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La naissance d’un livre : « One way notes, la transition »

Jamais je n’aurai pensé écrire un roman, puis du jour au lendemain, suite à quelques commentaires sur des bribes d’autobiographie visant à expliquer mon travail de musicien, un personnage est arrivé, puis dix, puis cinquante. Des lieux, des voyages, des continents ont dispersé mes héros dans une enquête planétaire. Je n’avais aucun plan, aucune trame, si ce n’est celle qui m’est apparue au fil de six semaines d’écriture que je peux presque qualifier d’automatique. Je relisais les pages de la veille et repartais à l’aventure.

Pourquoi écrire ? Je n’ai pas une grande culture littéraire mais, une fois le travail entrepris je me devais, sans l’avoir planifié, d’aller à l’essentiel. En fait il s’agissait de fourrer mon nez partout où depuis l’enfance je m’indigne, m’émerveille et m’enthousiasme. L’écriture permet toutes les audaces et il me fallait user de cette liberté au mieux des intérêts de mon récit.

Beaucoup de thèmes le traversent : religion, sexe, armée, guerre, enfance, politique, amour, amitié, vie sociale, pègre, transports, économie, argent, finance, science, paranormal, chansons… avec en toile de fond les maux qui m’obsèdent ; jalousie ; attentes ; obsession de la réussite.

Donc il s’agit d’une enquête sur un mensonge, une mystification à l’échelle planétaire. Elle va entraîner des journalistes, des hommes politiques, des mafieux et une nouvelle entité, découverte ou surgie, à participer à la mutation des sociétés humaines, pour leur survie, le tout à une vitesse inouïe. La vie de l’humanité en toile de fond apparaît au travers d’anecdotes et de réorganisations sociales sur les cinq continents. Après la mort du narrateur l’enquête se poursuit à une autre époque. On peut y appréhender les modifications des comportements individuels, sociaux et communautaires et sentir ce qui, à travers la ténacité des générations humaines et avec le concours d’une entité mystérieuse, a rendu possible l’épanouissement d’une planète heureuse.

Tout en écrivant et en effectuant de multiples recherches de documentation, en bibliothèque mais aussi à la rencontre des gens, j’ai réalisé l’ambition démesurée de mon entreprise. Je me suis alors convaincu de la nécessité de réaliser un roman « interactif » dans lequel le lecteur puisse installer ses schémas, ses convictions et ses doutes. Je m’étais fixé une limite de temps pour la rédaction, afin d’être sûr d’aller jusqu’au bout, et je me disais comme une boutade « l’écriture est une période euphorique, le travail m’attend après ! »

One way notes la transition

Alors j’ai enchaîné près de cent cinquante relectures avec les questions de sens, de syntaxe, d’abus de répétitions, de ponctuation… mais la première étape a été de me convaincre que j’avais effectivement écrit un roman. Il m’a bien fallu une vingtaine de ces relectures et un panneau de six mètres de long sur mon mur pour m’approprier le texte, faire tomber les anachronismes et réaliser que j’avais atteint mon but. J’espère que ce travail, en dehors de l’apprentissage qu’il m’a valu, pourra amener mes lecteurs à partager mon enthousiasme pour un monde heureux. Je me suis fait la réflexion durant la période d’écriture que chacun d’entre nous, nourri de son expériences, de ses connaissances et de ses questionnements peut, comme je l’ai fait, se laisser entraîner par l’écriture.

Un dernier mot pour avouer que je ne suis pas certain d’avoir entièrement maîtrisé mon récit. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être et je découvre encore des chemins possibles dans cette histoire !

Pour finir définitivement, quelques questions qui m’ont permis de développer mon argumentaire :

  • Attendons-nous la prochaine guerre mondiale ou une catastrophe équivalente pour rééquilibrer les rapports entre nos sociétés ?
  • Quel est notre rôle individuel dans un élan de raison, d’humanisme et de partage ?
  • Comment l’esprit humain peut-il s’affranchir d’une évolution qui l’a amené à subir un monde devenu fou ?
  • Comment respecter les milliards d’individus qui devraient cohabiter et le milieu naturel qui leur permet de survivre ?
  • Comment le commerce du sexe, l’armée, la religion, les femmes et hommes politiques, l’argent vont-ils disparaître ?
  • La chanson est un élément fondateur de la personnalité des petits enfants, de l’imagerie identitaire des générations, le ciment des communautés.
  • L‘humanité peut-elle faire l’économie de la réconciliation ?
  • Les dysfonctionnements se nourrissent de la mise à l’écart des indésirables ?
  • Quelle organisation planétaire remplacera les systèmes politiques étatiques quand les échanges entre les communautés seront affranchis des systèmes financiers, commerciaux et idéologiques ?
  • La subversion qui guidera ces transformations, initiée par les plus sombres organisations criminelles sera contrainte par une découverte en marge des connaissances scientifiques et technologiques.
  • Et si la gabegie énergétique et les choix destructeurs qu’elle entraîne cessaient brutalement ?
  • L’éducation : Une utopie planétaire stratégique ?
  • Quelle corrélation entre le destin individuel et celui de l’humanité ?

Une petite présentation vidéo de « One Way Notes, la transition » est également disponible.

{ 9 comments… add one }
  • Alexandra de Sphère Humaine 28 octobre 2013, 16 04 15 101510

    Bonjour Thomas,
    je te connais pas, néanmoins félicitations pour avoir écrit un roman.
    As-tu lu Les falsificateurs d’Antoine Bello? Cela pourrait t’intéresser.
    Bien à toi.
    Alexandra

  • popovic 30 octobre 2013, 10 10 01 100110

    Merci Alexandra, je viens de finir un roman essentiel « l’art de la joie » de Goliarda Sapienza et suis en quête d’une nouvelle lecture. Merci de me la servir sur un plateau.
    Ton obligé
    Thomas

  • Héloise 5 novembre 2013, 9 09 33 113311

    Tu as bien du courage de t’être lancé dans cette aventure de l’écriture d’un roman, je pense que peu d’entres nous en serait capable… Je trouve personnellement les questions que tu as abordé particulièrement intéressante et pertinente surtout dans la société actuelle. Je pense aussi que peu importe si la réalisation est parfaite ou non comme tu l’évoques, le plus important est tout l’apport que cela a pu produire pour toi, et surtout d’être sûr d’avoir fait passer les messages que tu souhaitais, c’est pour moi l’essentiel.

  • popovic 6 novembre 2013, 9 09 34 113411

    Tu penses juste Héloise. Merci, et n’hésite pas à te lancer.
    Thomas

  • Marc Murcia - ToutChange 8 novembre 2013, 17 05 17 111711

    Félicitations !

    Déjà pour le travail accompli qui semble titanesque. Deuxièmement pour les thèmes abordés dans ce livre, très larges et très complet, en phase avec l’esprit de ce blog. Troisièmement pour cette présentation qui vient du coeur et qui me donne envie de le lire !

    A bientôt,

    Marc

  • popovic 9 novembre 2013, 10 10 23 112311

    Merci Marc pour ces encouragements qui me touchent. Chacun fait de son mieux bien sûr, mais ça fait du bien de se sentir accompagné. Bonnes lectures.
    Thomas

  • tibibou 29 avril 2014, 23 11 22 04224

    150 relectures, je me contente de 3 relectures par deux personnes, puis celle de l’éditeur. A la fin, il en restera encore une, de ces coquilles qu’on exècre.
    J’utilise Antidote qui fait un excellent travail, largement au-dessus de tous les correcteurs.
    Si la relecture portait sur le fond, là, seul le cerveau peut effectuer le boulot.
    Bravo pour cette pugnacité. Aucune place à la fantaisie…

  • popovic 5 mai 2014, 10 10 38 05385

    Bravo pour votre efficacité efficacité Tribilou. Pour moi c’était un peu comme de faire le tour de l »Islande à pied, une épreuve de survie, forcément douloureuse mais pas que…

  • popovic 7 mai 2014, 9 09 41 05415

    Une pensée inspirée par le courrier de tibilou: à l’occasion de la parution de mon livre j’ai découvert un univers que je ne connaissais pas, celui des auteurs. Je n’ai pas le projet d’en devenir un, d’écrire un second puis un troisième livre.. J’ai tout simplement cédé à une pulsion qui était de raconter une histoire. Si j’avais autre chose à dire, peut-être en écrirais-je un autre, ou bien un opéra, une pièce de théâtre, une chanson, ou bien je fonderai une famille…

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