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La crise de la dette va t-elle tous nous appauvrir ?

La crise de la dette en Europe est en train de virer au cauchemar pour l’épargnant. L’impact de cette crise se fait et se fera lourdement sentir pour l’épargnant français. La Grèce fera défaut de toute façon, j’en suis certain à 99% et peut-être que l’Irlande, l’Espagne et l’Italie suivront … Autant anticiper donc !

Dans le cadre de l’indépendance financière, il est important de comprendre pourquoi et comment la crise de la dette va nous impacter, et le scénario est quasiment tout tracé. L’état français doit se désendetter et il a deux solutions qu’il va appliquer en même temps (d’où un bel effet de ciseaux pour l’épargnant) :

  • Alourdir les impôts : pour cela, il existe deux impôts extraordinaires car personne n’y échappe : la TVA qui touche tous les consommateurs et la CSG qui touche salariés et épargnants. Ce sont des impôts particulièrement intéressants, car l’argent rentre immédiatement dans les caisses. J’avais déjà expliqué que la CSG et la TVA allaient nous faire très mal à l’avenir dans un article indiquant où placer son argent en 2012.
  • Laisser partir l’inflation (mais ne pas le dire) : il n’y a pas le choix, l’Europe a décidé des injections de liquidités pour lutter contre la dette. Et qui dit injection de liquidités, dit inflation. Certes, les indices sont bien faits et masquent l’inflation réelle. Pourtant le consommateur n’est pas dupe et il a bien senti qu’elle est d’au moins 5%.

Les impôts font rentrer des sous dans les caisses de l’état et l’inflation détruit la dette (mais aussi l’épargne). L’épargne est donc attaquée des deux cotés. Dans ce contexte, il devient de plus en plus difficile de trouver des investissements permettant de bâtir un patrimoine suffisant à notre indépendance financière dans une durée raisonnable. L’idée de l’état, c’est de s’en prendre à l’épargne, qui doit servir à consommer avant tout et pas à thésauriser.

Poches vides

La bourse est véritablement le grand perdant de la nouvelle fiscalité. Il ne reste plus que l’enveloppe fiscale du PEA qui reste intéressante, avec tout de même une CSG de 15,5% sur les gains.  Pour un compte titres classique, il faut ajouter un impôt sur les plus-value de 21%. Mais il n’y a pas que ça : pour favoriser l’épargne boursière stable (les petits porteurs), l’impôt sur les plus-values subissaient un abattement entre 5 et 8 ans et après 8 ans plus de taxation sur les plus-values. C’est fini aujourd’hui ! Autant dire que les entreprises françaises ne risquent pas de voir se développer un actionnariat individuel stable … Pour ma part je considère à présent l’investissement boursier comme étant un placement moyen au vu du couple rendement/risque et je n’en fais plus une priorité vu le montant des taxes.

L’immobilier supporte encore certains avantages : déduction des intérêts d’emprunt, déduction des travaux, effet de levier du crédit, etc, mais pour combien de temps encore ? Ayant désormais bien investi dans les SCPI à crédit, je n’irais pas plus loin car le risque est grand vu la fiscalité mouvante (changement des règles fiscales en permanence). Si les prix de l’immobilier physique baisse suffisamment, il pourrait être intéressant d’acheter sa résidence principale (en lointaine banlieue ou en province).

Ne parlons même pas des livrets dont l’état contrôle les taux et qui a récemment refusé de les revaloriser comme pourtant il aurait du le faire face à l’inflation officielle. Placer son argent sur des livrets, c’est accepter de perdre de l’argent en euros constants.

Plus grave encore, les destructions d’emplois et le chômage s’accélèrent, il va falloir réfléchir aux métiers d’avenir pour bien se positionner. En tant qu’informaticien, je me pose la question de pouvoir travailler un jour pour un ou des clients dans des pays moins touchés par la crise (l’avantage du travail à distance).

Ne croyez pas que ce soit un article pessimiste mais c’est la réalité qui nous attend. Une fois connu, il est plus facile d’envisager un plan B. Le plan B en l’occurrence c’est aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs, changer de mode de vie ou créer un entreprise dans un créneau porteur. La bourse, mon placement favori en a pris un bon coup dans l’aile et l’immobilier locatif (de particuliers ou d’entreprise) aussi. Certains me répondront que l’immobilier ça ne baisse jamais, bla bla, mais supprimez simplement la déduction des intérêts d’emprunts et refaites un calcul de rendement vous allez pleurer (donc on n’est à l’abri de rien !)

Mais alors qui va gagner ? Dans un système qui nous appauvrit via l’inflation et les taxes, les solutions sont des solutions de survie : produire ses propres produits, mutualiser les biens et les services. Dans un tel système de la débrouille, ceux qui travaillent au noir, ceux qui travaillent pour des clients à l’étranger et ceux qui développent une entreprise qui leur assurent une rémunération correcte (pas besoin alors de pleurer 1% par an auprès de son chef) seront les gagnants.

A noter pour information en rapport, la délocalisation du siège social d’une société extraordinaire « Eurofins scientifique » basé à Nantes au Luxembourg (1milliard de chiffre d’affaires, 10000 emplois). Serais ce le début de la débâcle ? Il n’y a pas de mystère, quand l’impôt devient trop confiscatoire, des départs d’entreprises et de personnes se produisent. Si je suis pour l’impôt car il est le socle de nos systèmes sociaux, il ne faut pas confondre imposition et dépouille. Ce qui me choque ce n’est pas la richesse, c’est la pauvreté.

Je suis donc en ce moment en situation de changement de ma stratégie patrimoniale : bien attaquée en partie à cause du divorce et de la fiscalité changeante qui empêche tout plan optimale à long terme. Dans ce contexte, des approches simplicitaires voir minimalistes, couplées à une démarche entrepreneuriale prennent tout leurs sens. Mais j’y reviendrais dans d’autres articles dans les mois prochains ! Fini donc la bourse et les SCPI (aucun nouvel investissement), place à l’immobilier physique (un seul bien suffit) et à l’entrepreneuriat.

Oui, la crise va appauvrir une majorité d’entre nous malheureusement. Pour ne pas faire partie du lot, il faudra faire preuve d’imagination comme je l’ai indiqué précédemment.

{ 15 comments… add one }
  • Tommy@solution de partage de fichiers 11 avril 2012, 20 08 21 04214

    L’entrepreneuriat… je suis tout a fait d’accord avec toi (etonnant ;-)) mais ce n’est peut etre pas une solution faisable pour la majorite des gens… Qu’en est-il d’un potentiel de defaut de la France? On n’en entend pas bcp parler dans l’hexagone mais c’est evoque a l’etranger (je n’ai pas les sources sur moi, desole).

  • Retaill and Co. 11 avril 2012, 20 08 47 04474

    Super ton article Gilles!

    Je ne vais pas répéter ce que tu as dit mais l’inflation est bien là. Le gouvernement ne le dit pas et le système est bien rodé pour que celle-ci n’apparaisse pas dans le résultat de l’INSEE.

    Et puis la formule change aussi lorsqu’il y a de l’inflation afin de ne pas augmenter les taux des livrets. J’ai fait ce même constat et j’ai décidé… d’entreprendre….

    Investir dans des projets c’est bien, mais faut’ il ensuite avoir une bonne rapproche financière. On ne trouve pas le Graal, on se le fabrique.

    Dans le développement de ma 1ère société sur le e-commerce j’ai besoin d’une personne pour mettre des données dans mon catalogue. Sur le site louer un étudiant .com j’ai reçu près de 10 demandes en 24h, des bac +2 au bac+5 payé …. 10/12 euros de l’heure (et net de charges! alors qu’un simple intérimaire me coûterait autour de 20/25 euros de l’heure) les jeunes se battent (!) mais on t’il vraiment le choix (?) il faut savoir dire non à ce système pour ne pas accepter les conditions (mais quand savoir si les conditions sont bonnes ou pas ? perso j’ai pris les miennes et je m’y attache).

    Comme toi je ne fais qu’un constat, et je prends des décisions. Mon objectif est de marcher dans ce système et de montrer les réelles limites… Puisque comme toi je pense qu’il est bien normal de devoir payer des impôts pour laisser en place notre système social.

  • Cecile 11 avril 2012, 21 09 59 04594

    Malheureusement je fais les mêmes constats que toi et je pense également que la stratégie gagnante sera :
    1. Minimiser ses besoins, comme tu le dis avec une approche minimaliste. C’est à dire commencer dès maintenant à éliminer ce qui coûte trop cher : un logement trop grand, trop éloigné de son lieu de travail, une voiture qui consomme trop, la viande tous les jours… On n’est pas obligé de croire que c’est triste, on peut décider de voir ça comme se concentrer sur l’essentiel.
    2. Augmenter ses ressources (ressources physiques et intellectuelles) et surtout ses sources de revenus, pour être en mesure de créer son propre emploi.
    3. Créer son propre emploi.
    4. Prendre grand soin de sa santé et éviter de tomber malade.

    Ce qui me chagrine le plus dans cette histoire, c’est que les seules entreprises que nous pourrons créer sont des entreprises de services, de logiciels, de vente par internet. Parce que pour créer une entreprise à forte valeur ajoutée (matériel biomédical, matériel pour les petites centrales d’énergies renouvelables…) il va falloir beaucoup d’argent et ce sera très difficile d’obtenir un prêt. Du coup il y a a parier que les innovations techniques ne se feront pas chez nous.
    En revanche, comme tu le dis, ça va faire surgir une innovation « de débrouille », peut-être qu’on verra de belles surprises.

  • gunday 11 avril 2012, 22 10 06 04064

    Je trouve le ton général de l’article défaitiste, et un peu fataliste.
    Peut être est ce également mon optimisme qui reste toujours là malgré tout.

    Au passage, je remarque un passage pas très clair : dans le paragraphe en gras : « et ceux qui développement  »

    Au final, je continue ma stratégie précédente.
    Après l’ouverture d’assurance vies, le lancement de plusieurs prêts SCPI, j’ai commencé à investir en bourse FR.
    Ma prochaine phase sera renforcement des assurances vies, et un tour vers les bourses étrangères (US m’intéresse, faut que je regarde la fiscalité).

    Pour moi la crise de la dette est normale, l’augmentation de l’impôt logique bien qu’ayant 40 ans de retard (vive le courage politique).
    Je sais depuis longtemps que j’ai 25.000€ de dette à rembourser (dette française par habitant). Donc que ce soit l’heure de passer à la caisse ne me perturbe pas plus que cela.

    (fatalisme + optimiste ça fait un cocktail bizarre au final ! 😉 )

  • gunday 12 avril 2012, 9 09 10 04104

    @Retail, un point qui me surprend/choque dans votre commentaire : vous payez des jeunes à 10€ de l’heure sans charge social.
    Le point qui me pose problème, est qu’en face vous indiquez normal de payer vos impôts, mais que vous faites en sorte (via un système que je n’ai pas compris) de ne pas payer les cotisations sociales des personnes que vous employez.

    Le commentaire n’est pas contre vous, mais je ne parviens réellement pas à comprendre, comment on accepte les impôts en refusant les taxes.

  • philbich 12 avril 2012, 10 10 17 04174

    @Gilles : tout à fait d’accord avec cette analyse réaliste qui est cachée au plus grand nombre par le journalisme français.

    Face à ce constat il y a effectivement besoin de revenir aux fondamentaux : se loger se nourrir se protéger.

    Mais cela ne doit pas être un renfermement sur soi ! l’avenir est peut-être dans l’entreprise ou dans les pays lointains et tout ceci peut se faire via les placements boursiers. Ils n’ont pas la cote ? tant mieux ! il y aura des coups à faire !

    Si maintenant vous avez peur de mesures confiscatoires de la part de l’Etat français, alors vous pouvez également ouvrir des comptes web dans d’autres pays. Ainsi un seul exemple lié aux placements boursiers : rien ne vous empêche d’ouvrir tout à fait légalement un compte titre au Luxembourg auprès d’Internaxx ! http://www.internaxx.lu

    Par ailleurs, pour ceux qui sont prêts à s’expatrier, sachez que depuis un moment, il y a de plus en plus de français qui s’installent à Bali….

  • FredericB 12 avril 2012, 17 05 18 04184

    @A tous,
    Les 25 000€ de dettes par habitant sont un leurre. Tout le monde le sait.
    La finance mondiale a phagocyté les richesses des habitants de toute la planète.
    Nos « élites » nous offre un avenir sombre : il faut rembourser la dette et nous prépare à nous tondre (acquis sociaux, santé, éducation, et toutes les fonctions régaliennes). Mais de quoi parle-t-on quand on parle de dette ? D’une dette souveraine que jamais nous n’aurions du avoir…et qui a considérablement enrichi les financiers Passons.

    @gunday
    Pour pouvoir investir encore faut-il de l’argent. Si la crise s’aggrave… rien nous dit que nous en aurons encore.

    @Gilles
    Je partage ton point de vue négatif sur l’avenir. J’ajouterais que tu n’as pas évoqué le prix de l’énergie et des matières premières. Toutefois, l’Homme s’est toujours retourné
    La solution ne viendra pas de nos élites mais de nous même. Je ne crois plus du tout aux solutions politiques

  • Gilles from Objectifs Liberté 12 avril 2012, 18 06 03 04034

    @Tommy :

    On n’est d’accord Tommy, tout le monde n’a pas la vocation ni les compétences pour devenir entrepreneur. Il y aura des perdants et des gagnants ! Les gagnants seront les gens éduqués dans le bon sens du terme et les débrouillards.

    La France peut parfaitement se retrouver en difficulté financière typiquement pour payer les salaires des fonctionnaires.

    @Retaill :

    Oui l’inflation réelle est une catastrophe pour la plupart des ménages. Pour tes petites mains à 10 euros, cela montre que le pays s’appauvrit, que les offres d’emplois se raréfient et que les gens sont prêts à tout pour vivre. Si ça continue, nous deviendrons les sous-traitants des chinois qui diront : c’est pas cher de faire fabriquer en France …

    @gunday :

    Non ce n’est pas du fatalisme, mais ma vision économique. Partant de cette vision économique, j’essaie de trouver la meilleure solution pour mon avenir. La bourse et les SCPI à crédit sont des bons placements mais ils commencent à être attaqués par la fiscalité donc autant diversifier et aller vers des solutions d’avenir.

    Je comprends la position de Retaill car je suis pour le système social à la Française mais quand la pression fiscale devient trop importante on adopte une position plus mitigée. Pour régler le problème des déficits sociaux, il faut créer de l’emploi et les cotisations rentreront.

    @philbich :

    Tu as tout compris : les fondamentaux, ce sont les besoins primaires malheureusement et certains français l’ont aussi compris depuis quelques années avec le montée de la précarité.

    L’économie est mondiale. Je n’encourage pas à l’exode fiscale mais simplement à regarder si on ne peut pas travailler à l’étranger (expatrié) ou avec des clients étrangers (en conservant sa situation fiscale en France et en payant ses impôts en France) de manière à tout simplement vivre. Je constate aussi ce qui existe déjà avec les entrepreneurs qui travaillent aux noirs (bâtiments, cafés/restaurants, brocante).

    FredericB :

    Une fois la situation de notre système analysé, il est possible d’envisager des solutions alternatives. Ma vision n’est pas négative mais réaliste. La partie optimiste, c’est que pour la personne préparée, des alternatives sont possibles pour traverser avec succès cette période agitée mais beaucoup souffriront c’est ainsi.

    La solution pourrait être politique si on avait au pouvoir des gens avec du pragmatisme et de l’imagination pas des avocats et des fonctionnaires d’états spécialistes de la langue de bois et sans idée. On a de toute façon les hommes politiques qu’on mérite …

    Le système financier a en effet détruit le système industriel et par la même notre propre richesse.

  • Retaill and Co. 13 avril 2012, 19 07 55 04554

    @ Gunday : Comme Gilles je fais des constats qui m’amènent à des situations et prises de décisions. Dans ma première entreprise j’ai besoin de développer une partie de mon catalogue et j’ai regardé sur le net ce qu’il se faisait, j’avais déjà noté il y a quelque temps ce site web.

    C’est contradictoire à 100% mais « j’utilise » ce qu’offre notre système. Comme le dit Gilles « Pour tes petites mains à 10 euros, cela montre que le pays s’appauvrit ».

    Mon objectif est de mettre en place ce que je connais pour gagner et montrer comment le système fonctionne et parfois le « dénoncer », il y trop de choses qui ne tournent pas rond mais sans argent je ne pourrais rien démontrer.

  • action PPR 25 avril 2012, 16 04 26 04264

    Je pense que l’entrepreneuriat est une bonne solution. En effet, j’ai moi même développé ma société de vente de marchandise en tant qu’autoentrepreneur et ceci dans le but de gagner un peu d’argent.
    Cependant les limites apparaissent vite :
    – Il faut beaucoup travailler pour peu toucher
    – La crise se fait sentir, les gens se repportent sur l’essentiel et moins sur les achats superflues.
    – Ce statut n’est disponible que trois donc que faire après ?

    Je suis d’accord avec vous concernant la bourse, moi même investisseur régulier je ressens la nervosité des marchés qui se traduit par une forte volatilité. Ce contexte de risque associé aux taxes imposées par l’état rend la bourse peu rentable financièrement. Pour peu qu’on gagne, on nous prend plus de 30% de nos gains !

    Thomas

  • Christophe 26 juin 2012, 14 02 09 06096

    Analyse partagée, maintenant il faut préserver nos capitaux et le rendement dans ce contexte, pour éviter de perdre le peu de plus value générée. Chaque crise présente des opportunités, à nous d’être attentif pour les trouver.

    L’onde de choc de 2008 n’est pas encore terminée, les USA ont mis sous perfusion leur économie, l’Europe se refuse à le faire (non modification du statut de la BCE par ex). Je pense aussi que quelque chose de plus grave se cache derrière tout ça et que certaines personnes essaient tant bien que mal de maintenir un système capitaliste à bout de souffle… MAIS BON cela reste un avis personnel.
    Une chute complète du système serait fatale pour nous tous, économie ou pas.

  • philbich 27 juin 2012, 15 03 55 06556

    Comme certains qui se sont exprimés plus haut, je pense qu’on est en phase haute du cycle immobilier et que ce n’est pas forcément le meilleur moment d’y entrer.

    Sauf dans une optique patrimoniale à très long terme où l’investissement locatif serait fait en vue de procurer une source de revenus complémentaire et où les biens immobiliers seraient là non pas pour générer une plus-value mais au contraire pour être transmis à la génération d’après (voir mes posts au sujet d’une vision à très long terme intergénérationnelle).

    L’investissement vers l’entreprise est effectivement à développer que ce soit pour se constituer progressivement un portefeuille boursier de grosses valeurs européennes très implantées en Asie et Afrique et/ou que ce soit en investissement dans le hors-côte d’entreprises jeunes et innovantes en faisant du business-angel.

    Nous sommes tous conscients que l’on va avoir besoin de ressources variées pour diversifier et assurer nos revenus, aussi ne négligez pas les sociétés cotées qui n’ont pas la cote justement.

    Il est probable que leurs cours chutent à l’annonce de la moindre mauvaise nouvelle parce qu’elles ne sont plus à la mode. Profitez-en pour vous constituer des lignes à bon compte (mais pas maintenant c’est encore trop tôt).

    L’autre façon d’aborder l’entreprise c’est de la créer. Comme certains ont fait remarqué plus haut, cela n’est pas donné à tout le monde de se créer une activité, par contre rien ne vous empêche de participer à la levée de fonds de sociétés jeunes et innovantes.

    Surtout évitez les FIP et FCPI qui n’engraissent que les sociétés qui les commercialisent, et préférez d’investir dans des sociétés que vous aurez jaugées.

    Pour cela vous pouvez passez par des plateformes d’investissement collectifs comme http://www.wiseed.fr où plusieurs investisseurs participent au développement de startups. Le ticket d’entrée de base tourne entre 500€ et 1000€ ce qui permet d’investir progressivement dans plusieurs sociétés et vous fabriquer un portefeuille de sociétés non cotées.

    Cette plateforme fait des tris et ne propose que des sociétés qui ont été préalablement validées par la communauté d’investisseurs. Ainsi vous profitez des connaissances et compétences des autres « wiseedeurs » et pouvez interroger directement les cadres de la société concernées pour avoir des précisions sur leur business plan.

    L’intérêt de se constituer progressivement un portefeuille de sociétés variées est d’amortir les risques. Ainsi dans mon portefeuille de 7 sociétés j’en ai une qui va probablement déposer son bilan alors qu’une seconde va se faire racheter et dégager une plus-value de 45% en moins de deux ans. Le but final étant d’arriver à une moyenne globale de +15% l’an.

  • Sovanna Sek from GenY Finances 12 août 2012, 21 09 43 08438

    Bonsoir,

    Tout d’abord, je m’appelle Sovanna Sek, ingénieur BTP et passionné de l’investissement financier. De ce fait, je suis auteur du blog financier GenY Finances. D’ailleurs, j’en profite pour faire la promotion sur ton site.

    Ton article recense des propos réalistes par rapport à ce qui se passe actuellement. Malheureusement, la majorité de l’opinion publique font encore confiance à l’interventionnisme de l’Etat mais elle ne se rend pas compte qu’il n’a plus beaucoup de marge de manœuvre du fait de sa mauvaise gestion de ses comptes publiques.
    Comme le dit Olivier Delamarche sur BFM Business, cela se finira mal malgré les QE possibles des banques centraux qui ne feront que retarder l’échéance.

    Coté investissement dans un contexte où la conjoncture économique sera morose pour une ou deux décennies (mon avis personnel), l’or physique sous forme de pièces est incontestablement une alternative du fait que ce métal n’est pas adossé à la signature d’un Etat.

    Cordialement,
    Sovanna Sek de GenY Finances.

  • Martin from Blog Chine 2 décembre 2012, 19 07 19 121912

    Des réformes sont possible pour éviter le mur, mais la théorie des jeux et le lobbying fait que rien n’est fait… et au final tout le monde est perdant…

    Pour la TVA, on peut y échapper. Par exemple en achetant au Luxembourg ou en Suisse, une solution qui est parfaitement légale pour des volumes d’achats limités. Pour information, la TVA au Luxembourg est, de mémoire de 3%. Quant à la CSG, c’est plus dur d’y échapper en effet.

    Concernant l’épargne, il faut à mon avis diversifier son épargne et l’investir dans des actifs dont la valeur intrinsèque est non nulle. Dit autrement, meme si les prix immobilier s’effondrent, un appart reste un appart. Alors que la valeur intrinsèque de la monnaie est 0. Si demain l’euro s’effondre pour cause d’hyperinflation, les billets auront la même valeur que du papier hygiénique… Ce n’est pas du tout de la théorie, regardez l’Allemagne en 1923 ou le Zimbabwe… Par exemple épargner dans plusieurs devises pour ne pas tout perdre en cas d’effondrement généralisé de l’euro par exemple… Par exemple en ouvrant un compte en banque à Hong-Kong pour y placer une partie de son épargne en HKD, monnaie reliée au dollar, mais aussi au yuan, la devise de demain…

    Le problème de tout a mon avis vient du fait que l’économie a été pensée sur des postulats d’une société post seconde guerre mondiale: espérance de vie de 70 ans, 3 enfants par femme, pays émergents pas encore émergents… Le monde a changé, mais pas le fonctionnement de l’économie telle qu’on l’a connait…

    Pour le reste, je pense que tu as raison. La débrouille et la mutualisation des dépenses est l’avenir. l’entraide aussi. Par exemple autour de moi, la plupart des gens se prêtent de l’argent les uns aux autres sans avoir recours aux prêts bancaires. L’entraide rend le monde de plus en plus humain en squizzant l’économie classique dont l’essentiel de la valeur ajoutée est pompée par le système (élite + état). Une des raisons pour lesquelles j’ai quitté Paris était que 80% de mon salaire de 2K€ brut partait en charges sociales, loyer, emprunt étudiant… Alors certes mon modèle n’est pas durable (recevoir de l’argent en France et le dépenser en Chine) mais est-ce moins durable que le système économique dominant? Quitte à se faire entuber par le système, autant ne pas se faire entuber totalement…

    venons en à la mutualisation des dépenses. On critique le pétrole à 1,5€ le litre, mais il n’est pas assez cher, je pense que 5€ le litre serait un bon prix… Cela forcerait les gens à etre créatif pour consommer moins de pétrole et contribuerait à la relance de l’économie en diminuant le déficit extérieur. On pourrait même envisager d’affréter la taxe du pétrole pour diminue les autres taxes ou réinvestir les taxes dans les start-up du secteur renouvelable.

    A titre personnel, je pratique massivement le covoiturage, préfère le train à l’avion (9 000 km de train depuis mon retour en Chine, 0 d’avion pour parcourir la Chine), et vis en colocation. Bilan: un besoin de chauffage ridicule. Autant d’argent en moins de dépensé et de co2 en moins… La mutualisation est l’avenir. Par exemple, je suis sorti à Pékin aujourd’hui (30 km de trajet). l’aller s’est fait en bus (55 personnes dans le bus), le retour s’est fait en voiture partagée …En Chine, de nombreux conducteurs cherchent des passagers pour rentabiliser leur passager. J’ai payé 2 euros pour un trajet de 30 km et la voiture été remplie à 100%. Bilan: mon aller/retour à Pékin (60 km) a consommé environ 1 litre de pétrole, pas plus que quelqu’un roulant seul 10 km dans sa voiture… Et ma dépense s’est limitée à 2,50€ l’aller/retour… a comparer avec le coût moyen d’une voiture, de 6 000€, soit 20€ par jour…

    @frédéric: la dette des états n’a pas vocation a etre remboursée, l’état ne la rembousera jamais. Les seules solutions sont l’inflation larvée (épargnants floués), ou le défaut de paiement. Mais les créanciers ne sont pas floués, vu que l’argent prêté a été créé ex nihilo (cf création monétaire). Le but de la dette est de faire un transfert d’argent d’environ 50 à 60 milliards d’euros vers le secteur financier tous les ans… soit environ 2 000 euros PAR SECONDE… En France… Aux USA, multipliez le chiffre par 5 ou 10…

    J’ai lu le livre Whoops (http://www.amazon.fr/Whoops-Why-Everyone-Owes-One/dp/1407457683) la conclusion ne fait pas envie (la crise de 2008 ne serait qu’un amuse gueule par rapport à ce qui va nous arriver puisqu’on a tiré aucunes lecons de ce qui s’est passé…)

  • gfsd 7 février 2013, 21 09 48 02482

    j’aime pas cette vision trop pessimiste, je suis ce genre de blog pour me donner envie d’investir, me motiver, pas le contraire.

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