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Les trois clés de l’indépendance financière

L’indépendance financière est un prérequis à la liberté, car l’on n’est plus dépendant d’un travail salarié que l’on ne contrôle pas toujours vraiment. Atteindre l’indépendance financière n’est toutefois pas simple, et doit se faire sur la durée. Il est à noter encore une fois que l’indépendance financière dépend de chaque individu, de son mode de vie et de ses aspirations. Ma vision personnelle de l’indépendance financière m’a permis d’isoler trois actions très importantes à mener rapidement :

  • Se créer plusieurs sources de revenus
    • La création de diverses sources de revenus entraine une dépendance moindre au travail  (salarié) et surtout une prise de conscience que l’on peut gagner de l’argent autrement que par son travail « principal ». Souvent la plupart des gens se demandent ce qu’il ferait s’il perdait leur travail. Je me pose régulièrement cette question pour ne pas être pris au dépourvu. La position de salarié à temps plein n’est de ce point de vue pas si enviable, car elle entraine une dépendance totale vis à vis d’un seul employeur. Mener des actions simples comme donner des cours, gagner un peu d’argent sur internet, placer une partie de son épargne en bourse pour toucher des dividendes, trouver un travail d’appoint est important, non seulement pour avoir d’autres sources de revenus, mais aussi pour prendre confiance en soi, en ses capacités, et ce même les revenus sont peu élevés. Le plus gros drame, ce sont tous ces gens qui sont licenciés à 50 ans après un vie au service de leur entreprise et qui se sentent totalement désemparés face à un tel événement (pas de formation, pas de solution de secours, crédit en cours).

    Trois clés

  • Trouver des techniques pour dépenser moins
    • L’indépendance financière est intimement liée à nos modes de consommation. Il faut apprendre à dépenser moins. C’est plus facile à dire qu’à faire bien entendu, mais vivre dans un appartement plus petit ou en colocation en province peuvent constituer une solution au logement cher par exemple. Pour le reste, c’est vraiment de la prise de conscience de ses dépenses via l’établissement d’un budget et la recherche des bonnes affaires et des bonnes boutiques. Quand je me promène dans Paris et que je découvre au hasard d’une rue un magasin intéressant, je note l’adresse sur un morceau de papier. C’est ainsi que j’ai découvert un magasin qui vend des produits libanais (je sais j’aime bien la gastronomie libanaise) entre autres, à des prix défiants toute concurrence dans le 18ème.
  • Adopter un mode de vie simple
    • L’indépendance financière est intimement lié à notre mode de vie. Un mode de vie simple est un accélérateur terrible pour l’atteindre. Car la réduction des besoins (via un mode de vie centré sur l’essentiel) entraine généralement une réduction des dépenses, mais pas seulement. C’est un moyen de prendre conscience de ce qui nous rend vraiment heureux (la dernière voiture à la mode ou un moment précieux avec ses amis ou ses enfants ?). C’est la partie un peu philosophique de l’indépendance financière. Petite aparté, vie simple et réduction de dépenses ne sont pas forcément liés. Mais réfléchir sur sa vie permet de se motiver pour comprendre nos aspirations et de faire le nécessaire pour devenir financièrement indépendant.

Ces trois actions peuvent être menés immédiatement et ne nécessitent finalement que de la volonté pour commencer. Je décris ici ma vision qui est basée plutôt sur la réduction de la dépendance au système, mais il est possible d’atteindre l’indépendance financière en jouant juste l’augmentation de ses revenus via la gestion de sa carrière professionnelle ou la création d’une société. Cependant, on devrait tous se poser la question suivante : « Pourrais-je être indépendant financièrement avec 1100 euros par mois (presque un SMIC) de revenus passifs ? ». Se poser une telle question, nous entraine déjà à trouver des solutions auquel on n’aurait pas forcement pensé naturellement. De plus, vivre avec une telle somme peut permettre de se lancer dans une nouvelle activité et de « survivre » le temps nécessaire au succès. Bien entendu il est envisageable d’aspirer à un mode de vie plus « confortable », mais le chemin ne sera pas le même et sera sans doute plus long.

{ 8 comments… add one }
  • gunday 7 novembre 2011, 9 09 42 114211

    J’aime bien la répartition en 3 points.

    Mais créer un revenus passif suffisant est relativement long, surtout avec uniquement un revenus salariés.

  • Françoise Bayle 7 novembre 2011, 20 08 59 115911

    Bonjour,
    Je viens de trouver votre article qui correspond à ma recherche actuelle. Mon objectif est aussi l’indépendance financière, car j’ai 55 ans et je me dis que pour la retraite, c’est pas gagné, les 42 ans de cotisations, je les aurai dans 15 ans! Alors je m’informe à droite et à gauche pour essayer de trouver des idées. Varier ses sources de revenus et revoir ses dépenses à la baisse, c’est finalement une bonne idée. Je crois que l’avenir va nous demander d’être inventifs, et de cesser d’attendre que l’argent tombe régulièrement (salaire, retraite, allocations en tous genres…) il faudra de moins en moins compter sur notre système pour satisfaire nos besoins, et de plus en plus sur nous-mêmes. C’est un défi passionnant qui s’annonce…

  • Martin 9 novembre 2011, 9 09 53 115311

    Bonjour Gilles

    Je ne peux qu’etre d’accord avec toi, que j’évoque regulierement sur mon blog ou dans mon livre. Surtout dans la diversification des revenus. J’en parle dans « les petites ruisseaux font les grandes rivières ». Ravi de liure ton article, et bon libanais 🙂

    Martin

  • Martin 9 novembre 2011, 9 09 53 115311

    @ Gunday: En quoi le fait d’avoir des revenus salariés empeche d’avoir des revenus alternatifs? Manque de temps?

  • gunday 9 novembre 2011, 10 10 19 111911

    Martin, relis correctement : je disais pour une personne sans apport, avec uniquement son salaire, c’est très long d’arriver à obtenir un second salaire avec des revenus passifs (j’ai pas dit alternatifs)

  • alexandre 9 novembre 2011, 18 06 52 115211

    Hello Gilles,

    Assez d’accord avec le fond de l’article, et la forme me plait aussi. Je crois cependant qu’il y a toujours un juste milieu à trouver entre économies et le fait qu’il faut savoir se faire plaisir de temps à autre, sinon c’est un petit peu comme les régimes alimentaires, tu craques.

    Pour le reste, se créer des revenus alternatifs me parait toujours aussi difficile avec des salaires avoisinant le SMIC ou tout juste supérieurs à ce minima (et je parle en connaissance de cause puisqu’il y a quelques années, j’étais dans ce cas). Il y a aussi un côté mental à travailler pour augmenter ses revenus et se soumettre à ces bonnes habitudes en terme de consommation.

    amitiés
    alex

  • Gilles from Objectifs Liberté 10 novembre 2011, 6 06 40 114011

    @Gunday :

    La première clé, c’est de se créer des revenus « alternatifs », pas forcement passifs. L’idée, c’est de se prouver que l’on peut gagner un peu d’argent autrement que par son travail principal et de mettre ce surplus de coté. Et la tout est envisageable : écrire un livre, tondre la pelouse du voisin, vendre des gâteaux, donner des cours de maths … Le revenu passif bien sur c’est le Graal mais pour l’atteindre c’est autre chose. Le plus simple c’est d’épargner et de placer son argent : livret, actions, SCPI, locatif. Cela se fait sur la durée.

    @Martin :

    Le fait d’être salarié n’empêche pas de se créer des revenus alternatifs si l’on respecte son contrat de travail (attention à ce point). Toi tu as un cas sympa de revenus alternatifs (pas complètement passifs) avec tes sites.

    @Françoise :

    Tu as raison, la retraite est morte mais nos dirigeants ne veulent pas nous le dire. Le système par répartition est un système d’après guerre qui dans notre contexte ne fonctionne plus. Il faut essayer de se constituer notre futur retraite (tout le monde n’y arrivera pas …) en étant inventif c’est sur. Je ne sais pas si c’est un challenge mais c’est une nécessité. Sur ce sujet d’ailleurs, la France (mais en fait les français) est un triste pays puisque la retraite est lointaine mais on ne fait pas confiance aux gens de plus de 50 ans, donc pas le choix : avoir une activité indépendante ou quitter le pays après un certain age.

    @Alexandre :

    Si tu es au SMIC en effet il faut pas se le cacher, c’est quasi impossible d’économiser dans le contexte actuelle avec des prix de l’immobilier très haut. Par contre je ne vois pas en quoi être au SMIC empêche de se créer des revenus alternatifs, bien au contraire. L’envie est la et on dispose de plus de temps qu’un cadre car les emplois au SMIC sont au 35 heures (et pas 50 heures comme un cadre). Niveau dépenses/revenus il faut trouver un équilibre c’est certain à moins d’économiser pour constituer un capital pour ses enfants (noble cause et forme de sacrifice).

  • Louch from Colocation-étudiante 12 avril 2016, 16 04 53 04534

    Quand on est étudiant, on a très vite tendance à être dépendant financement. Il m’est arrivé d’avoir des stages rémunérés et même si cela n’était pas beaucoup (environ 500€/mois) cela me soulageait vraiment. Je vivais le plus simplement possible (pas d’achats inutiles, juste le strict minimum) et j’ai ainsi pu me faire des petits plaisir (chose qui n’arrive pas souvent quand on est étudiant et qu’on n’a pas d’argent).

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