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La consommation collaborative, la solution de demain

Depuis des années les débats de société oscillent  entre prospérité, crise, croissance, consommation, rigueur, écologie, liberté et autres termes socio-économico- philosophico-écolo-psycholo et j’en oublie sans doute.

Au risque de mettre les pieds dans le plat, il est urgent de dire que les problèmes environnementaux risquent de s’accroître jusqu’à un point de non retour nous obligeant  à changer toutes nos habitudes de vie afin de faire face aux différentes pénuries qui nous guettent, au changement climatique et autres bouleversements sur lesquels nos scientifiques nous alertent sans pour autant être entendus.

La raison de cette affirmation est simple : les problèmes écologiques sont la conséquence d’un croisement entre une démographie galopante et un modèle économique basé sur la destruction des ressources.

Le film « Soleil vert » de richard Fleischer en 1973 a été l’un des premiers films d’anticipation illustrant un scénario catastrophe sur l’évolution de notre société. De nombreux autres films ont suivi, dont certains se basant sur des thèses de chercheurs. Quasiment tous ces films  illustrent un monde encore plus fortement inégal, autoritaire et en lutte permanente pour sa survie. Les livres de science-fiction et les films ne construisent pas notre futur, mais nous montrent par anticipation les possibles vers lesquels nous pouvons tendre si nous ne réagissions pas.

La vie de l’humanité a évolué selon Alvin Tofler autour de trois grandes vagues de développement qui se suivent et se superposent depuis ces derniers 10000 ans. La vague agraire, la vague industrielle et la vague de la connaissance correspondant aux années soixante dix. Cette dernière a engendré une accélération dans tous les domaines de la société qu’ils soient économique, financier, social, technologique, médicale, familiale, écologique etc… apportant son lot de mieux être et de liberté durant ses clinquantes dernières années. Simplement la mondialisation de cette dernière vague via notamment l’informatique et internet nous fait passée d’un monde solide, concret à un monde liquide et éphémère que nous ne maîtrisons plus. La machine s’est emballée; ceux qui sont aux commandes n’arrivent plus à la stabiliser et n’ont comme solution de la nourrir à coût de profit et de croissance plutôt que de tirer sur le frein à main pour en réduire progressivement l’emballement et éviter le choc frontal qui ne cesse d’être annoncé à tous ceux qui en sont les voyageurs.

Consommation collaborative

Malgré ce risque majeur pour l’humanité et nos descendants, nous voulons tous notre part de richesse même en resquillant afin de profiter comme nos ainés des bienfaits du modernisme, du consumérisme et de la liberté que cela apportent. Nos comportements formatés depuis quarante ans à vivre pour avoir et non pour devenir ne font qu’accélérer l’ampleur du désastre et convaincre nos politiques de maintenir ce modèle de croissance qui va tout détruire mais que tout le monde réclame avec cette pensée magique que nous trouverons demain les solutions aux problèmes que nous créons aujourd’hui.

Face à cette situation, il ne s’agit pas de dénigrer les apports du modernisme mais d’en comprendre les dérives actuelles, pour en corriger les orientations et tendre vers un modèle de vie plus respectueux des uns des autres, privilégiant l’être à l’avoir, protégeant notre planète contre les méfaits de la croissance actuelle en inventant collectivement des nouvelles solidarités et des formes de développement moins consumérismes et plus humaines.

Soyons clair, nous allons devoir apprendre à réduire notre consommation, à modifier nos standards de vie, à trouver d’autres sources d’épanouissements et de production de travail.

Notre modèle de développement doit changer de paradigme. Certains parlent de décroissance raisonnée, de sobriété heureuse. Qu’importe la formule, nous sommes à la fin d’une ère basée sur la destruction des ressources.

Nous sommes à l’aube d’une quatrième vague de changement celle du renouveau collectif, spirituel, solidaire, à la fois communautaire et centré sur le développement de soi, le développement de la connaissance comme source de richesse. Un modèle ou la valeur serait l’immatériel et non plus le matériel comme seule référence.

La consommation collaborative ouvre une voie possible pour mieux vivre ensemble, tout en dépensant moins. C’est une étape préparatoire, un mouvement sociétal non violent mais suffisamment fort pour faire bouger les lignes et dans lequel je me suis engagé en créant la société Human Smart Community qui a créé deux supports pour encourager l’économie collaborative et le développement des solidarités locales.

Dans un premier temps, Nous avons écrit un guide gratuit pratique et solidaire du « Vivre mieux ensemble en dépensant moins » permettant de pouvoir économiser selon les situations entre 5 et 10% de ses dépenses annuelles et de créer du lien social favorisant cet aspect mieux vivre.

Pour rendre encore plus concret et dynamique notre démarche, nous avons conçu Monecocity, une nouvelle plateforme locale de consommation collaborative, d’échanges et de services . Son accès est entièrement gratuit pour les citoyens, associations et communes de moins de 2000 habitants. Nous sommes persuadés que  c’est au niveau local que nous devons agir pour mieux vivre ensemble, consommer autrement et de manière plus collaborative mais aussi relocaliser l’économie, l’emploi et les solidarités. C’est dans l’énergie locale que nous retrouverons notre dynamisme et que nous ferons bouger les choses.

Avec ces deux créations, la société Human Smart Community appliquent la célèbre formule du développement durable : « Penser global, agir local ». Ce projet ambitieux vise à l’émergence d’un vaste réseau de solidarité économique et écologique en France. Il relie les hommes, facilite leurs échanges et produit de la valeur pour tous.

Grâce à cette initiative, on s’informe, mais surtout, on agit ensemble. Soyons les futurs freelifers des années à venir, et non uniquement des privilégiés en mal de vivre.

{ 10 comments… add one }
  • salemioche from créer un site 7 juin 2013, 20 08 41 06416

    J’ai appris il y a peu de temps que mon village avait gardé une supercie agricole suffisante pour nourrir le village. Ca ne suffit pas mais c’est un point de départ interessant. La Nature est bien faite, l’humanité l’apprendra effectivmeent rapidement si cela continue, c’est le première qui aura raison et fera comprendre peut etre dans la douleur que ce n’est pas cette dernière qui dictera son évolution. Une « vague de 30ans » contre un socle de 4 milliards d’années !!!

  • Laurent from Larbin crétin 7 juin 2013, 21 09 47 06476

    Il est certain que la solution ne viendra ni des industriels (ça les gens en ont conscience) ni des gouvernements (ça en revanche il faut le faire comprendre). Ce sont les consommateurs qui par leur comportement décident du modèle de société qu’ils désirent. Le genre d’initiatives que vous menez va assurément accélérer les choses dans la bonne direction.

  • Jos 15 juin 2013, 17 05 16 06166

    Bonjour,

    quand tu parles des anticipations futures de notre futur, cela me fait penser à l’arbre des possibles tel que présenté dans les romans de Bernard Werber. En fonction des décisions prises, nous empruntons une des branches de l’arbre pour une société plus ou moins égalitaire, plus verte ou pas, plus autoritaire ou pas… Certains évènements majeurs viennent bouleversés les choses. Par exemple la catastrophe de Fukushima a conduit à la programmation de la fermeture accélérée des centrales nucléaires en Allemagne.

    En ce qui concerne la plateforme locale de consommation collaborative, c’est une excellente démarche. Je pense que la consommer local permet de résoudre pas mal de problèmes liés aux dérives du monde actuel

  • Gilles from Objectifs Liberté 19 juin 2013, 8 08 47 06476

    C’est une bonne initiative et une bonne analyse que tu as mené Francis. Penser local et mutualiser les frais dans une société où l’inflation explose et où les revenus stagnent est la seule solution pour s’en sortir malheureusement ou heureusement. Ton guide que j’ai parcouru est bien fait et donne de nombreuses pistes pour ceux qui ne sont pas encore dans cet état d’esprit.

  • Lulu from Bruxelles by Lulu 9 août 2013, 11 11 52 08528

    Je pense que sur le sujet de consommer autrement, on peut aussi citer les centrales d’échanges de services. Ce système permet d’avoir par exemple une personne qui s’occupe de son jardin en même temps que l’on donne un cours d’anglais à une 3ème personne. En plus d’être économique, cela permet e de créer du lien social, qui manque de plus en plus à notre société de consommation.

  • Hafid 27 août 2013, 0 12 55 08558

    Bonjour,

    Tout comme Laurent, je suis persuadé que la solution ne viendra jamais des industriels et gouvernements. Il revient à nous les consommateurs de trouver les moyens et astuces nécessaires pour pallier aux problèmes que notre comportement anti-écolo va nous apporter.

    Je commence à rencontrer de plus en plus de nouvelles initiatives allant dans ce sens. C’est par exemple l’idée de la culture au-dessus des immeubles à Singapour.

    Bien amicalement,
    Hafid

  • Lulu from BruxellesByLulu 27 août 2013, 9 09 23 08238

    @Hafid: c’est vrai que la culture sur les toits des immeubles se développe de plus en plus, surtout en Amérique du Nord. Mais ça commence à venir lentement chez nous aussi. Si tu es intéressé par le sujet, j’ai justement posté un article sur un jardin potager à Bruxelles qui a élu domicile sur le toit de la Bibliothèque Royale, un projet vraiment sympa: http://bruxelles-by-lulu.be/insolite-un-potager-sur-le-toit-de-la-bibliotheque-royale/

  • Leo from blog mode homme 15 octobre 2013, 22 10 03 100310

    Il faut plus généralement agir ensemble, c’est-à-dire se déplacer ensemble, consommer ensemble,etc. Histoire de faire des économies d’échelle.
    Peut-être que ça pourrait même participer à recréer plus de liens entre les individus, ce qui serait plutôt une bonne chance !

  • Nat 10 juin 2014, 18 06 03 06036

    Je trouve que cet élan de consommation collaborative a du bon, c’est sain, équitable… ça remet de vraies valeurs dans la consommation! Vive les AMAP, le covoiturage et le bien manger : c’est bon pour l’environnement, le porte-monnaie, il ne faut pas hésiter!

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