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Agir pour mieux vivre ensemble

Depuis plusieurs années, la plupart des citoyens estiment que la France manque de cap et d’une vision suffisamment forte et transformatrice pour sortir de la crise et engager la nation vers un développement plus durable et équitable.

Je dois avouer que je partage cette opinion tout en m’interrogeant sur notre coresponsabilité collective dans cet état de régression économique, humaine et écologique.

J’ai du mal à imaginer que nos hommes politiques soient en manque de vision. Tout comme eux, nous sommes tous capables de faire preuve d’une grande créativité quand il s’agit de refaire le monde, surtout à table autour d’un bon repas.

J’en déduis que notre frein essentiel au changement , ne se situe pas dans le manque de vision mais plutôt dans notre manque de volonté à modifier nos habitudes et dans notre résistance à accepter l’évolution de nos acquis et de nos possibles. Malgré un désir sincère de changement, nous préférons changer sans bouger, en d’autres mots pratiquer l’immobilisme en mouvement.

Il est urgent de prendre conscience que nous sommes tous acteurs et coresponsables du système dans lequel nous évoluons. Même isolé, nous restons cette goutte d’eau qui peut changer la face du monde. En réalité, notre peur d’un futur imposé et d’un manque fantasmé nous amènent à bloquer notre système, puis à chercher des boucs émissaires pour en assumer le dysfonctionnement.

Main dans la main solidaire

Le manque de courage se situe donc dans tous les camps, qui sous couvert de se protéger, empêche notre modèle de se réformer jusqu’à l’implosion de celui-ci.

Nous tournons en rond sans pour autant valoriser une économie circulaire qui nous permettrait sans doute de trouver des orientations constructives à notre sortie de crise.

De par nature, l’individu à peur d’un futur imposé mais est capable de s’engager dans un avenir co-construit. Plusieurs structures comme la fondation Nicolas Hulot, l’association Colibris ou encore la société Human Smart Community prônent l’action locale et le citoyen acteur. Et si l’espoir venait du local et du développement d’une économie du partage source de pouvoir d’achat, de liens sociaux, et de comportements écologiques. Et si nous nous mettions en marche tous ensemble pour créer une vision orientée sur le partage, le respect des individus et de notre environnement, sur le droit à l’éducation et au travail. Une vision qui soit non partisane, non communautariste, non lutte des classes mais orientée sur la construction d’un mieux vivre ensemble.

Au delà des mots la question qui se pose à nous est de savoir si nous sommes prêts à accepter un changement qui de facto nous demandera le désapprentissage de certains de nos acquis pour un mieux être à venir? La nature humaine est telle que nous préférons la certitude d’un monde dépassé mais connu à l’incertitude d’un monde meilleur à créer mais par définition incertain.

Il y a sans doute une voie intermédiaire dans laquelle nous pouvons agir pour mieux vivre ensemble. C’est celle de la consommation collaborative. Une forme d’économie du partage et circulaire dans laquelle l’homme a toute sa place en tant qu’acteur. Il peut en être localement l’auteur et nationalement l’investigateur. Plutôt que d’attendre que l’état en crée les conditions il peut créer les conditions pour que l’état en devienne l’accompagnateur.

La plateforme monECOCITY œuvre dans ce sens ainsi que d’autres acteurs du secteur. Elle propose une démarche locale, globale, animée par des structures locales motivées et engagées. la réussite de ces démarches dépend maintenant de ceux qui désirent le changement et de leur capacité à donner sans recevoir dans l’immédiat. C’est ce que nous appelons dans le jargon du développement personnel mettre en œuvre une posture gagnant-gagnant. A nous maintenant d’agir ensemble pour construire un monde meilleur pour tous et pour notre environnement.

Francis Karolewicz, créateur de Moneocity et de Fmk Consulting ,auteur du guide gratuit pratique et solidaire du « Vivre mieux ensemble en dépensant moins » permettant de pouvoir économiser selon les situations entre 5 et 10% de ses dépenses annuelles et de créer du lien social favorisant cet aspect mieux vivre.

{ 13 comments… add one }
  • Franck 2 janvier 2014, 18 06 01 01011

    Je suis tout a fait d’accord avec toi sur le fait que nous pratiquons « l’immobilisme en mouvement », les gens veulent du changement mais n’agissent pas souvent… Il faut être acteur dans la société dans laquelle nous vivons, avec internet il est devenu possible que nos actes sont même plus qu’une « goutte d’eau »!
    J’aime beaucoup ta façon de penser, je vais aller voir monECOCITY c’est très intéressant comme plate-forme!

  • Enzo Dubois 2 janvier 2014, 22 10 19 01191

    Moi aussi je suis tout à fait d’accord avec toi. Je pense qu’on est tous d’accord pour dire qu’il faut changer mais peu de gens sont réellement prêts à faire le pas… Il faut que nous reprenions le contrôle de nos vies et de notre environnement !

  • pacome 3 janvier 2014, 11 11 33 01331

    Vivant au Maroc depuis qlq années maintenant, j’ai pu remarquer que ce pays était en train d’opérer un changement important dans son avenir. Longtemps resté une terre peu ouverte sur l’exterieur (ce qui est paradoxal, vu sa position), les marocains s’ouvrent de plus en plus. Et de plus est, j’habite dans une villa de luxe rabat située dans une résidence appelé Plage des Nations. Tout est dans le nom : cette splendide résidence a le mérite de rassembler des familles de différentes origines, aussi bien marocaines qu’étrangères. Et tout se passe très bien, en tout cas pour l’instant. Il y a qlq années en arrières, qui l’aurait cru ? comme quoi, le « Vivre ensemble » n’est pas une alternative, mais une nécessité pour un meilleur lendemain pour les générations à venir.

  • karolewicz 5 janvier 2014, 16 04 23 01231

    Merci pour vos commentaires. Le mieux vivre ensemble n’est pas une utopie mais un avenir meilleur possible pour tous. Comme dans tout changement il y a une phase de déséquilibre qui fait d’autant plus peur si celui-ci nous ait imposé. Il faut donc en devenir un artisan et participer à sa construction. Plus facile à dire qu’à faire! monECOCITY est une tentative dans ce sens. Le pouvoir et l’action sont dans les mains des acteurs locaux. La force résidera dans l’autonomie et l’interdépendance du réseau des pilotes. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous contacter. Bonne et belle année 2014 à tous. Francis K

  • Rakabulle 20 janvier 2014, 16 04 26 01261

    J’adore ta façon de penser, il est évident que si nous voulons vraiment faire bouger les choses il faut agir. Etre passif et prétendre à une amélioration quelconque serait une utopie. Merci en tout cas pour ce texte très bien écrit.

  • Michael 11 février 2014, 16 04 36 02362

    Personnellement, je suis allé en Islande et j’ai pu constater un changement radicale entre nos deux nations (Ecologie, Modele sociétal, éducation…).
    Pour rappel, l’Islande à subit la crise de plein fouet en 2008 et fait désormais parmit de la petites listes des pays modèles l’ayant vaincu.
    Certes, comparer un pays tel que la France à cette petite île nordique est assez disproportionné, mais je pense que calquer les grandes mesures qui ont permis à l’islande de se sortir de cette crise nous permettrait d’avoir une trame à suivre…

  • erwan 12 février 2014, 19 07 57 02572

    Cela peut paraitre paradoxal mais je pense que dans quelques années internet va permettre le retour des commerces de « proximités ». C’est déjà un peu le cas avec toutes les livraisons de fruits et légumes en panier que vous pouvez commander via internet. De plus en plus de personnes vont ouvrir leur boutique et prendre des parts de marchés aux hyper ou gros site web avec cette notion de proximité. Bon, d’accord, il y a encore du boulot…

  • symetrie 14 février 2014, 0 12 59 02592

    C’est pas scandaleux de produire à un bout de la planete, consommer à l’autre bout, puis recycler encore à un autre endroit de la planète .. si ! on est tous d’accord. Il faut faire de l’economie locale, dit plus abruptement du patriotisme économique. Seulement voilà, nos dirigeants ne veulent pas car ils sont signé (et nous ont imposé au passage) l’ultra liberalisme, la libre concurrence.. c’est le progres disent-ils.
    Dumping social, esclavagisme des enfants en Chine et ailleurs .. tout ca pour produire moins cher. Mais ils ne veulent pas remettre en cause le système mondialiste donc .. je ne vois pas d’issu au problème.

  • Alidah 17 février 2014, 8 08 31 02312

    Les informations sont très utiles,il est important d’agir dans des circonstances pour que la vie en société soit plus vivable,comme dans une entreprise,cela se peut aussi en suivant une formation avec un coach par exemple

  • karolewicz 17 février 2014, 14 02 25 02252

    Nous pouvons nous indigner face à l’impuissance de nos gouvernants. Mais quoi dire concernant notre propre immobilisme, notre dogmatisme, notre individualisme…La dynamique locale et cette économique du partage positionnent chaque consommateur-citoyen comme un acteur de son devenir et un contrepoids à la mondialisation. Faut-il qu’il en est envie et qu’il soit capable de modifier ses habitudes, ses routines de fonctionnement. Pour ma part, j’ai créé monECOCITY (www.monecocity.fr) une plateforme locale collaborative. Je suis un entrepreneur de l’ESS. Je cherche des adhérents qui postent leurs annonces collaboratives, et pas uniquement sur le boncoin, et la fasse vive au niveau de leur territoire. Je cherche des personnes pour animer cette plateforme en local intégrant un réseau de pilotes locaux autofinancé à terme par le dispositif. Après un an d’existence, j’avoue que le constat est plutôt décourageant. Grâce aux deux pilotes actuels à Nantes avec Gaelle et Hervé à Villeneuve sur lot engagés avec moi sur ce projet, l’aventure continue. Voilà un moyen de passer à l’action. les volontaires sont les bienvenus. FK

  • elmer 19 février 2014, 12 12 12 02122

    Nos gouvernants maintiennent ce système car il leur profit financièrement. Ceux parmi nous qui ont un bien immobilier et des actions veulent maintenir ce système car il leur profite financièrement. Devant ce bouclier, il faut soit baisser son froc soit remettre la guillotine en place.

  • karolewicz 20 février 2014, 8 08 46 02462

    Il est vrai que les 4/5 de la population ne veulent pas vraiment une transformation du système. Bien au contraire, ils recherchent le maintien de leurs acquis voire leur développement. Faut-il pour autant leur couper la tête ou les pointer du doigt? pour ma part, il y a d’autres alternatives, notamment celle de devenir un acteur d’une société à réinventer.

  • David from EtreUnRenard 13 octobre 2015, 19 07 37 103710

    Tant qu’il n’y aura pas d’intérêt commun au changement, alors il sera difficile de mettre en places des réformes significatives.

    L’exemple le plus probant est le réchauffement climatique. Sans impact individuel de l’augmentation de la température, aucune mesure significative ne verra le jour !

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