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Le prix de nos possessions

Tout ce que l’on possède a un coût. Une possession entraine bien souvent une dépense sans aucun espoir de revenu. Mais c’est surtout une source de problèmes beaucoup importante que ce l’on imagine. Le coût s’exprime sous plusieurs formes, la plus évidente étant l’argent, mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Dans le reste de l’article, je parlerais d’objets pour désigner tout type de possession physique. La majorité des objets entraine donc une :

  • Perte d’argent : les objets s’achètent neufs ou d’occasion, donc il faut déjà débourser de l’argent. Même si c’est un don, le stockage et l’encombrement ont un coût. La plupart des familles pourraient vivre dans des logements plus petits si l’espace était optimisé et les pièces vidées de la plupart des objets inutiles qui les composent. Une règle de bon sens consiste à se désencombrer systématiquement. La réduction de consommation de manière général ne peut qu’en être bénéfique pour équilibrer votre budget ou vous payer ce voyage dont vous rêviez tant.
  • Perte de temps : quand on achète un objet sur internet ou dans un magasin, il y a une phase de recherche, de livraison ou de déplacement et aussi de gestion. Bref acheter un objet et l’entretenir coûte du temps.

Trop d'objets

  • Perte d’énergie : plus d’objets, c’est plus de nettoyage, de rangement et d’entretien. Faire son ménage en 1h00 au lieu de 30 minutes c’est de la fatigue en plus.
  • Perte de choix : une fois votre objet acheté, rangé, il limite vos autres choix car il prend de la place et vous a couté de l’argent. Les finances personnelles c’est comme la vie une affaire de choix. On ne peut pas tout acheter et stocker.
  • Perte de sérénité : si vous avez dans votre maison des centaines de bibelots, une collection de timbre, etc, ces objets deviennent non seulement un encombrement au sens physique du terme, mais un encombrement au sens mental. Il faut les nettoyer ces bibelots ! Cette collection de timbres a de la valeur, il faut la protéger. Au bout du compte ce sont nos objets qui nous possèdent.

Chaque ajout d’un objet dans son environnement intérieur impose des contraintes dont nous ne prenons vraiment conscience qu’en les observant avec de nouveaux yeux. Les objets ont donc un coût bien supérieur à leur coût d’achat. Bien évidement certains nous apportent de la valeur car ils rendent des services : machine à laver, aspirateur, lit, télévision (non pas télévision), etc tandis que d’autres plus décoratifs n’apportent pas grand chose. Je suis un adepte de la simplicité, du moins c’est mieux, et prendre en compte le coût global sur la durée de vie d’un objet m’apparait indispensable.

http://www.objectifsliberte.fr/reduire-sa-consommation.html
{ 9 comments… add one }
  • DavidB_iRiche.com 8 août 2011, 0 12 13 08138

    Je reconnais que c’est plutôt bien pensé mais c’est éminemment difficile de se séparer d’objets auquel on attache une valeur sentimentale, même s’ils sont parfois encombrants (l’armoire de grand-mère… 😉 )
    Plus facile avec des objet modernes remplaçables ou substituables.

  • fabrice 8 août 2011, 5 05 41 08418

    David Fincher disait un truc du genre: « nous possédons les objets, mais au final c’est eux qui nous possèdent ».

  • epsilon 11 août 2011, 10 10 41 08418

    Je viens de vendre ma nespresso contre une cafetière italienne!!! achat de base moins cher, et surtout le café à 1,63€/kg contre 63€/kg pour la nespresso!!!!!!!!!!

  • Gilles (Objectifs Liberté) 20 août 2011, 13 01 22 08228

    @David :

    Ce n’est pas facile en effet de développer une sorte de non attachement aux choses surtout quand il y a des objets de famille, mais à un moment il y a des choix à faire à faire en fonction de sa situation et de l’encombrement. Garder une armoire familiale et quelques objets de famille c’est normal, remplir sa cave ça l’est moins. Dans approche de simplicitaire on peut garder les plus beaux objets tout simplement !

    @Fabrice :

    Sous une autre forme j’ai cité cette phrase, je ne sais pas si elle appartient à un auteur en particulier car c’est tellement logique. Un objet n’a en soi qu’une valeur d’usage même si nous lui accordons une valeur sentimentale. Mais quand on accumule, collectionne, on donne une autre dimension aux objets et on vit pour s’en occuper en effet.

    @Epsilon :

    Attention je parle bien de possessions aux sens physiques dans cet article pas de réduction des dépenses. On peut vivre simplement dans une forme de luxe en préférant la qualité à la quantité ! Juste pour compléter bien que ce ne soit pas le sujet de cet article 1,63 euros/kg de café ce n’est pas cher (attention à la qualité); pour ma part 11,80 euros/kg bio.

  • Etienne from Développement physique 22 avril 2012, 16 04 27 04274

    Gilles,

    Je suis tout à fait d’accord avec toi sur le coût des objets. La démarche de réduire nos objets est contre nature car contraire à la société de consommation et au mode e fonctionnement la majorité des gens que l’on connait (amis, collègue, famille).
    Cependant, il vaut mieux réduire la quantité de choses au profit de la qualité des choses.
    Il faut aussi tendre vers la mutualisation des choses et utiliser les services de location plutôt que d’acheter systématiquement.
    Leo Babauta de Zen Habit est de lecture inspirante sur ces sujets. Pour le minimalisme, un traduction de son blog est disponible ici : http://frenchminimalism.wordpress.com/

    Bonne lecture

    Etienne

  • régis 6 août 2013, 16 04 58 08588

    On peut aussi réparer ses objets, ce qui évite d’acheter et est écologique.
    Je pense aux vêtements, à l’informatique, l’électroménager…
    Si vous n’y arrivez pas tout seul, il y a pleins de sites internet sur la réparation. Il y a aussi des artisans en ville.
    J’ai entendu parler aussi des repair cafe où les gens viennent avec leurs objets cassés et s’entraident pour réparer.

    Vive l’indépendance financière.

  • Gilles from Objectifs Liberté 11 août 2013, 18 06 48 08488

    @Etienne :

    Je lisais Léo Babauta avant de créer ce blog, c’est vraiment le précurseur sur le Web en terme de gestion du temps, de simplicité et d’économie (au sens porte monnaie !). On partage le même point de vue, il faut ne conserver que des objets utiles et non pas entasser pour entasser ou se faire plaisir par l’acte d’achat lui-même.

    Quand à la mutualisation c’est l’avenir à la fois pour des raisons d’espace et de cout, car la situation économique se dégrade et les mètres carrés coutent chers ! On y viendra tous soit en direct, soit via internet et les sites de locations d’objets.

    @Régis :

    La réparation c’est une bonne idée mais de nombreux objets ne sont plus vraiment prévus pour être réparés. Prends par exemple un rasoir électrique pour cheveux, impossible de changer un moteur ou les lames alors que ça ne doit pas couter plus de 2/3 euros, il faut acheter le rasoir entier qui coute entre 20 et 40 euros. C’est donc une bonne idée mais limité à cause des fabricants eux mêmes qui ne fournissent pas les pièces détachés (ou très chers) et/ou ne prévoient pas dans le cahier des charges de leurs appareils une maintenance possible …

  • Etienne from Développement-Physique 11 août 2013, 22 10 13 08138

    @Gilles et Régis

    Une seule solution, revenir au rasoir coupe choux. Pas besoin de le réparer, il ne tombera jamais en panne 🙂

  • régis 17 août 2013, 9 09 10 08108

    Sur Paris on trouve encore des artisans qui réparent.
    C’est sûr que dans les centres commerciaux rien n’est fait pour la réparation. Ce qui compte c’est le chiffre d’affaires et donc les ventes. L’illusion des prix bas avec des produits qui durent pas longtemps, il faut les remplacer très souvent donc ça coûte moins cher d’acheter tout de suite de la qualité. Je pense aux chaussures par exemple.
    Pour le rasoir, j’utilise un rasoir manuel traditionnel. Il tombera jamais en panne, faut juste changer les lames et c’est pas très cher.

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