≡ Menu

Agir, une des clés du succès

L’action (réfléchie) bat toujours l’inaction. C’est pourquoi, les titres des articles de ce  blog commencent presque toujours par un verbe incitant à l’action. Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué mais c’est calculé ! J’essaie toujours dans chaque article de donner des éléments qui permettent d’agir sur l’esprit (attitude, comportement, connaissances, …) ou sur la matière (achats, investissements, …). C’est aussi une façon de me motiver, car j’écris aussi dans le but de m’améliorer, et je partage ces expériences avec vous.

L’exemple le plus frappant d’inaction concerne l’évolution professionnelle des salariés que j’observe tous les ans en entreprise. Combien se plaignent de ne pas évoluer alors qu’ils ne demandent rien lors de leurs entretiens annuels d’évaluation. Si vous ne demandez rien, vous avez toute les chances qu’on ne vous donne rien. Demander, c’est aussi agir ! Après on peut souhaiter ne pas évoluer professionnellement pour se consacrer à d’autres choses en priorité, mais inutile de se plaindre alors. Idem quand vous souhaitez obtenir une remise sur un produit ou un service, il faut le demander. Aucun vendeur ne vous fera de réduction juste pour vos beaux yeux à priori.

Agir, c’est au moins se donner la possibilité d’influencer son destin et non de le subir. Même en cas d’échec, on peut toujours en tirer quelque chose de profitable. Cela s’appelle l’expérience. L’échec en soi n’est pas si grave, s’il ne laisse pas de grosses séquelles financières ou physiques. Mais en France, il y a un état d’esprit général qui n’est pas franchement positif et les gens ont souvent tendance à projeter leurs peurs sur vous. Je reprendrais à mon compte une phrase célèbre de Jask Welch, ancien PDG de Général Electric : « Contrôles ton destin ou quelqu’un d’autre le fera à ta place ».

Les gens ne se rendent d’ailleurs pas compte qu’ils n’agissent pas et parlent de ceux qui réussissent en disant qu’ils ont de la chance ou du temps, la politique de l’autruche en quelque sorte. C’est pourquoi, il n’est pas toujours facile ou même pertinent de parler de vos projets autour de vous sans risquer de se prendre une salve de critiques. J’en avais parlé dans un article sur les relations toxiques. Il est important donc savoir bien s’entourer et préférer la compagnie de ceux qui partagent votre état d’esprit.

Boutton action

Concernant l’argent par exemple, la plupart des gens ne font rien et attendent que le miracle vienne tout seul. A part acheter leur résidence principale (souvent trop chère)et mettre leur épargne sur des comptes bancaires … Agir demande des compétences et de la disponibilité. Or il est bien plus facile de s’allonger dans le canapé à regarder des émissions de télévision abrutissantes que se prendre en main

Si je reviens sur un investissement qui aujourd’hui est en mode automatique, l’achat de parts de SCPI à crédit, je peux vous dire que tout n’a pas été facile. Cela m’a demandé de gros effort pour comprendre le mécanisme de l’immobilier d’entreprise, examiner le marché de la vente de bureaux à Paris et ailleurs en France, d’obtenir les prêts, et en amont de calculer la rentabilité pour voir si je pouvais me permettre de tels emprunts. En plus, alors que j’avais monté un dossier de prêt, une grève de la banque a retardé l’acceptation du prêt et l’ouverture au capital de la SCPI s’est clôturée avant l’acceptation; pas mal de travail pour rien donc. Des efforts, du temps et du stress aussi ont été nécessaire pour aboutir à ces achats qui sont plutôt une bon investissement sur le long terme en phase de constitution de patrimoine.

J’agis toujours même si je suis lent à l’action, car je suis quelqu’un de prudent. L’expérience m’a montré qu’une grosse erreur peut être fatale. Ceux qui font aujourd’hui des crédits pour acheter leurs résidences principales sur 20/25 ans à la limite de leur capacité d’endettement alors que le marché du travail est mauvais pourrait bien se retrouver sinon ruiné, dans de grosses difficulté financière. Être actif et positif ne doit pas empêcher de regarder la réalité en face.

Agir se révèle donc positif si l’action est précédé d’une phase d’étude et de réflexion, car je sais par expérience que si l’on ne fait rien on n’obtient rien.

{ 6 comments… add one }
  • DavidB_iRiche.com 7 novembre 2012, 16 04 22 112211

    hello Gilles,
    tu as raison sur un point c’est que si on n’agit pas il ne se passe rien ou du moins rien que l’on ait choisi.
    Maintenant je reconnais qu’aujourd’hui, étant donné le nombre de sources de décision incalculables qui nous submergent, il faut vraiment avoir les bonnes connaissances ou les bonnes sources pour se lancer dans des projets un peu complexes.
    Et la profusion et le changement ininterrompus des règles du jeu dans ce pays ne favorisent pas vraiment la décision.

  • Gilles from Objectifs Liberté 8 novembre 2012, 7 07 34 113411

    @DavidB :

    On ne peut être que d’accord : pas d’action, pas de résultats. Par contre ce que tu soulignes est exacte : on a énormément de sources d’information et « Trop d’information tue l’information ». Mais tout de même je trouve qu’aujourd’hui grâce à tout ce qui se trouve gratuitement sur internet on apprend beaucoup de choses. D’ailleurs la grande majorité considère (à tort) qu’il est normal que tout soit gratuit sur internet. Par exemple je me souviens sur un forum d’informatique la réaction agressive d’un internaute qui n’avait pas eu de réponse à la question qu’il avait posé dans un forum technique.

    L’autre point que tu évoques et j’en avais parlé dans un article où l’on sentait une pointe de découragement, c’est le changement incessant de lois concernant les taxes sur les investissements dans ce pays. Que l’on paie de impôts c’est normal mais que l’état change chaque année les lois sur ce sujet est très déroutant. Quand on investit il faut donc agir en ayant ce paramètre en tête et en particulier ne pas compter sur des avantages fiscaux qui risquent de disparaitre.

  • Christian 15 novembre 2012, 23 11 55 115511

    C’est l’individualisme qui tue, il n’y a pas de honte à communiquer, et à échanger des informations.
    Tout comme un bébé qui apprendrait à marcher, je ne suis pas certain que si il n’avait pas d’exemples autour de lui, il aurait l’initiative d »apprendre à se tenir debout !
    Personnellement j’aime beaucoup observer ceux qui ont réussi dans la société, dans leur activité personnelle et professionnelle, savoir comment ils se sont entourés pour réussir .
    La vie est un échange de compétences, avec les temps difficiles que nous rencontrons peut-être que les mentalités vont changer.

  • Mathieu 17 novembre 2012, 12 12 06 110611

    Salut Gilles,

    Il y a même un concept autour de ce principe pour la création d’entreprise. Le lean start up.

    L’idée s’est se lancer au plus vite avec un produit ou service à l’état brut, puis en échangeant avec des personnes, pivoter progressivement jusqu’à trouver le produit ou service qui répond aux attentes. C’est un peu de l’étude action. Je te l’ai vite résumé mais il y a une méthode assez poussée.

    A+

    Mathieu

  • Martin from Blog Chine 20 novembre 2012, 17 05 48 114811

    En effet, c’est une méthode que j’utilise plus ou moins avec mes blogs, et que de nombreuses boites meme grosses comme Google utilisent (les versions betas)

  • Vincent 25 novembre 2012, 20 08 49 114911

    Bonsoir,

    La dernière phrase est vraiment très juste :

    « Agir se révèle donc positif si l’action est précédé d’une phase d’étude et de réflexion, car je sais par expérience que si l’on ne fait rien on n’obtient rien. »

    Et oui, il est malheureux que l’échec soit vraiment perçu comme quelquechose de négatif.

    En fait, il est possible que le plus dur soit aussi de reconnaître quand une action va échouer, au lieu de s’entêter dans une direction alors que ce n’est pas la bonne, ou alors que ce n’est pas le bon moment. Et se savoir dans cet état est très dur, car on n’admet pas qu’on puisse échouer même si on y a mis beaucoup d’énergie et de temps.
    C’est pour ça que savoir « rebondir », « changer de cap », … sont aussi des notions importantes qu’on devrait acquérir. En clair, transformer un échec en expérience.

    Par contre, j’avoue avoir un peu peur de la méthode Lean : si c’est l’équivalent du « développement agile » en informatique, vu ce que ça donne dans la plupart des cas (produits pas finis, bâclés, perte d’argent et de temps), gloups !

    En tout cas, merci pour l’exemple des SCPI, et de l’article lié, c’est très édifiant.

    Vincent

Leave a Comment

This site uses KeywordLuv. Enter YourName@YourKeywords in the Name field to take advantage.

*