retraite doit être aménagée. Ce que je critique ce n’est pas que les gens soit pour l’allongement de la retraite, mais qu’ils ne comprennent rien au système et qu’ils ne voient pas comment un gouvernement qui ne veut négocier avec personne les prive de leur choix sans même qu’il s’en rende compte. Le plus important c’est donc la liberté !

  • Marie 2 février 2011, 22 10 59 02592

    Ne rien faire c’est un art de vivre avant tout. Comme tu le soulignes justement il s’agit simplement de faire un gros break de temps en temps. Ce n’est pas pour autant être un fainéant surtout quand on voit le manque de sens dans nos boulots.

    J’essaie de m’accorder ces petits moments quand ma fille m’en laisse le temps ! Tu as bien fais de prendre le contrepied de la tendance actuelle qui consiste à courir dans tous les sens. Et c’est pas parce que je m’arrête de gesticuler de temps en temps que je ne sais rien faire !

  • Tan 3 février 2011, 7 07 02 02022

    Définir son objectif de vie est une priorité et je ne pense pas que l’oisiveté en fasse partie dans mon cas même si je comprends ton discours. J’ai été éduqué pour travailler dur, faire mes études et trouver un bon job. Ne rien faire ne fait pas partie de mon tempérament, il faut que je m’active, c’est ainsi mais je comprends ton raisonnement.

    J’y vais j’ai un truc à faire les glandeurs 😉

  • fraZck 3 février 2011, 8 08 35 02352

    @Tan, prends tout de même un peu de temps pour ne rien faire, sinon tu seras condamné à bosser toute ta vie !

  • Christian 3 février 2011, 16 04 55 02552

    Ne rien faire, est une attitude qui peut surprendre certains, elle peut être considérée comme une renonciation à la vie sociale, et pourtant :

    « Avoir du temps devant soi, cela vaut de l’or » me disait mon banquier, ne pouvons gérer notre vie comme nous l’entendons, nous pouvons aider nos amis, réfléchir, et planifier des stratégies, organiser notre futur, le temps c’est effectivement de l’argent, et l’argent est important, il fait le bonheur, car il faut en avoir suffisamment pour ne pas être dans la dépendance.
    En étant libre de ne rien faire, nous pouvons choisir de faire quelque chose au meilleur moment qui soit, et en sortir gagnant.
    prenons du temps pour ne rien faire…

  • Gilles (Objectifs Liberté) 3 février 2011, 21 09 10 02102

    @Marie : se reposer pour souffler un peu quand on a des enfants c’est pas mal. Je peux comprendre alors que tu n’es envie de rien faire de temps en temps.

    @Tan : tu es encore jeune et motivé. Quand on est plus âgé on perd un peu de sa motivation non pas à cause de l’age mais à cause du manque de sens et de reconnaissance dans nos boulots (comme le soulignait Marie).

    @fraZck : Tan est jeune et fou, ce n’est pas un contemplatif visiblement.

    @Christian : ton commentaire est tout à fait juste et je rajouterais que ne rien faire, faire une pause pour mieux repartir, pour chercher des nouvelles idées c’est plus productif que d’avoir le nez dans le guidon.

  • philbich 30 octobre 2011, 14 02 51 105110

    @Gilles: je confirme tes dires, il faut d’abord pouvoir penser à soi pour pouvoir ensuite donner aux autres

    @Christian: je vais dans ton sens, il faut avoir de l’argent de côté pour avoir du temps devant soi … c’est pour cela qu’il faut commencer jeune !

    Le meilleur film français que je vous conseille de voir ou revoir sur ce sujet est Alexandre le bienheureux de Yves Robert, sorti en 1967, où Philippe Noiret joue un Alexandre qui a fait rêvé des millions de français et a décuplé sa cote d’amour dans le coeur de ce pays. Il incarne justement un contrarien de la société de consommation et annonce à sa façon la contestation de mai 68.

    Oui il faut apprendre à flâner pour avoir le temps de prendre du recul sur la vie que nous vivons et qui n’est pas forcément celle dont nous rêvions. L’esprit critique a besoin de prendre du recul pour mieux jauger les situations, aussi rien de tel que de ne rien faire d’imposé.

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