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Jouer en bourse ne vous rendra pas riche !

Jouer en bourse ne vous rendra jamais riche. C’est le triste ou heureux constat que j’ai fais en analysant mon expérience et celles de nombreux boursicoteurs. La bourse est l’objet de tous les fantasmes, instrument de richesse pour les uns ou de destruction de richesse (via la perte des emplois en France) pour les autres. J’aborderais ici le sujet du coté investisseur, ou plutôt du coté boursicoteur sans entrer dans de quelconques jugements de valeur (ce pourra être l’objet d’autres articles cependant).

En France, la bourse en tant que support d’investissement fait peur, alors que l’immobilier apparait comme une valeur plus rassurante (car il a une valeur d’usage : on peut habiter dans un logement). En pourcentage il y a donc peu de français qui mettent une grosse partie de leurs économies en bourse. Mais cela dépend de la tranche de population. Dans mon domaine de travail, l’informatique, j’ai rencontré de nombreux boursicoteurs (dont je faisais partie dans les années 2000) et ma conclusion est sans appel : on devient ne pas riche en jouant en bourse.

Le profil du boursicoteur type que je croise régulièrement est le suivant :

  • Age : 25-35 ans
  • Niveau d’études : supérieur au Bac
  • Confiance en lui : énorme
  • Somme investi : faible
  • Résultat : aléatoire mais souvent perdant au bout de quelques années
  • Connaissance de l’économie/géopolitique/entreprise : presque inexistante.

En fait la motivation est souvent l’appât du gain facile, mais malheureusement gagner en bourse est très difficile sur la durée si on veut des rendements importants (supérieurs à 10%). Car qui dit rendement important, dit prise de risque souvent inconsidérée. Quand on est dans cette tranche d’age, on est souvent en phase de constitution de patrimoine; le capital accumulé est faible et on veut aller vite. La bourse entraine le rêve de l’argent facile !

Cotations en bourse

Warren buffet a dit : « A court terme la bourse est une machine à voter et à long terme une machine à peser« , ce qui veut qu’il est quasi impossible de prévoir la direction du marché à court terme car il peut être déconnecté de l’économie en fonction de l’humeur ambiante et des nouvelles qui tombent. Celui donc qui se place dans une optique d’achat/revente rapide d’actions (ce qu’on appelle le trading) à toutes les chances de perdre gros.

Pour ma part, je passe du temps à lire des journaux économiques et d’investissement (mais je le fais dans les transports) et cela enrichit mes connaissances contrairement à un boursicoteur qui passe son temps à scruter les cours 10 fois par jour pour se dire qu’à la fin de la journée il a gagné 100 euros virtuels qu’il aura perdu demain … Le problème du boursicoteur moyen c’est qu’il mise des sommes relativement faibles (moins de 10000 euros) et qu’il est obligé de prendre des risques pour obtenir des résultats significatifs en valeur absolue. La frustration l’entraine aussi à prendre des risques car il paie des frais d’ordre et des frais de garde élevés par rapport aux montants de ses « maigres investissements ». De plus, s’il dispose de peu d’épargne (moins de 200 euros pas mois par exemple), il est obligé d’attendre cinq mois pour investir à nouveau, car il faut quand même avoir une somme d’au moins 1000 euros pour passer un ordre (frais d’ordre minimum). Il risque alors d’être prix d’une frénésie acheteuse le cinquième mois (je vais manquer l’affaire !).

L’aspect psychologique joue également un grand rôle et beaucoup ne sont pas préparés à encaisser des pertes. En supposant que notre ami boursicoteur a eu un peu de chance ou est tombé dans une bonne période qui lui a permis de faire grossir un peu son capital, il changera son système de trading. Dès qu’il commence à avoir un capital plus significatif (supérieur à 10000 euros), il commence à trembler fort. Imaginez un bon -50% : est-il à encaisser ce type de nouvelles ? L’exemple de mes parents qui avaient mis une partie de leurs économies en 1987 est révélateur. Une fois le krak survenue, ils ont pris peur, tout vendus et n’y sont jamais revenus (fini la bourse à tout jamais).

La bourse ne permet pas l’effet de levier du crédit sur le long terme ! On n’emprunte pas sur 20 ans pour faire un placement boursier contrairement à un achat immobilier où en plus on peut déduire ses intérêts de l’emprunt et faire du déficit foncier. De plus la fiscalité est souvent pénalisante pour le petit porteur car l’état (pour des raisons symboliques) prend les investisseurs boursiers pour des vaches à lait. Le seul moyen de constituer un capital en bourse est bien malheureusement d’en avoir déjà un au départ. La bourse ne convient donc que pour les personnes ayant une capacité d’épargne importante avec une vraie stratégie d’investissement sur le long terme et des objectifs de rendement qui sont bien différents des bêtises que je vois sur la plupart des blogs sur le sujet ou en discutant avec des boursicoteurs (presque toujours débutants mais qui ont tout compris parce qu’ils ont fait 10% sur une action en mettant 1000 euros) :

  • Travail très rémunérateur, peu de temps => Épargne importante – Bourse – SCPI à crédit
  • Travail peu rémunérateur, plus de temps => Épargne limité – Immobilier physique (tenter le cash flow positif)

Mon erreur d’investissement la plus importante de ma vie financière a été de me diriger vers la bourse à la place de l’immobilier à partir de 1998 alors que j’avais des possibilités d’achats immobilier sur Paris (voir mon anecdote sur un achat immobilier manqué).

Je me demande encore si les jeunes boursicoteurs de base croient en leurs « systèmes » car sinon ils feraient un prêt consommation et joueraient pendant 1 an  (il suffit de doubler sa mise et hop 20000 euros en 1 an dans la poche). 15 ans d’expérience de la bourse et de discussions avec des amis, connaissances et collègues m’ont permis de me forger des opinions fortes sur le sujet et de vous dire que jamais la bourse ne vous rendra riche à moins d’avoir une capacité d’épargne très importante et d’investir prudemment. Ma conclusion s’achèvera donc sur la liste des désavantages inhérents à l’investissement boursier évoqués précédemment :

  • Impossibilité d’utiliser l’effet de levier du crédit.
  • Marché boursier imprévisible à court terme.
  • Nécessité d’avoir des connaissances économiques et de suivre l’actualité.
  • Nécessité d’avoir du capital et une épargne importante.
  • Aspects psychologiques importants (contrôle des ses émotions : peur et appât du gain).

Bien entendu vous pouvez prendre le chemin que je suis qui consiste à miser sur des indices et des actions à haut rendement mais c’est un processus long avec une espérance de rendement entre 5 et 8% par an, utilisé dans une optique de constitution lente de patrimoine. Les rendements obtenus sur de l’immobilier papier (SCPI) ou physique sont supérieurs aux investissements boursiers quand les achats sont faits à crédit. Les plus grosses réussites financières ont presque toujours utilisés l’effet de levier du crédit via l’immobilier ou la création d’entreprise, mais les réussites en bourse à partir d’un faible capital, je n’en ai jamais vu … Donc ne rêvez pas quand votre collègue de bureau vous dit qu’il a gagné 30% en un mois, il le fait en général sur de faibles sommes et il ne viendra pas se vanter quand il aura perdu 50% !

{ 18 comments… add one }
  • gunday 10 avril 2012, 17 05 27 04274

    Je trouve que l’article, très clair au début, fait un dérapage à la fin.
    Au début, vous évoquez jouer en bourse.
    Et tout d’un coup jouer en bourse, se transforme en la bourse en général. (que jamais la bourse ne vous rendra riche)

    Sinon effectivement, je connais pas mal de gens qui ont fait comme vos parents : on y est allé, on a pris une gamelle, on s’est enfuit en courant (mes parents sont dans ce cas également pour l’anecdote).
    Mon père me prend pour un fou quand je lui ait dit que j’investissais en bourse.

    Sinon effectivement, dans tout investissement, et en particulier en bourse, il est important de définir une stratégie et de la suivre. Être versatile est généralement une mauvaise idée.

  • Gilles from Objectifs Liberté 10 avril 2012, 17 05 43 04434

    @Gunday :

    Tu n’as pas tort dans ta critique de mon article. Je vais éclaircir mon point de vue dans ce commentaire :

    – Jouer en bourse (achats/reventes rapides) entraine presque toujours des pertes conséquentes.
    – Investir en bourse ne rend pas riche rapidement car il faut du temps pour que la magie des intérêts composés produise son effet, c’est aussi ce que voulait dire l’article mais j’ai mélangé deux sujets.

    Ce blog en tant que zone de réflexion m’a amené à discuter par courriel ou en réelle avec de nombreuses personnes, et le constat est sans appel : les gens qui ont acquis de l’aisance financière l’ont fait par l’immobilier ou le business.En 1998 j’ai donc commis une grosse erreur car j’ai visité des logements sur Paris à des prix incroyablement bas mais j’ai choisi d’investir mon épargne en bourse à l’époque. Mal m’en a pris car je connais deux amis à moi qui ont fait le choix inverse (immobilier à fond avec l’effet de levier du crédit) et il ne le regrette pas …

    La bourse ne permet pas l’effet de levier du crédit et elle oblige à avoir de l’épargne pour bâtir un capital conséquent dans des délais raisonnables. Depuis 3 ans, j’ai donc changé ma manière de voir les choses avec les emprunts pour les SCPI et un nouvel intérêt pour l’immobilier physique (en banlieue ou province une fois que ça va baisser fort comme je le prévois).

    Voila pour les éclaircissements, merci pour tes remarques. J’aurais du faire deux articles séparés au lieu de mélanger ces deux choses !

  • gunday 10 avril 2012, 19 07 53 04534

    @Gilles, Je sais bien que l’avantage de l’immobilier est l’effet de levier de l’emprunt.
    C’est la raison pour laquelle, j’ai fait plusieurs emprunts pour des SCPI.
    Maintenant je suis à un endettement de 40% environ (en comptant les revenus des SCPI ).
    Donc refaire un nouvel emprunt me parait délicat.

    En attendant je diversifie, vers les obligations (assurance vie) et les actions.

    Par contre, un détail qui a son importance : on sort d’une période de très forte croissance économique au niveau de l’immobilier.
    Je suis loin d’être convaincu que cette croissance va continuer.

    Pour rappel, il y a 5 an, le CAC40 dividendes non réinvestis avait été multiplié par 5 entre 1987 et 2007 (par 8 dividendes réinvestis), pas convaincu que l’immobilier est augmenté aussi vite.

    Je pense que la grosse différence tient à l’approche, les gens vont dans l’immobilier pour la durée (une vente prend généralement 3 mois), et vers la bourse comme ils vont au casino, et obtiennent des résultats similaires au casino!

  • James from Investir en bourse 10 avril 2012, 22 10 07 04074

    Vous avez raison en soulignant que de petits portefeuilles souhaitent prendre des risques plus gros, et finissent en culotte courte après avoir cru à la martingale.

    Cependant, même avec un faible apport, il est possible de faire fructifier son capital avec un bon money management. Bien sur, cela demande de la patience et un investissement en temps pour apprendre les rudiments des marchés. C’est peut être ce qui manque aux investisseurs dont vous parlez dans votre article.

  • jeanne 11 avril 2012, 7 07 59 04594

    Assez d’accord avec l’article et les commentaires.

    « Jouer en bourse ne vous rendra jamais riche ». Serais ce bien moral de gagner de l’argent au jeu ?

    A ce jour, j’ai toujours fait mieux que le CAC40, et mieux que les Kadors de chez mon banquier bien aimé, et tant pis si je ne suis pas riche. Quand tout va mal, je me débrouille souvent à quand même gagner. La bourse est mon « role social », car en théorie je sers à financer les entreprises pour qu’elles puissent tourner et créer des emplois.

    Mais il ne s’agit pas d’un jeu, il s’agit d’un « métier ».

    De la même façon, allez vous « Jouer-a-l’immobilier » ? Non, bien sur. Si vous ne connaissez pas la technique, le meilleur conseil est de s’abstenir, car ici aussi, c’est un métier, et qui me prend deux heures par jour, pour une rentabilité satisfaisante.

  • Fabien from argent-pour-la-vie.com 11 avril 2012, 17 05 17 04174

    C’est une des particularités de la Bourse finalement = c’est un métier…qui au final est accessible à tous sans conditions.
    Or pour bien faire un métier, il faut y être formé, il faut le connaître.

    Je suis mal placé pour apporter plus de commentaires car je n’ai jamais investi en bourse en direct. Cela reste néanmoins un sujet qui m’intéresse et j’espère bien me forger ma propre expérience en la matière prochainement.

  • Shenzhen 12 avril 2012, 22 10 21 04214

    Je me suis retrouvé dans ta description du chien fou qui rêve d’argent facile, car j’ai moi même perdu de l’argent l’année dernière en achetant des turbos alors que je n’y connais rien 🙂
    Ca m’a refroidi pendant quelques mois mais j’avoue qu’en ce moment ca me titille d’y revenir un peu 🙂 En tout cas il faut être prêt à perdre son argent comme au casino quand on joue avec les dérivés.
    Et justement il me semble qu’ils permettent d’avoir un effet de levier, que ce soit avec les CFD, les turbos ou des trackers comme le CAC5S. Il y a aussi le forex mais c’est encore autre chose…

  • Gilles from Objectifs Liberté 26 mai 2012, 8 08 13 05135

    @Gunday :

    40% d’endettement ça tient encore, mais il faut devenir prudent.

    Aujourd’hui la bourse dividendes non réinvestis fait x3 (de 1987 à 2012). L’immobilier fait mieux et surtout quand on parle de la bourse, on parle du CAC40 et de ses performances. Pourtant bien des gens ont placés leur argent sur des fonds (ou des portefeuilles d’actions) moins rémunérateurs … C’est pourquoi je reste prudent concernant la bourse. C’est un moyen de diversifier son capital et de le faire fructifier point, mais ceux qui rêvent de devenir riche avec la bourse se voilent la face (car le capital il faut bien l’acquérir !).

    « Jouer en bourse » est très simple. On ouvre un compte dans une banque classique ou chez un courtier en ligne et c’est parti. 1000 euros suffisent. C’est hyper facile ! Réaliser un achat immobilier, c’est compliqué et long. De plus le ticket d’entrée est bien plus important. On dit bien par exemple que l’achat de sa résidence principale est l’achat d’une vie. Donc on est plus prudent, plus mesuré dans le cas d’un achat immobilier (souvent fait à crédit d’ailleurs).

    Tu as raison sur ce point, les gens vont en bourse comme au casino grisés par l’histoire d’un ami ou d’un collègue qui a gagné 20% en une semaine.

    @James :

    Je ne pense pas contrairement à ce que tu dis qu’un petit capital puisse bien fructifier en bourse car il sera manger par les frais entrainant juste de la frustration et poussant l’investisseur à prendre des risques sur des produits plus rémunérateurs (sur le papier …).

    En 2000, j’avais lu une bonne vingtaine de livres sur la bourse, je maitrisais l’analyse graphique et j’avais même suivi un stage de 3 jours au MONEP. Résultat je me suis bien planté alors que la petit papy qui plaçait tranquillement ses économies sur Air Liquide lui a bien réussi …

    @Jeanne :

    Gagner de l’argent n’est pas amoral !

    Dire que la bourse a un rôle social n’est malheureusement presque plus vrai. Sur le principe oui, car la bourse sert à lever des fonds auprès d’investisseurs, ce qui est utile car bien souvent les banques ne prennent pas de risques. Mais aujourd’hui il y a vraiment très peu d’introduction en bourse de petites entreprises. Malgré tout pendant la crise, les grosses sociétés du CAC40 s’en sont sortis en faisant des augmentations de capital pour trouver de l’argent frais.

    @Fabien :

    La bourse exige des connaissances techniques mais aussi des connaissances économiques. Je m’intéresse à la bourse car je m’intéresse à l’économie et aux entreprises avant tout. Malheureusement certains ne connaissent pas bien la bourse, ni les actions qu’ils achètent car ils regardent juste les cours monter ou descendre. Petite remarque : même ceux dont c’est le métier perde de l’argent …

    Je te conseille la prudence et la mesure si tu décides d’investir en bourse en direct.

    @Shezen :

    L’argent facile en bourse, c’est l’illusion en effet. De plus aujourd’hui on a encore plus de produits dérivés et on voit de la publicité pour le Forex partout. Je recommande la plus grande prudence sur ces produits qui sont de vrais pièges pour le particulier.

    Le problème c’est que les gens veulent faire x2 en 1 an alors que faire 10% par an de rendement en bourse est déjà une performance exceptionnelle.

  • David 21 juin 2012, 9 09 11 06116

    Se n’est pas parce que vous avez echoué que tout le monde doit echouer en bourse. Pour ma part, je vis de la bourse et je preciserais meme que toutes les grandes fortunes reposent sur la bourse. Si vous regardez la liste Forbes des 400 plus riches hommes au monde: vous remarquerez que la majeure partie de leur portefeuille est investie en actions…Car ce le long terme, c’est ce qui rapporte le plus!

    Dire qu’on ne peut pas s’enrichir a la bourse: c’est comme dire qu’on ne peut pas s’enrichir en faisant des etudes de medecine car la plupart des etudiants de medecines echouent la 1ere annee. Mais ceux qui reussissent alors ?

  • Gilles from Objectifs Liberté 21 juin 2012, 19 07 30 06306

    @David :

    Je n’ai pas échoué en bourse, mais j’ai connu des hauts et des bas. L’analyse de mes succès et de mes erreurs (ainsi que celles de mes amis) m’ont forgé certaines convictions.

    Tu vis de la bourse David, certes … Mais avec quel capital ? Si tu me donnes 1 million d’euros je te les place sur des actions à haut rendement et je génère au moins 50000 euros par an. Le souci c’est que quelqu’un qui a un salaire moyen et met chaque mois une centaine d’euros de coté n’a aucune possibilité d’enrichissement avec la bourse qui ne permet pas l’utilisation de l’effet de levier du crédit et des déductions fiscales que permet l’immobilier. La bourse est un placement à utiliser pour diversifier ses actifs point. De plus depuis 10 ans presque tous les analystes se sont trompés, des banques ont coulé, et 10 ans de hausse ont été effacé. Le niveau de contrôle qu’a un investisseur en bourse est nulle, il ne peut compter que sur son analyse économique et sectoriel.

    Forbes ok mais tu as mal compris : les 400 premiers ont souvent créés des entreprises et ont levé des fonds en bourse. Ils se sont enrichis avec leurs entreprises et non avec la bourse, ce n’est pas tout à fait pareil. Ce sont des entrepreneurs avant tout.

    Autre remarque, à long terme cela veut dire 30 ans au moins et 30 ans c’est long quand même … L’immobilier a progressé autant ces 30 dernières années sans compte l’or. Bref le passé ne présage pas de l’avenir.

    Enfin la comparaison entre la bourse et les études n’est pas judicieuse. Les bonnes études te fournissent un métier bien rémunéré (médecine) alors que la bourse ne fournit rien à part un support d’investissement.

    Mais je suis ouvert à la discussion si tu peux nous expliquer ta méthode.

  • David 22 juin 2012, 5 05 59 06596

    Si la bourse ne produisait aucune richesse, tous les milliardaires auraient deja vendu leur actions , or ce n’est pas le cas. La majeure partie de leur patrimoine(+ de 90%) est placee en bourse et non dans l’immobilier. Comme Warren Buffett l’a tres bien explique, il suffit de comprendre ce raisonnement simple pour se rendre compte que la bourse est le meilleur placement qui soit:

    Ex: Placement en or- Si le prix monte , je gagne. Si le prix stagne, je perds mon temps. Si le prix baisse, je perds.

    Placement immobilier-Si le prix monte et si j’arrive a vendre, je gagne. Si le prix stagne, je perds mon temps. Si le prix baisse, je perds.

    Placement en actions-Si le prix monte, je gagne. Si le prix stagne, je percoits des dividendes. Si le prix baisse, je percoits des dividendes.

    Quoiqu’il arrive l’actionnaire est gagnant car sur le longterme l’entreprise continue de travailler pour lui. L’essentiel est d’investir sur de bonne entreprise a un bon prix. Car si vous vous trompez dans l’achat de vos actions, vous pouvez attendre longtemps avant d’avoir des benefices…Le profit est deja determine a l’achat.

    Je suis investisseur en Thailande et je peux vous montrer plusieurs actions qui rapporte plus de 20%/an en equity et plus de 10%/an en dividende voici quelques exemples: http://www.settrade.com/C04_01_stock_quote_p1.jsp?txtSymbol=DTAC&selectPage= ( DTAC rapporte 24% de dividende.)

    http://www.settrade.com/C04_01_stock_quote_p1.jsp?txtSymbol=PHATRA&selectPage= (PHATRA 17% de dividende avec 19% de return on equity)

    http://www.settrade.com/C04_01_stock_quote_p1.jsp?txtSymbol=IFEC&selectPage=1 (IFEC 12% de dividende et 21% en return on equity)

    Si vous cherchez bien vous trouverez des tas d’aubaines comme cela en Asie.

  • Christophe from Solutions e-marketing 26 juin 2012, 14 02 36 06366

    @ David : voilà ce que je voulais dire !

    actions = dividendes

    Il y a 2 façons de voir la bourse :
    1/ chercher la grosse + value sur les actions = court terme (trading)
    2/ chercher un rendement sur le long terme

    La bourse ne rendra pas riche, mais permet de placer ses économies avec un bon taux de rendement même si la valeur du capital fluctue à la hausse ou à la baisse. Dans un objectif long terme, il faut surtout rechercher les sociétés peu endettées, sur des secteurs porteurs et qui distribue des dividendes attractifs.

    Donc : bien analyser avant d’investir, la bourse n’est pas un jeu.

    Pour limiter les frais, des opérateurs proposent des ordres à un 1 €.

    Il faut noter également qu’investir régulièrement permet de lisser les cours.

    J’admets qu’avoir un gros capital offre plus d’opportunité, mais même avec peu d’argent il est possible d’atteindre des rendements beaucoup plus intéressant que le livret A.

    On notera également qu’on ne place jamais en bourse l’argent du quotidien (nourriture, loyer…) car c’est le meilleur moyen de perdre de l’argent, comme au casino, au poker etc…

    Au plaisir

    Christophe

  • Jean-Yves from Potion de vie 6 août 2012, 16 04 27 08278

    Salut Gilles !

    Je suis venu visiter ton blog suite à ton commentaire sur le miens et je viens à voir ton article très bien écrit, et qui me fait un réagir :

    – Tu emploies beaucoup le champ lexical du jeu de casino quand tu parles de bourse « mise, jeu, perdre gros » etc. Je suis d’accord avec tes arguments concernant la jeunesse qui espère des gains rapides avec peu, mais tout le monde ne voit pas la bourse comme un jeu mais comme un placement.

    Tu sembles encenser l’immobilier, et je suis sûr que tu es très compétent dans ce domaine, mais une erreur en immobilier te coûte certainement beaucoup plus cher qu’un ordre de petit porteur lancé à la va-vite.

    A un moment deux choix s’offraient à moi : l’immobilier ou les actions.

    J’ai pas les moyens d’investir dans l’immobilier. Faire un prêt de dizaines (enfin plutôt centaines) de milliers d’euros ca veut dire que je dis au-revoir à l’acquisition de ma résidence principale (sauf si mon investissement est ma résidence principale, mais dans ce cas là, parle t-on vraiment d’investissement ? )

    En période de crise, on retarde l’achat d’une résidence, par contre on ne retarde pas tant que cela le plein de sa voiture (actions TOTAL..)

    Pour ma part je vois la bourse de la même façon qu’un investisseur imobilier locatif verrait ses appartements :
    Des locataires qui te reversent un loyer.

    Sauf que là, j’ai pas besoin de rembourser des prêts monstrueux à la banque pour me payer mes « logements ».

    Si j’ai envie de revendre une ligne qui fait + 1000€ de plus value, je le fais en instantané.
    Si j’ai envie de revendre un bien immobilier, c’est moins évident j’imagine.

    Après, l’immobilier, j’entend beaucoup que l’on s’enrichit vite (et je ne demande qu’à y croire !) mais il y a beaucoup de pièges et c’est un domaine très exigeant dans les connaissances lorsque l’on y connait rien ! Je pense quand même qu’il faut avoir un bon réseau dans le milieu pour y réussir !

    A l’opposé, n’importe qui peut s’acheter 1000€ de Coca Cola sans faire de mauvaise affaire.

  • Gilles from Objectifs Liberté 9 août 2012, 20 08 07 08078

    @David :

    Les milliardaires de la bourse sont des chefs d’entreprise avant tout pas des particuliers classiques.

    Autre chose, tu mentionnes quel que soit le prix d’une action ce n’est pas important car tu touches des dividendes. Mais je te rappelle que certaines sociétés ont baissé leurs dividendes voir l’ont supprimé avec la crise. Le dividende n’est jamais assuré. Je vais prendre l’exemple d’une très belle société française : Lafarge. Elle valait plus de 100 euros en 2007. A ce cours d’ailleurs tous les analystes la recommandaient chaudement, une vraie valeur sur. La crise est passée par là et au moment où j’écris ces lignes, elle cote moins de 40 euros. Son dividende qui était un modèle du genre en croissance régulière a été divisé par 2. Veolia même combat. Et encore, ces deux sociétés ont continué leurs versements … pas comme d’autres.

    20% en Asie possible mais avec le risque de change !

    @Christophe :

    On dit la même chose : la bourse permet de placer ses économies pour obtenir un rendement supérieur à tout livret et/ou obligations sur le long terme mais en aucun cas à s’enrichir. De plus historiquement sur toutes les périodes, la bourse est gagnante contre les autres placements sur des durées de 30 ans, mais ce résultat est invalidé en dessous. Prenons 10 ans ce qui est déjà très long, et bien il y a plein de périodes perdantes (cette décennie déjà !).

    @Jean-Yves :

    En bourse, tu ne peux pas faire un emprunt pour acheter des actions et déduire les intérêts de ton prêt. C’est ce qui fait toute la différence. L’effet de levier du crédit est phénoménal (voir calcul de TRI : Taux de Rendement Interne) pendant les premières années du prêt. On peut même avoir des TRI infinis quand le loyer dépasse les charges ! Je n’ai que des prêts immobiliers sur des SCPI mais je connais des gens autour du moi qui ont bien profité de l’immobilier. De plus l’immobilier tu contrôles alors que la bourse dépend de nombreux facteurs géopolitiques.

    Mais bon pour ceux qui sont conscient du risque, qui ont du temps et une grosse capacité d’épargne c’est un placement qui peut être intéressant MAIS qui ne rend pas riche … Je persiste et signe.

  • David 10 août 2012, 5 05 42 08428

    @Gilles. En fait, la bourse peut rendre riche mais il faut maitriser de nombreuses compétences: économiques, business, comptabilité et même psychologiques. C’est un véritable métier qu’il faut apprendre. Voici un autre lien vers un club de value investors en Thailande: http://www.thaivi.com/ Je crois que vous pouvez faire traduire grâce a Google. Sur ce site, on trouve des centaines de personnes qui ont réussi a la bourse.

    Vous citez Lafarge qui a baissé ses dividendes mais je pourrais vous citer des centaines de titres qui ont triple les dividendes durant la crise. En ce qui me concerne, mes dividendes se situent entre 15 et 30%/an. Le secret est un bon stock picking. Il faut être très judicieux lorsqu’on choisit un titre. Si Lafarge a baisse ses dividendes et si sa capitalisation a fondu de moitié, c’est que ce n’était pas une bonne action malgrè les recommandations des analystes ou alors son prix initiale était trop cher.

    Un des avantages de la bourse est qu’on peut « choisir ».
    Ex. Si vous êtes malade et qu’en allant consulter un médecin, celui-ci vous propose deux remèdes: Le 1er est un médicament qui a déjà fait ses preuves et un 2eme qu’on a pas encore teste. Lequel choisissez-vous ?

    De même, entre ouvrir un commerce ou acheter de l’immobilier dont vous ne savez pas encore s’ils marcheront bien et acheter des actions d’une entreprise qui fait des bénefices chaque année …que choisissez-vous ?

    Voila ma perception du risque. Je prèfere miser sur un business qui marche déjà très bien plutôt que de miser sur un investissement qui a tout a prouver. Mieux vaut acheter la réalité plutôt que d’acheter un rêve.

    Toute fois, je reconnais que vous avez raison sur un point. Il est très difficile de devenir investisseur professionnel comme il est très difficile de devenir médecin , très difficile d’être pilote d’avion et très difficile d’être diplômé d’Harward. Ce n’est pas donné a tout le monde.

  • Pierre-Antoine de Jeune et Actif 30 novembre 2012, 0 12 46 114611

    Salut Gilles,

    Ton article est vraiment intéressant car personnellement je n’ai pas encore assez de billes pour juger.

    Je me contente d’investir dans des sociétés à « hauts rendements » et si possible dont le cours est sous-évalué.

    Je suis pour une constitution de patrimoine à moyen-long terme car à moins d’être vraiment dans le métier et d’opérer sur les marchés quotidiennement (sales, trader), il est difficile de faire des plus-value à répétition.

    Personnellement, je mise plutôt sur l’enrichissement grâce à de multiples petites sources d’économies, une bonne budgétisation et à des sources de revenus diversifiées (dividendes, intérêts, revenus internets, revenus d’entreprise physique, revenus immobilier).

    Bon retour sur expérience, merci de nous en faire profiter.

    Pierre-Antoine

  • hélio 28 février 2014, 23 11 28 02282

    Salut à tous

    je suis sur les marchés depuis 3 ans maintenant avec 2 faillites a mon actif de trading,
    il y’a plein de vérité mais pour celui qui veux étudier la bourse pour certain qui y vois un casino il y’a des chose a apprendre
    1 savoir perdre de l’agent ce que l’on appel le stop loss (on mise 100 euros on accepte par exemple de perdre 20 euros)
    il y’a des coutiers discount entre autre bourse direct, cmc, Boursorama ect..
    comparer les prix, avec de la méthode peu essayer d’y aller doucement en prenant des cours et ouvrir un compte démo pour ce faire la main
    pendant une bonne année voir 2 avant de ce lancer, ce que je n’ai pas fait et donc ces mini faillites mon permis d’être meilleur, aujourd’hui j’arrive enfin avoir des gains avec des pertes mais plus de gain que de perte = benef
    enfin je dis ça pour l’instant 🙂
    on ne deviendra pas riche mais on peu sur le long terme en marché action sans investissement turbo ect… gagner de l’argent
    il y’a des tradeurs a leur compte qui on réussi on peu réussi oui
    mais le chiffre est édifiant 95% arrête la bourse la 1er année avec des fortes perte, le trading pour mon cas perso est une passion,
    alors soyez prudent et ouvrez compte démo 2ans mini ensuite vous pouvez vous lancer avec prudence sur les marchés
    si vous voulez essayer regardez ce super blog de tradosaure (recherche google)
    cordialement

    hélio

  • Gilles (Objectifs Liberté) 7 juin 2015, 10 10 56 06566

    @David :

    Je maintiens que la bourse ne peut rendre riche que ceux qui le sont déjà car je n’ai jamais vu quelqu’un autour de moi transformer une somme de 1000 euros en 100000 euros même en 10 ans. Par contre des gens qui achètent un logement locatif à crédit en déboursant peu et acquiert un joli capital, il y en a pas mal. Car je le répète, la bourse ne permet pas d’utiliser le levier du crédit, à moins que l’on fasse un crédit consommation pour jouer en bourse (mais on ne peut pas déduire les intérêts d’emprunts comme dans l’immobilier locatif) !

    Des actions à 15/30% de dividendes, on est vraiment dans l’exception pure et avec un niveau de risque sans doute très important. De plus si vous parlez d’actions dans un pays étranger (la Thailande par exemple) le risque de change existe bel et bien en cas d’effrontément de la monnaie locale.

    Je trouve que l’immobilier est bien plus concret qu’une entreprise en terme de pérennité. Des entreprises qui font faillite en quelques années il y a des masses, par contre perdre un logement garde toujours une valeur d’usage même si son prix diminue (on peut quand même vivre dedans).

    @Pierre-Antoine :

    Ceci est mon retour d’expérience, et il est indéniable (au moins en France) que ceux qui ont réussi financièrement l’on surtout fait grâce à l’investissement immobilier si l’on oublie les entrepreneurs qui ont réussi.

    @hélio :

    Tu ne fais que confirmer ce que je dis. Il est difficile de gagner de l’argent en bourse et ceux qui en gagnent sont souvent ceux qui font le moins d’aller retour et conservent un portefeuille équilibré d’actions. Les traders amateurs finissent souvent ruinés car la bourse est imprévisible à court terme. Ceux qui veulent s’amuser à boursicoter peuvent le faire mais il ne fait espérer multiplier son capital par 20 en 1 an, sans compter le temps passé sur une activité qui pour moi présente bien peu d’intérêt humainement parlant.

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