≡ Menu

Créateur de site Web ou rien (Entretien avec Martin)

Cela faisait longtemps que je voulais rencontrer Martin, créateur de sites Web thématiques et auteur du remarquable guide « Améliorez votre pouvoir d’achat et faites vous plaisir« , qui sévit sur le Web avec son blog Candix entre autre et avec qui j’avais échangé quelques emails auparavant. Rendez-vous est pris dans les beaux quartiers, métro Rue de la pompe pour des raisons pratiques (à mi-chemin de nos boulots respectifs). Je le reconnais tout de suite à la sortie du métro et nous allons prendre un verre près de Trocadéro dans un petit café que je connais. J’ai en discutant avec lui la même impression qu’il m’avait fait dans les commentaires : quelqu’un de sympathique, d’ouvert et de positif. A noter qu’il est l’auteur d’un remarquable guide :

Gilles : Peux tu te présenter Martin ? Age, profession, situation familiale, marque de ta voiture, je veux tout savoir mais tu n’es pas obligé de tout me dire !

Martin : J’ai 24 ans. Je suis à la fois chef de produit web et auto-entrepreneur, célibataire et épanoui. J’ai une Renault Mégane, ma troisième voiture que je possède après une Renault 19 que j’ai planté et un 4L – que j’ai revendu après le 4L Trophy, un rallye étudiant humanitaire au Maroc.

Gilles : Tu as commencé par créer des sites Web très jeune je crois ? Tu voulais te faire connaître, gagner de l’argent ou impressionner tes copains/copines ?

Martin : Impressionner les filles (rires). Bah comme tous les geeks, j’ai adoré Internet dès que j’ai découvert l’outil, en 1998 (date de la création de Google). J’ai fait un petit site de jeux vidéo rêvant de devenir le prochain jeuxvideo.com. J’ai découvert la pub en ligne et ai gagné 30 euros les 2 premières années… J’ai été très fier lorsque j’ai touché mon premier chèque.

Gilles : Peux tu nous en dire plus sur ton réseau de blog Anata et d’où t’es venu cette idée d’un réseau de site ?

Martin : Au départ, je tenais un site de jeux vidéo. Mais très vite, ça m’a saoulé et ai commencé à parler un peu de ce qui m’intéresse. Rapidement, je me suis retrouvé avec un site dont la thématique principale était le jeu, les mangas, la musique, l’économie, l’environnement et la séduction. Un ami m’a dit que mon site était fourre tout et que pour réussir, il fallait 1 site = 1 thématique. J’ai splitté le site en plusieurs sites. Puis de la famille devant aller en Egypte, j’ai créé Egypte Antique , les blogs n’existant pas en 2002. Puis en 2005, j’avais trouvé un job si mal payé que je l’ai refusé et préféré créer un site sur la Grèce pour doubler mes revenus web à la place. Comme cela a marché, a chaque beau voyage que j’ai fait, j’ai créé un site au retour, ce qui m’a permis d’augmenter mes revenus et donc de plus voyager. Au final, en 4 ans, j’ai visité 23 pays sur 4 continents. Quand à Anata, me voyant déjà à la tête d’une multinationale, j’avais décidé de créer un site corporate. Et pourquoi Anata ? Cela veut dire « toi » en japonais. Étant un geek repenti, ce nom me semblait cool à l’époque.

Martin au Maroc

Gilles : Parmi ce réseau il y un blog : Candix. Tu es tombé dans la mode des blogs qui indique comment gagner de l’argent avec son blog ?

Martin : Au début, un blog pour moi c’était un support de mauvaise qualité type Skyblog. Puis j’ai découvert Esprit Riche et Read me i’m famous, en été 2010. Voyant que RMIF rapportait autant que mes sites avec 6 fois moins d’audience, j’ai décidé de créer un blog. A l’époque, j’avais un site, www.candix.fr , sur le thème de l’argent, les finances persos. Comme il ne marchait pas, je me suis dit : autant créer un blog sur ce thème. J’avais déjà 100 articles  écris. J’ai donc tué le site candix.fr pour le faire renaître sous forme d’un blog. La suite m’a donné raison : augmentation et diversification des revenus, rencontre de blogueurs, apprentissage de connaissances techniques (CMS, WordPress, …).

Gilles : Penses tu vraiment que tout le monde a les capacités de réaliser ce que tu as fais avec ton réseau de sites ? Pour ma part je trouve que ce n’est pas facile et que cela prend beaucoup de temps.

Martin : Certes, cela prend un temps fou… Mais avant tout c’était une passion. Disons que je regardais un peu moins la TV et créais des sites à la place. Après tout, écrire 2 articles/jours = 3600 articles en  5 ans. L’audience augmentant, cela grise vite l’esprit et j’ai continué. En prépa, mes sites me rapportaient 40 euros/mois, de quoi compléter mon budget loisirs. Puis grâce à un contrat, j’ai pu voler en avion pour le Mexique à l’œil. Par la suite, mon revenu horaire a rapidement dépassé les 10 euros, ce qui m’a dispensé de chercher un petit boulot étudiant payé au SMIC. Certes, créer un site est chronophage, mais sur le long-terme, c’est payant.

Gilles : Ton réseau de sites est un succès financier en terme d’indépendance financière puisque que tu dégages plus d’un SMIC. Tu vois c’est ma définition du succès. Peux tu donner quelques chiffres pour faire rêver les lecteurs et nous indiquer le temps que tu passes à gérer tes sites ?

Martin : Gagner 1 SMIC est certes bien plus que ce que gagne la majorité des blogueurs. Mais je n’appelle pas cela un succès financier. Déjà, on ne vit pas avec un SMIC surtout que j’ai 26 000 euros de dettes (principalement l’emprunt étudiant pour l’école de commerce) à rembourser. Ensuite, j’ai dépassé le seuil du SMIC il y a seulement 6 mois (en 2010, je ne gagnais que 500€/mois) et continue de progresser. Mais rien n’est acquis sur le web. Le succès, ce n’est pas une finalité, mais un voyage. Le succès est relatif et on peut toujours faire mieux. Quand aux chiffres, j’ai 22 sites Internet, 3 000 visiteurs/jour (750 000 en 9 mois) et j’ai voyagé cette année en Floride, en Italie, en Allemagne, en Thaïlande, au Danemark et en Pologne. Enfin, je passe 3-5 heures/jour à développer mes sites, pour lancer de nouveaux projets.

Gilles : Tu as pas mal voyagé, fait tes études à l’étranger. Est ce que cela a changé ta vision de la vie ?

Martin : Les voyages forment la jeunesse comme on dit. Voyager est un processus irréversible : une fois qu’on y a goûté, il est difficile de revenir en arrière. Même ma copine est étrangère (polonaise). Voyager m’a élargi l’esprit, forcément. Même si fondamentalement, les besoins des gens sont identiques d’un pays à l’autre (préoccupations : santé, argent, éducation…), la vision de la vie et la culture change. Voyager m’a fait aussi prendre conscience qu’il faut profiter de la vie. On ne sait de quoi demain sera fait – maladie, raréfaction du pétrole – donc autant profiter dès maintenant. Je me rends compte de la chance de voyager autant en étant jeune par rapport aux gens qui n’auront jamais la chance de partir de leur vie.

Gilles : Tu es quelqu’un de simple je le sais à présent. Comment au quotidien vis tu cette philosophie de vie ?

Martin : J’essaie de me contenter du minimum. Je ne fais que très rarement du shopping, je garde ma vieille voiture et habite un petit appartement. Mes principales dépenses pour me faire plaisir sont acheter de la bonne nourriture – des restos parfois – sortir avec des amis et voyager. Ayant la chance de bien gagner ma vie en ce moment – chef de produit + autoentrepreneur – j’ai décidé d’épargner le surplus pour avoir un matelas de sécurité et pouvoir financer mes rêves – suivre ma copine en Inde d’ici 2 ou 3 ans ou faire un tour du monde. Je ne crache pas sur la société de consommation – j’ai un smartphone comme tout le monde – mais je trouve que consommer ne rend pas heureux et au contraire, ne cause que de la frustration. J’essaie d’être heureux comme je suis et de profiter de l’instant présent.

Gilles : J’aime bien tes commentaires, ton approche écologique et un peu humanitaire. Cela se sent dans tes commentaires sur les autres blogs. Qu’en penses tu ?

Martin : J’ai eu la chance de naître en France et dans une bonne famille ce qui m’a aidé dans la vie. Je profite de la vie tant que je peux mais tout cela à un impact environnemental – j’ai émis environ 4 à 5 tonnes de co2 en transports aériens cette année, les transports étant polluant par nature – même le train est mu par de l’électricité faire à base d’uranium. J’ai donc décidé d’agir à ma manière en créant un site sur des bons conseils pour économiser des sous en étant écologique et je compense une partie de mes émissions de co2. Je donne de l’argent à des ONG depuis que j’ai 18 ans. Et depuis la rentrée 2011, je parraine un enfant thaïlandais grâce à un don de 25 euros/mois. C’est sans doute pas grand-chose, mais ce me fait plaisir de me dire que j’aide quelqu’un qui est mal parti dans la vie (enfant abandonné) à avoir une seconde chance. Mon conseil : donnez, ne soyez pas égoïstes. Si chacun aidait les autres, le monde irait mieux. Chacun peut aider les autres – accueillir un voyageur en couchsurfing, donner son temps à une association… Si chacun faisait cela, le monde serait bien plus vivable. Et vous savez quoi ? Le monde vous le rendra. En aidant les autres, vous vous créez un réseau d’amitié, les autres vous aident, vous trouvez plus facilement un emploi. En aidant des blogueurs à progresser, ils m’ont mis en contact avec des annonceurs qui m’ont payé mon voyage en Italie cet été.

Gilles : De mon point de vue tu as réussi sur le Web dans ton créneau, peux tu donner 5 conseils à un débutant qui se lance ?

Martin :

  1. Ne faites pas un site pour l’argent, car ça prend du temps (6 mois, 1 an, ou plus… ou jamais). Vous vous démotiverez avant. c’est plus rapide d’en gagner en bossant à Mc Donald’s.
  2. Écrivez sur un sujet qui vous passionne. Vous vous occuperez de façon intelligente, et aurez l’impression de gagner de l’argent en vous amusant.
  3. Anticipez. Les revenus d’aujourd’hui sont les fruits du travail d’hier. Le travail d’aujourd’hui est le revenu de demain. Voyez long-terme.
  4. Si vous voulez gagner pas mal avec votre site, renseignez vous avant de créer votre site sur les bonnes thématiques, les façons de monétiser pour vous créer une feuille de route dès le départ. Vous gagnerez du temps. Et n’oubliez pas que la rémunération n’est qu’une partie du plaisir de bloguer. Rencontrer des gens, développer son réseau de relations, avoir une carte de visites, savoir qu’on est lu, c’est très plaisant.
  5. Positivez. Si vous vous plantez, relevez-vous. 80% de mes articles ne marchent pas, 80% de ce que j’essaie plante. C’est normal de se planter, chaque échec vous rapproche du succès. Avec 5 cannes à pêche, vous êtes statistiquement certain qu’une attrapera un poisson.

Gilles : Comment te situerais tu par rapport à l’ensemble des Web entrepreneurs ?

Martin : Comme un vieux de la vieille. Non sérieusement, je ne sais pas trop… Je bosse à mon rythme sur ce qui me semble intéressant pour moi et pour le visiteur et cherche à progresser. Je ne cherche pas à devenir millionnaire en vendant du rêve, simplement à me faire ma place au soleil petit à petit.

Gilles : Quels sont tes ambitions à présent ?

Martin : Faire un tour du monde. Je le pourrai maintenant sans économie grâce à mes revenus du web à condition que je continue de bloguer en voyage… Pas évident. Mais siroter des mojitos sous les cocotiers m’ennuieraient franchement. Sinon je rêverai d’avoir mon brevet de plongée, savoir piloter un avion. Je le ferai un jour, en 2012 sans doute pour la plongée. Je souhaite également publier mon roman (330 pages que je serai heureux de le voir dans les bacs de la FNAC) et développer mes revenus web pour financer de nouvelles créations d’entreprises sans avoir à emprunter auprès des banques. J’ai des projets innovants, principalement dans le domaine de l’ultra-low-cost (hôtel à moins de 20 euros la nuit, restaurant italien où les pâtes sont servies gratuitement…) et du développement durable. Idéalement si j’étais très riche, je créerai ma propre fondation humanitaire. Plutôt que d’aider les populations, je préfèrerai investir de façon durable : électrifier des villages reculés, faire des microcrédits aux entrepreneurs sans le sou… De quoi faire du business et pouvoir réinvestir dans de nouveaux projets. Bref, je bosse, j’économise, je voyage beaucoup… Je croque la vie à pleine dent.

Cela faisait longtemps que je voulais rencontrer Martin, un créateur de site Web thématiques qui sévit sur le Web et avec qui j’avais échangé quelques emails. Rendez vous est pris dans les beaux quartiers métro Rue de la pompe pour des raisons pratiques (à mi-chemin de nos boulots respectifs). Je le reconnais tout de suite à la sortie du métro et nous allons prendre un verre près de Trocadéro dans un petit café que je connais. J’ai tout de suite en le voyant la même impression qu’il m’avait fait dans les commentaires : quelqu’un de sympathique, d’ouvert et de positif.

Gilles : Peux tu te présenter Martin ? Age, profession, situation
familiale, marque de ta voiture, je veux tout savoir mais tu n’es pas obligé de tout me dire !

Martin : J’ai 24 ans. Je suis à la fois chef de produit web et auto-entrepreneur, célibataire et épanoui. J’ai une Renault Mégane, ma troisième voiture que je possède après une Renault 19 que j’ai planté et un 4L – que j’ai revendu après le 4L Trophy, un rallye étudiant humanitaire au Maroc.

Gilles : Tu as commencé par créer des sites Web très jeune je crois ? Tu voulais te faire connaître, gagner de l’argent ou impressionner tes copains/copines ?

Martin : Impressionner les filles (rires). Bah comme tous les geeks, j’ai adoré Internet dès que j’ai découvert l’outil, en 1998 (date de la création de Google). J’ai fait un petit site de jeux vidéo rêvant de devenir le prochain jeuxvideo.com.

J’ai découvert la pub en ligne et ai gagné 30 euros les 2 premières années… J’ai été très fier lorsque j’ai touché mon premier chèque.

Gilles : Peux tu nous en dire plus sur ton réseau de blog anata et d’où t’es venu cette idée d’un réseau de site ?

Martin : Au départ, je tenais un site de jeux vidéo. Mais rapidement, ça m’a saoulé et ai commencé à parler un peu de ce qui m’intéresse. Rapidement, je me suis retrouvé avec un site dont la thématique principale était le jeu, les mangas, la musique, l’économie, l’environnement et la séduction. Un ami m’a dit que mon site était fourre tout et que pour réussir, il fallait 1 site = 1 thématique. J’ai splitté le site en plusieurs sites.

Puis de la famille devant aller en Egypte, j’ai créé www.legypteantique.com, les blogs n’existant pas en 2002.

Puis en 2005, j’avais trouvé un job si mal payé que je l’ai refusé et préféré créer un site sur la Grèce pour doubler mes revenus web à la place. Puis comme cela a marché, a chaque beau voyage que j’ai fait, j’ai créé un site au retour, ce qui m’a permis d’augmenter mes revenus et donc de plus voyager.

Au final, en 4 ans, j’ai visité 23 pays sur 4 continents.

Quand à Anata, me voyant déjà à la tête d’une multinationale, j’avais décidé de créer un site corporate. Et pourquoi Anata ? Cela veut dire « toi » en japonais. Étant un geek repenti, ce nom me semblait cool à l’époque.

Gilles : Parmi ce réseau il y un blog : Candix. Tu es tombé dans la
mode des blogs qui indique comment gagner de l’argent avec son blog ? »

Martin : Au début, un blog pour moi c’était un support de mauvaise qualité type Skyblog. Puis j’ai découvert Esprit-Riche.com et Readmeimfamous.com, en été 2010. Voyant que RMIF rapportait autant que mes sites avec 6 fois moins d’audience, j’ai décidé de crée un blog.

A l’époque, j’avais un site, www.candix.fr, sur le thème de l’argent, les finances persos. Comme il ne marchait pas, je me suis dit : autant créer un blog sur ce thème. J’avais déjà 100 articles écris. J’ai donc tué le site candix.fr pour le faire renaître sous forme d’un blog.

La suite m’a donné raison : augmentation et diversification des revenus, rencontre de blogueurs, apprentissage de connaissances techniques (CMS, WordPress,…)


Gilles : Penses tu vraiment que tout le monde a les capacités de
réaliser ce que tu as fais avec ton réseau de sites ? Pour ma part je trouve que ce n’est pas facile et que cela prend beaucoup de temps. »

Martin : Certes, cela prend un temps fou… Mais avant tout c’était une passion. Disons que je regardais un peu moins la TV et créais des sites à la place. Après tout, écrire 2 articles/jours = 3600 articles en 5 ans.

L’audience augmentant, cela grise vite l’esprit et j’ai continué. En prépa, mes sites me rapportaient 40 euros/mois, de quoi compléter mon budget loisirs. Puis grâce à un contrat, j’ai pu voler en avion pour le Mexique à l’œil. Par la suite, mon revenu horaire a rapidement dépassé les 10 euros, ce qui m’a dispensé de chercher un petit boulot étudiant payé au SMIC.

Certes, créer un site est chronophage, mais sur le long-terme, c’est payant.

Gilles : Ton réseau de sites est un succès financier en terme
d’indépendance financière puisque que tu dégages plus d’un SMIC. Tu vois c’est ma définition du succès. Peux tu donner quelques chiffres pour faire rêver les lecteurs et nous indiquer le temps que tu passes à gérer tes sites ?

Martin : Gagner 1 SMIC est certes bien plus que ce que gagnent la majorité des blogueurs… Mais je n’appelle pas cela un succès financier.

Déjà, on ne vit pas avec un SMIC surtout que j’ai 26 000 euros de dette (principalement : emprunt étudiant pour l’école de commerce) à rembourser.

Ensuite, j’ai dépassé le seuil du SMIC qu’il y a 6 mois (en 2010, je ne gagnais que 500€/mois) et continue de progresser. Mais rien n’est acquis sur le web. Le succès, ce n’est pas une finalité, mais un voyage. Le succès est relatif et on peut toujours faire mieux.

Quand aux chiffres, j’ai 22 sites Internet, 3 000 visiteurs/jour (750 000 en 9 mois) et j’ai voyagé cette année en Floride, en Italie, en Allemagne, en Thaïlande, au Danemark et en Pologne. Enfin, je passe 3-5 heures/jour à développer mes sites, pour lancer de nouveaux projets.

Gilles : Tu as pas mal voyagé, fait tes études à l’étranger. Est ce
que cela a changé ta vision de la vie ? »

Martin : Les voyages forment la jeunesse comme on dit. Voyager est un processus irréversible : une fois qu’on y a goûté, il est difficile de revenir en arrière.

Même ma copine est étrangère (polonaise). Voyager m’a élargit l’esprit, forcément. Même si fondamentalement, les besoins des gens sont identiques d’un pays à l’autre (préoccupation : santé, argent, éducation…), la vision de la vie, la culture change.

Voyager m’a fait aussi prendre conscience qu’il faut profiter de la vie. On ne sait de quoi demain sera fait – maladie, raréfaction du pétrole – donc autant profiter dès maintenant. Je me rends compte de la chance de voyager autant en étant jeune par rapport aux gens qui n’auront jamais la chance de partir de leur vie.

Gilles : Tu es quelqu’un de simple je le sais à présent. Comment au
quotidien vis tu cette philosophie de vie ? »

Martin : J’essaie de me contenter du minimum. Je ne fais que très rarement du shopping, je garde ma vieille voiture et habite un petit appartement. Mes principales dépenses pour me faire plaisir sont acheter de la bonne nourriture – des restos parfois – sortir avec des amis et voyager.

Ayant la chance de bien gagner ma vie en ce moment – chef de produit + autoentrepreneur – j’ai décidé d’épargner le surplus pour avoir un matelas de sécurité et pouvoir financer mes rêves – suivre ma copine en Inde d’ici 2 ou 3 ans ou faire un tour du monde.

Je ne crache pas sur la société de consommation – j’ai un smartphone comme tout le monde – mais je trouve que consommer ne rend pas heureux et au contraire, ne cause que de la frustration. J’essaie d’être heureux comme je suis et de profiter de l’instant présent.

Gilles : « J’aime bien tes commentaires, ton approche écologique et un peu humanitaire. Cela se sent dans tes réponses sur les blogs. Qu’en penses tu ? »

Martin : J’ai eu la chance de naître en France et dans une bonne famille ce qui m’a aidé dans la vie. Je profite de la vie tant que je peux mais tout cela à un impact environnemental – j’ai émis environ 4 à 5 tonnes de co2 en transports aériens cette année – les transports étant polluant par nature – même le train est mu par de l’électricité faire à base d’uranium. J’ai donc décidé d’agir à ma manière en créant un site sur des bons conseils pour économiser des sous en étant écologique et compense une partie de mes émissions de co2.

Je donne de l’argent à des ONG depuis que j’ai 18 ans. Et depuis la rentrée 2011, je parraine un enfant thaïlandais grâce à un don de 25 euros/mois. C’est sans doute pas grand-chose, mais ce me fait plaisir de me dire que j’aide quelqu’un qui est mal parti dans la vie (enfant abandonné) à avoir une seconde chance.

Mon conseil : donnez, ne soyez pas égoïstes. Si chacun aidait les autres, le monde irait mieux. Chacun peut aider les autres – accueillir un voyageur en couchsurfing, donner son temps à une association… Si chacun faisait cela, le monde serait bien plus vivable.

Et vous savez quoi ? Le monde vous le rendra. En aidant les autres, vous vous créez un réseau d’amitié, les autres vous aident, vous trouvez plus facilement un emploi… En aidant des blogueurs à progresser, ils m’ont mis en contact avec des annonceurs qui m’ont payé mon voyage en Italie cet été

Gilles : « De mon point de vue tu as réussi sur le Web dans ton
créneau, peux tu donner 5 conseils à un débutant qui se lance ? »

Martin :

1) Ne faites pas un site pour l’argent, car ça prend du temps (6 mois, 1 an, ou plus… ou jamais). Vous vous démotiverez avant. c’est plus rapide d’en gagner en bossant à Mc Donald’s.

2) Écrivez sur un sujet qui vous passionne. Vous vous occuperez de façon intelligente, et aurez l’impression de gagner de l’argent en vous amusant.

3) Anticipez. Les revenus d’aujourd’hui sont les fruits du travail d’hier. Le travail d’aujourd’hui est le revenu de demain. Voyez long-terme

4)Si vous voulez gagner pas mal avec votre site, renseignez vous avant de créer votre site sur les bonnes thématiques, les façons de monétiser pour vous créer une feuille de route dès le départ. Vous gagnerez du temps. Et n’oubliez pas que la rémunération n’est qu’une partie du plaisir de bloguer. Rencontrer des gens, développer son réseau de relations, avoir une carte de visites, savoir qu’on est lu, c’est très plaisant.

5) Positivez. Si vous vous plantez, relevez-vous. 80% de mes articles ne marchent pas, 80% de ce que j’essaie plante. C’est normal de se planter, chaque échec vous rapproche du succès. « Avec 5 cannes à pêche, vous êtes statistiquement certain qu’une attrapera un poisson. »


Gilles : « Comment te situerais tu par rapport à l’ensemble des web
entrepreneurs du Web ?

Martin : Comme un vieux de la vieille. Non sérieusement, je ne sais pas trop… Je bosse à mon rythme sur ce qui me semble intéressant pour moi et pour le visiteur et cherche à progresser. Je ne cherche pas à devenir millionnaire en vendant du rêve, simplement à me faire ma place au soleil petit à petit.


Gilles : « Quels sont tes ambitions à présent ?

Martin : Faire un tour du monde. Je le pourrai maintenant sans économie grâce à mes revenus du web à condition que je continue de bloguer en voyage… Pas évident.

Mais siroter des mojitos sous les cocotiers m’ennuieraient franchement. Sinon je rêverai avoir mon brevet de plongée, savoir piloter un avion… Je le ferai un jour, en 2012 sans doute pour la plongée.

Je souhaite publier mon roman (330 pages). Je serai heureux de le voir dans les bacs de la FNAC.

Je souhaite également développer mes revenus web pour financer de nouvelles créations d’entreprises sans avoir à emprunter auprès des banques. J’ai des projets innovants, principalement dans le domaine de l’ultra-low-cost (hôtel à moins de 20 euros la nuit, restaurant italien où les pâtes sont servies gratuitement…) et du développement durable.

Idéalement si j’étais très riche, je créerai ma propre fondation humanitaire. Plutôt que d’aider les populations, je préfèrerai investir de façon durable : électrifier des villages reculés, faire des microcrédits aux entrepreneurs sans le sou… De quoi faire du business et pouvoir réinvestir dans de nouveaux projets.

Bref, je bosse, j’économise, je voyage beaucoup… Je croque la vie à pleine dent.

Cela faisait longtemps que je voulais rencontrer Martin, un créateur de site Web thématiques qui sévit sur le Web et avec qui j’avais échangé quelques emails. Rendez vous est pris dans les beaux quartiers métro Rue de la pompe pour des raisons pratiques (à mi-chemin de nos boulots respectifs). Je le reconnais tout de suite à la sortie du métro et nous allons prendre un verre près de Trocadéro dans un petit café que je connais. J’ai tout de suite en le voyant la même impression qu’il m’avait fait dans les commentaires : quelqu’un de sympathique, d’ouvert et de positif.
Gilles : Peux tu te présenter Martin ? Age, profession, situation
familiale, marque de ta voiture, je veux tout savoir mais tu n’es pas obligé de tout me dire !

Martin : J’ai 24 ans. Je suis à la fois chef de produit web et auto-entrepreneur, célibataire et épanoui. J’ai une Renault Mégane, ma troisième voiture que je possède après une Renault 19 que j’ai planté et un 4L – que j’ai revendu après le 4L Trophy, un rallye étudiant humanitaire au Maroc.

Gilles : Tu as commencé par créer des sites Web très jeune je crois ? Tu voulais te faire connaître, gagner de l’argent ou impressionner tes copains/copines ?

Martin : Impressionner les filles (rires). Bah comme tous les geeks, j’ai adoré Internet dès que j’ai découvert l’outil, en 1998 (date de la création de Google). J’ai fait un petit site de jeux vidéo rêvant de devenir le prochain jeuxvideo.com.
J’ai découvert la pub en ligne et ai gagné 30 euros les 2 premières années… J’ai été très fier lorsque j’ai touché mon premier chèque.

Gilles : Peux tu nous en dire plus sur ton réseau de blog anata et d’où t’es venu cette idée d’un réseau de site ?

Martin : Au départ, je tenais un site de jeux vidéo. Mais rapidement, ça m’a saoulé et ai commencé à parler un peu de ce qui m’intéresse. Rapidement, je me suis retrouvé avec un site dont la thématique principale était le jeu, les mangas, la musique, l’économie, l’environnement et la séduction. Un ami m’a dit que mon site était fourre tout et que pour réussir, il fallait 1 site = 1 thématique. J’ai splitté le site en plusieurs sites.
Puis de la famille devant aller en Egypte, j’ai créé www.legypteantique.com , les blogs n’existant pas en 2002.
Puis en 2005, j’avais trouvé un job si mal payé que je l’ai refusé et préféré créer un site sur la Grèce pour doubler mes revenus web à la place. Puis comme cela a marché, a chaque beau voyage que j’ai fait, j’ai créé un site au retour, ce qui m’a permis d’augmenter mes revenus et donc de plus voyager.
Au final, en 4 ans, j’ai visité 23 pays sur 4 continents.
Quand à Anata, me voyant déjà à la tête d’une multinationale, j’avais décidé de créer un site corporate. Et pourquoi Anata ? Cela veut dire « toi » en japonais. Étant un geek repenti, ce nom me semblait cool à l’époque.

Gilles : Parmi ce réseau il y un blog : Candix. Tu es tombé dans la
mode des blogs qui indique comment gagner de l’argent avec son blog ? »

Martin : Au début, un blog pour moi c’était un support de mauvaise qualité type Skyblog. Puis j’ai découvert Esprit-Riche.com et Readmeimfamous.com, en été 2010. Voyant que RMIF rapportait autant que mes sites avec 6 fois moins d’audience, j’ai décidé de crée un blog.
A l’époque, j’avais un site, www.candix.fr , sur le thème de l’argent, les finances persos. Comme il ne marchait pas, je me suis dit : autant créer un blog sur ce thème. J’avais déjà 100 articles  écris. J’ai donc tué le site candix.fr pour le faire renaître sous forme d’un blog.
La suite m’a donné raison : augmentation et diversification des revenus, rencontre de blogueurs, apprentissage de connaissances techniques (CMS, WordPress,…)

Gilles : Penses tu vraiment que tout le monde a les capacités de
réaliser ce que tu as fais avec ton réseau de sites ? Pour ma part je trouve que ce n’est pas facile et que cela prend beaucoup de temps. »

Martin : Certes, cela prend un temps fou… Mais avant tout c’était une passion. Disons que je regardais un peu moins la TV et créais des sites à la place. Après tout, écrire 2 articles/jours = 3600 articles en  5 ans.
L’audience augmentant, cela grise vite l’esprit et j’ai continué. En prépa, mes sites me rapportaient 40 euros/mois, de quoi compléter mon budget loisirs. Puis grâce à un contrat, j’ai pu voler en avion pour le Mexique à l’œil. Par la suite, mon revenu horaire a rapidement dépassé les 10 euros, ce qui m’a dispensé de chercher un petit boulot étudiant payé au SMIC.
Certes, créer un site est chronophage, mais sur le long-terme, c’est payant.

Gilles : Ton réseau de sites est un succès financier en terme
d’indépendance financière puisque que tu dégages plus d’un SMIC. Tu vois c’est ma définition du succès. Peux tu donner quelques chiffres pour faire rêver les lecteurs et nous indiquer le temps que tu passes à gérer tes sites ?

Martin : Gagner 1 SMIC est certes bien plus que ce que gagnent la majorité des blogueurs… Mais je n’appelle pas cela un succès financier.
Déjà, on ne vit pas avec un SMIC surtout que j’ai 26 000 euros de dette (principalement : emprunt étudiant pour l’école de commerce) à rembourser.
Ensuite, j’ai dépassé le seuil du SMIC qu’il y a 6 mois (en 2010, je ne gagnais que 500€/mois) et continue de progresser. Mais rien n’est acquis sur le web. Le succès, ce n’est pas une finalité, mais un voyage. Le succès est relatif et on peut toujours faire mieux.
Quand aux chiffres, j’ai 22 sites Internet, 3 000 visiteurs/jour (750 000 en 9 mois) et j’ai voyagé cette année en Floride, en Italie, en Allemagne, en Thaïlande, au Danemark et en Pologne. Enfin, je passe 3-5 heures/jour à développer mes sites, pour lancer de nouveaux projets.

Gilles : Tu as pas mal voyagé, fait tes études à l’étranger. Est ce
que cela a changé ta vision de la vie ? »

Martin : Les voyages forment la jeunesse comme on dit. Voyager est un processus irréversible : une fois qu’on y a goûté, il est difficile de revenir en arrière.
Même ma copine est étrangère (polonaise). Voyager m’a élargit l’esprit, forcément. Même si fondamentalement, les besoins des gens sont identiques d’un pays à l’autre (préoccupation : santé, argent, éducation…), la vision de la vie, la culture change.
Voyager m’a fait aussi prendre conscience qu’il faut profiter de la vie. On ne sait de quoi demain sera fait – maladie, raréfaction du pétrole – donc autant profiter dès maintenant. Je me rends compte de la chance de voyager autant en étant jeune par rapport aux gens qui n’auront jamais la chance de partir de leur vie.

Gilles : Tu es quelqu’un de simple je le sais à présent. Comment au
quotidien vis tu cette philosophie de vie ? »

Martin : J’essaie de me contenter du minimum. Je ne fais que très rarement du shopping, je garde ma vieille voiture et habite un petit appartement. Mes principales dépenses pour me faire plaisir sont acheter de la bonne nourriture – des restos parfois – sortir avec des amis et voyager.
Ayant la chance de bien gagner ma vie en ce moment – chef de produit + autoentrepreneur – j’ai décidé d’épargner le surplus pour avoir un matelas de sécurité et pouvoir financer mes rêves – suivre ma copine en Inde d’ici 2 ou 3 ans ou faire un tour du monde.
Je ne crache pas sur la société de consommation – j’ai un smartphone comme tout le monde – mais je trouve que consommer ne rend pas heureux et au contraire, ne cause que de la frustration. J’essaie d’être heureux comme je suis et de profiter de l’instant présent.

Gilles : « J’aime bien tes commentaires, ton approche écologique et un peu humanitaire. Cela se sent dans tes réponses sur les blogs. Qu’en penses tu ? »

Martin : J’ai eu la chance de naître en France et dans une bonne famille ce qui m’a aidé dans la vie. Je profite de la vie tant que je peux mais tout cela à un impact environnemental – j’ai émis environ 4 à 5 tonnes de co2 en transports aériens cette année – les transports étant polluant par nature – même le train est mu par de l’électricité faire à base d’uranium. J’ai donc décidé d’agir à ma manière en créant un site sur des bons conseils pour économiser des sous en étant écologique et compense une partie de mes émissions de co2.
Je donne de l’argent à des ONG depuis que j’ai 18 ans. Et depuis la rentrée 2011, je parraine un enfant thaïlandais grâce à un don de 25 euros/mois. C’est sans doute pas grand-chose, mais ce me fait plaisir de me dire que j’aide quelqu’un qui est mal parti dans la vie (enfant abandonné) à avoir une seconde chance.
Mon conseil : donnez, ne soyez pas égoïstes. Si chacun aidait les autres, le monde irait mieux. Chacun peut aider les autres – accueillir un voyageur en couchsurfing, donner son temps à une association… Si chacun faisait cela, le monde serait bien plus vivable.
Et vous savez quoi ? Le monde vous le rendra. En aidant les autres, vous vous créez un réseau d’amitié, les autres vous aident, vous trouvez plus facilement un emploi… En aidant des blogueurs à progresser, ils m’ont mis en contact avec des annonceurs qui m’ont payé mon voyage en Italie cet été

Gilles : « De mon point de vue tu as réussi sur le Web dans ton
créneau, peux tu donner 5 conseils à un débutant qui se lance ? »

Martin :
1) Ne faites pas un site pour l’argent, car ça prend du temps (6 mois, 1 an, ou plus… ou jamais). Vous vous démotiverez avant. c’est plus rapide d’en gagner en bossant à Mc Donald’s.
2) Écrivez sur un sujet qui vous passionne. Vous vous occuperez de façon intelligente, et aurez l’impression de gagner de l’argent en vous amusant.
3) Anticipez. Les revenus d’aujourd’hui sont les fruits du travail d’hier. Le travail d’aujourd’hui est le revenu de demain. Voyez long-terme
4)Si vous voulez gagner pas mal avec votre site, renseignez vous avant de créer votre site sur les bonnes thématiques, les façons de monétiser pour vous créer une feuille de route dès le départ. Vous gagnerez du temps. Et n’oubliez pas que la rémunération n’est qu’une partie du plaisir de bloguer. Rencontrer des gens, développer son réseau de relations, avoir une carte de visites, savoir qu’on est lu, c’est très plaisant.
5) Positivez. Si vous vous plantez, relevez-vous. 80% de mes articles ne marchent pas, 80% de ce que j’essaie plante. C’est normal de se planter, chaque échec vous rapproche du succès. « Avec 5 cannes à pêche, vous êtes statistiquement certain qu’une attrapera un poisson. »

Gilles : « Comment te situerais tu par rapport à l’ensemble des web
entrepreneurs du Web ?

Martin : Comme un vieux de la vieille. Non sérieusement, je ne sais pas trop… Je bosse à mon rythme sur ce qui me semble intéressant pour moi et pour le visiteur et cherche à progresser. Je ne cherche pas à devenir millionnaire en vendant du rêve, simplement à me faire ma place au soleil petit à petit.

Gilles : « Quels sont tes ambitions à présent ?

Martin : Faire un tour du monde. Je le pourrai maintenant sans économie grâce à mes revenus du web à condition que je continue de bloguer en voyage… Pas évident.
Mais siroter des mojitos sous les cocotiers m’ennuieraient franchement. Sinon je rêverai avoir mon brevet de plongée, savoir piloter un avion… Je le ferai un jour, en 2012 sans doute pour la plongée.
Je souhaite publier mon roman (330 pages). Je serai heureux de le voir dans les bacs de la FNAC.
Je souhaite également développer mes revenus web pour financer de nouvelles créations d’entreprises sans avoir à emprunter auprès des banques. J’ai des projets innovants, principalement dans le domaine de l’ultra-low-cost (hôtel à moins de 20 euros la nuit, restaurant italien où les pâtes sont servies gratuitement…) et du développement durable.
Idéalement si j’étais très riche, je créerai ma propre fondation humanitaire. Plutôt que d’aider les populations, je préfèrerai investir de façon durable : électrifier des villages reculés, faire des microcrédits aux entrepreneurs sans le sou… De quoi faire du business et pouvoir réinvestir dans de nouveaux projets.
Bref, je bosse, j’économise, je voyage beaucoup… Je croque la vie à pleine dent.

{ 12 comments… add one }
  • Seby 9 octobre 2011, 19 07 06 100610

    Merci pour cet interview très instructif et très motivant.

  • Jean-Philippe from Révolution personnelle 9 octobre 2011, 19 07 24 102410

    Je suis impressionné par la vision altruiste et l’attitude modeste de Martin. Ce qu’il a réalisé jusqu’à maintenant est très beau et n’est sans doute que le début d’un belle histoire. Ça me fait plaisir de lire des interviews comme cela, avec des personnes qui parlent comme de vrais êtres humains.

    Bonne continuation Martin et merci à toi Gilles pour cette conversation très inspirante. 🙂

  • Jim 9 octobre 2011, 19 07 43 104310

    Super interview!

    Il a de l’ambition mais en même temps il a les pieds sur terre, et reste ouverts aux autres.

  • Martin 10 octobre 2011, 17 05 58 105810

    @ Seby: Merci 🙂

    @ Jean-Philippe: Merci aussi. Pour être honnête, toutes les réponses ont été écrites spontanément, en moins d’une demi-heure. Je préfèrere dire ce que je pense que ne parler qu’en langue de marketeux pour vendre un quelconque projet…

    PS: Je pourrai proposer ton livre sur mon blog ou vice et versa?

    @Jim: Merci à toi. Je pense que crise ou pas, il y a plein d’opportunités à ceux qui savent les saisir. j’en parlerai dans un article, mais j’avais rencontré un SDF qui gagnait 50-100 dollars chaque samedi matin… en récoltant les canettes de bière en aluminium vide qu’avaient bues le vendredi soir les 400 résidents de mon complexe… qu’il revendait ensuite a une usine de recyclage.

    Bref, en se bougeant, il y a des opportunités. Mais je n’aime pas le principe « progresser en écrasant les autres », je préfère faire mon trou tout en aidant les autres (ou au minimum sans leur nuire).

  • Jean-Philippe 10 octobre 2011, 18 06 19 101910

    @Martin Ce sera avec plaisir. 🙂

  • DavidB_iRiche.com 10 octobre 2011, 23 11 59 105910

    >>>Je ne cherche pas à devenir millionnaire en vendant du rêve,

    Rien que ça déjà est très différent de la majorité des gens qui bloguent, c’est pour ça qu’on l’aime le petit Martin 😉

  • Martin 11 octobre 2011, 0 12 36 103610

    Merci à toi David 🙂

    Le truc, c’est qu’il y a des gens très doués qui réussissent dans la vie dans tous les cas mais aussi beaucoup de personnes qui n’ont soit pas les compétences, pas la mentalité ou la volonté de réussir. Donc vendre du rêve au fond ne me gêne pas, mais il est naïf de penser qu’on réussit comme cela d’un coup de baguette magique.

    Si je pense avoir relativement réussi (et c’est quoi la réussite), c’est aussi car j’ai eu la chance d’être né en France, dans une famille de profs qui m’ont poussé, avoir des modèles de réussite autour de moi et du bagout (un peu de chance aussi), et des rencontres intéressantes.

    Ayant pu écouter Guy Roux, Jacques Marseille, Bob Mc Donald, Nicolas Vanier, Arnaud Mulliez ou encore Bill Clinton, je me suis rendu compte qu’ils étaient des hommes comme tout le monde et donc que tout le monde peut réussir (ce qui ne veut pas dire que tout le monde réussira) et essaie de m’en donner les moyens 🙂

  • Tan 14 octobre 2011, 8 08 56 105610

    Vraiment incroyable cet interview. Sur la durée, le nombre de sites Web créés est impressionnant. J’ai été faire un tour sur le réseau et je suis bluffé. Combien de temps tout ce travail a t-il pris ? Je pense que peu de gens peuvent maintenir une telle motivation surtout sur des années et alors que ça rapporte rien. Pour ma part je ne ferais jamais ça dans mon temps libre car j’en ai trop peu. Je préfère essaye de trouver un job qui paie mieux et faire des économies pour assurer mon indépendance financière future (le thème du blog non ?).

    Il faut être un passionné, c’est que j’ai senti dans cet interview. Je me demande encore aussi comment on peut gagner un SMIC avec des sites, juste en mettant un peu de publicité ?

    A part ça, j’aime bien la vision véhiculée par Martin sur la partie sens de la vie : voyages et générosité.

  • Martin 17 octobre 2011, 11 11 07 100710

    Merci Tan 😉

    Beaucoup de temps, mais pas tant que ça pour autant. Tu sais, passer ne serait-ce que 2-3 h/jour en moyenne depuis 5 ans (3/5 heures/jour maintenant, mais moins avant) dont les 3/4 pour de la rédaction de contenu signifie que j’ai passé 2 400 à 3 600 heures pour de la rédaction d’articles. Soit 3000-5000 articles à peu pres.

    Cela semble énorme, pour autant, bien des gens passent plus de temps à regarder la TV…et sur le long terme, c’est payant puisque les articles sont atemporels, nécessitant juste une mise à jour de temps en temps 🙂 Je fais comme les gens qui regardent la TV. Sauf que je suis payé à faire ce que j’aime vu que mon boulot est à 80% plaisant (en dehors du référencement, du débuguage…)

    Enfin, étant étudiant à l’époque, gagner ne serait-ce que 200€/mois = 2400€ = pas a travailler au SMIC en été et vacances à l’étranger à la place. Ca motive énormément surtout que 200€/mois en étant étudiant, cela semble beaucoup.

    Apres dans la vie, a chacun de trouver sa voie. Ma voie n’est pas forcément ta voie, tant que tu es heureux dans tes choix c’est l’essentiel non?

    Quand aux revenus, je t’invite à lire mon blog http://www.candix.fr (et à me contacter éventuellement depuis le formulaire de contact sur ce blog). Et publicité, articles sponsorisés, sponsoring par des tour operators, je diversifie les sites et les sources de contenu. Pour info, je dépasse même le salaire médian depuis quelques mois avec mes sites 🙂 mais j’ai 2500 visiteurs uniques/jour en ce moment…

    Enfin, merci pour ton dernier point, je me dis qu’on n’a qu’une vie (ce qui renvoie aux choix de vie, de religion, de développement personnel…) et souhaite vivre intensément le moment présent. Pour moi c’est les voyages et les rencontres. Quand à la générosité, cela fait plaisir et rend les gens heureux autour de nous. Apres, je ne suis pas adepte de « trop bon trop c** » mais je pense sincèrement que les gens biens attirent les gens biens et inversement 🙂

    Bonne semaine à toi et merci pour ton commentaire 🙂

  • fabrice 20 octobre 2011, 21 09 42 104210

    J’aime bien aussi, forcément, l’approche de Martin.

    Cela change des web-entrepreneurs qui ont surtout une visions financière de la vie, et qui, franchement manque de philo parfois…
    Sans parler des vendeurs de rêves et des pratiques peu éthiques…

    Changes pas!

  • Martin 20 octobre 2011, 22 10 48 104810

    Merci 🙂

    Bon cela ne m’empêche pas de monétiser et de vouloir mieux gagner, mais après ce n’est pas la finalité non plus…

  • Tommy 26 février 2012, 14 02 57 02572

    Bon beh ca fait beaucoup de projets tout ca 🙂

    C’est bien en tout cas, t’as l’air de te faire plaisir. Des bons conseils sur la création de sites web. D’ailleurs Gilles cet article est bien optimisé niveau référencement – la création de sites web, ca paye 😉

Leave a Comment

This site uses KeywordLuv. Enter YourName@YourKeywords in the Name field to take advantage.

*

Next post:

Previous post: